Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418693(TA95-2418693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du ministre de l’intérieur du 28 novembre 2024 retirant 4 points de son permis de conduire. Le ministre a fait valoir que le retrait litigieux avait été supprimé du dossier du requérant, ce qui a conduit la présidente de la 3ème chambre à inviter M. A à confirmer le maintien de ses conclusions, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d’office du requérant, conformément à cet article, et a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA95-2418615(TA95-2418615)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder un titre de séjour pour admission exceptionnelle. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour, présentée par voie postale, était irrégulière car elle méconnaissait l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508829(TA95-2508829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 27 juin 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant la mesure sollicitée sans utilité. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2412818(TA95-2412818)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Fermetures Moratin. Celle-ci réclamait le paiement de factures impayées et des intérêts moratoires afférents, dans le cadre de l'exécution d'un marché public de travaux conclu avec la commune de Montrouge. Le tribunal a estimé que la créance invoquée était sérieusement contestable, la commune soutenant que les travaux n'avaient pas été correctement exécutés et n'avaient pas fait l'objet d'une réception définitive. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
N° TA95-2509032(TA95-2509032)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait la délivrance sous 24 heures d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la menace de licenciement et la suspension du contrat de travail ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2509031(TA95-2509031)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en exécution d'un précédent jugement du 3 juillet 2024. Le juge estime que ces conclusions relèvent exclusivement de la procédure d'exécution des jugements prévue à l'article L. 911-4 du même code, et non du référé mesures utiles, qui présente un caractère subsidiaire. La requête est donc rejetée comme irrecevable.
N° TA95-2508992(TA95-2508992)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant philippin. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ayant contribué à sa situation irrégulière en déposant tardivement son dossier de renouvellement et ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans examen des moyens soulevés (défaut d'examen et atteinte à la vie privée et familiale).
N° TA95-2508937(TA95-2508937)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, membre d'une communauté des gens du voyage, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain privé à Roissy-en-France. Le juge a estimé que, compte tenu des risques graves pour la sécurité et la salubrité publiques liés à l'installation sans installations sanitaires ni branchements électriques conformes, le préfet n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (liberté d'aller et venir, vie privée et familiale). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de suspension, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence. Les textes appliqués sont l'article L. 521-2 du code de justice administrative et la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
N° TA95-2507962(TA95-2507962)
Cette requête, présentée devant le juge des référés du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, vise à obtenir une injonction à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine afin de délivrer à Mme B une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, voyager et bénéficier des droits sociaux. Le juge rejette la demande au motif que les mesures sollicitées font obstacle à l’exécution d’une décision administrative, à savoir les mentions restrictives de l’attestation déjà délivrée, et que la requérante ne démontre pas l’existence d’un péril grave justifiant une dérogation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2305650(TA95-2305650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par Mme D d’une opposition à une contrainte émise par la CAF du Val-d’Oise pour le recouvrement d’indu d’allocation de logement familiale, d’allocation de logement sociale, de prime de naissance et de prime d’activité. Le tribunal a relevé d’office son incompétence pour connaître de l’indu de prime de naissance, relevant du contentieux de la sécurité sociale et donc du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour le surplus, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie sur les codes de la sécurité sociale, de la construction et de l’habitation, et de justice administrative.
N° TA95-2413933(TA95-2413933)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre quatre retraits de points, car les points correspondants avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Pour les autres infractions, le requérant invoquait un défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route). Le tribunal a estimé que le paiement des amendes forfaitaires pour les infractions constatées par radar automatique établissait que l'administration avait rempli son obligation d'information, sauf preuve contraire non apportée par M. B. En conséquence, les moyens de légalité externe soulevés ont été jugés manifestement infondés, et la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2507871(TA95-2507871)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 27 février 2025 retirant quatre points du permis de conduire de M. B, entraînant sa perte de validité pour solde nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu des infractions graves et répétées commises par le requérant (excès de vitesse, franchissement de ligne continue, non-respect de feux rouges) et de l’absence de preuve d’une atteinte substantielle à son activité professionnelle. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois une urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’acte, cette dernière condition n’ayant pas été examinée. Les frais de justice ont été laissés à la charge du requérant.
N° TA95-2507586(TA95-2507586)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B, ressortissante péruvienne, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a justifié avoir mis à disposition de la requérante l'attestation sollicitée le 9 mai 2025, valable jusqu'au 8 août 2025. Constatant que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.
N° TA95-2507355(TA95-2507355)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence, dont la demande avait été classée sans suite pour incomplétude. Le juge a rejeté la requête, considérant que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution des décisions de classement sans suite, qui constituent des décisions administratives faisant grief, et que la requérante ne justifiait pas d'un péril grave nécessitant de passer outre. La solution retenue s'appuie sur les conditions restrictives de l'article L. 521-3, qui interdit au juge des référés d'ordonner des mesures entravant l'exécution d'une décision administrative, sauf en cas de péril grave non démontré en l'espèce.
N° TA95-2506755(TA95-2506755)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante philippine, afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Constatant que l'intéressée avait vainement tenté d'obtenir un rendez-vous à de nombreuses reprises entre juin 2024 et avril 2025, le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui communiquer une date de rendez-vous dans un délai déterminé, en application des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418585(TA95-2418585)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 25 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté comme irrecevable le recours amiable de M. A C tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en estimant que le requérant ne justifiait pas d’une résidence régulière, alors qu’il était titulaire d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour valide à la date de la décision, conformément à l’article R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation et à l’arrêté du 22 avril 2022. La solution retenue impose à la commission de réexaminer le fond de la demande, sans préjuger de l’appréciation de l’urgence ou du caractère prioritaire.
N° TA95-2417519(TA95-2417519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A contre le refus du président du conseil départemental du Val-d'Oise de lui délivrer la carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a appliqué les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l'attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a entendu le rapport de la magistrate désignée et a prononcé la clôture de l'instruction après l'audience publique.
N° TA95-2416885(TA95-2416885)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les pièces du dossier, notamment un certificat médical non circonstancié et l'absence d'éléments sur la durée du handicap, ne permettaient pas d'établir que Mme B remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
N° TA95-2416169(TA95-2416169)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. M. B invoquait l'insalubrité de son logement en raison d'infiltrations d'eau et de moisissures dangereuses pour la santé de sa famille. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique.
N° TA95-2414862(TA95-2414862)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment un certificat médical et un document d'évaluation, ne démontraient pas que la requérante remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En particulier, la nécessité d'un accompagnement systématique pour les déplacements extérieurs n'a pas été établie avec une certitude suffisante.