Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2508433(TA95-2508433)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, épouse B. Celle-ci demandait des mesures urgentes pour obtenir le renouvellement de sa carte de séjour, invoquant une atteinte à sa liberté de circuler et à son droit au travail. Le juge a d'abord rejeté comme irrecevable la demande de délivrance d'un titre de séjour, excédant sa compétence. Surtout, il a estimé que l'empêchement de se rendre à Tunis le 22 mai 2025 ne caractérisait pas une situation d'extrême urgence justifiant l'intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures.
N° TA95-2418218(TA95-2418218)
Ce litige concerne la contestation par Mme A de la décision du recteur de l'académie de Versailles lui notifiant la perte du bénéfice du concours de recrutement de professeurs des écoles et sa radiation de la liste principale. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi de la requête, s'est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a jugé que la compétence revenait au tribunal du lieu d'affectation de l'agent, soit le département de l'Essonne. Par conséquent, l'affaire a été transmise au Tribunal administratif de Versailles.
N° TA95-2418258(TA95-2418258)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une injonction à France Travail de financer sa formation de biographe hospitalier. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait que des conclusions à fin d’injonction, ce qui n’est pas recevable en excès de pouvoir. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503934(TA95-2503934)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant togolais, contestant un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Saisi en excès de pouvoir, le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 422-1 et L. 423-1 du CESEDA était insuffisamment précis et non assorti de faits susceptibles de le soutenir. De même, le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, les éléments fournis (contrat de travail et bulletins de salaire) étant insuffisants pour démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2508790(TA95-2508790)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer sans délai à Mme B, ressortissante marocaine et parent d'enfant français, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante justifiait d'une urgence particulière, son contrat de travail étant menacé de rupture à très court terme. L'absence de tout document attestant de la régularité de son séjour a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travail et de circulation. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2504030(TA95-2504030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante indienne, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a d'abord écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que les éléments invoqués par la requérante (présence en France depuis 2018 avec son époux et son enfant scolarisé, problèmes de santé) étaient insuffisants pour caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2504124(TA95-2504124)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas assorti de précisions suffisantes. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2508896(TA95-2508896)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Sartrouville (Yvelines) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2508732(TA95-2508732)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son expulsion. Le juge a estimé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, compte tenu du nombre très important de condamnations pénales de l'intéressé et du risque de récidive. La décision s'appuie sur les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418420(TA95-2418420)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête de M. A B visant à contester un jugement rendu par ce même tribunal, constate son incompétence matérielle. En application des articles L. 321-1 et R. 322-1 du code de justice administrative, l’appel contre un jugement d’un tribunal administratif relève de la compétence de la cour administrative d’appel dans le ressort de laquelle ce tribunal a son siège. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier à la Cour Administrative d’Appel de Versailles, seule compétente pour connaître de ce recours.
N° TA95-2502706(TA95-2502706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2025 ordonnant sa remise aux autorités portugaises et lui interdisant le retour en France pour deux ans. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, tirés de son souhait de rester en France et du danger encouru en cas de retour dans son pays d'origine, étaient manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement infondées.
N° TA95-2502640(TA95-2502640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Après avoir été invité à confirmer ses conclusions, M. A s’est désisté de ses demandes d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel, pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande d’aide juridictionnelle provisoire et celle relative aux frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA95-2503862(TA95-2503862)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2024 et 2025. Concernant l'année 2025, la demande a été jugée manifestement irrecevable car prématurée, aucune imposition n'ayant encore été mise en recouvrement à la date de la requête. Pour l'année 2024, le tribunal a estimé que l'administration avait fait une exacte application des articles 1383 et 1406 du code général des impôts, la déclaration d'achèvement des travaux ayant été transmise hors délai, ce qui empêchait le bénéfice de l'exonération temporaire de deux ans.
N° TA95-2502614(TA95-2502614)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de prolonger son visa de type "C". La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, se limitant à exposer des démarches administratives et sa situation personnelle. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser, et sur l'article R. 411-1 du même code, qui exige un exposé des faits et moyens.
N° TA95-2500095(TA95-2500095)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) portant opposition à l’enregistrement d’une marque. Le tribunal a constaté son incompétence, en application de l’article L. 411-4 du code de la propriété intellectuelle, qui attribue aux cours d’appel de l’ordre judiciaire le contentieux des décisions de l’INPI en matière d’opposition. Par ordonnance, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA95-2418883(TA95-2418883)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait à être dispensé de produire une attestation de travail pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, qui sollicitait une injonction adressée à l'administration à titre principal, était manifestement irrecevable. Il a rappelé qu'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir d'adresser de telles injonctions. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409067(TA95-2409067)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une demande de réduction d’impositions supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2021 et 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de ces impositions. Mme B s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA95-2410211(TA95-2410211)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par MM. D et B d’une demande de décharge de cotisations de taxe annuelle sur les logements vacants pour deux biens situés à Argenteuil, au titre de l’année 2023. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total des impositions en litige, le tribunal a constaté que les conclusions en décharge étaient devenues sans objet pour l’une des taxes (524 euros) et irrecevables pour l’autre (1 419 euros), en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code général des impôts. En conséquence, il a rejeté le surplus des conclusions et condamné l’État à verser 250 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA95-2508227(TA95-2508227)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2414532(TA95-2414532)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l’arrêté du 8 septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d’un an. La juridiction a retenu un défaut d’examen particulier de la situation personnelle du requérant, le préfet ayant estimé à tort qu’il n’avait entrepris aucune démarche de régularisation, alors qu’il avait déposé une pré-demande d’admission exceptionnelle au séjour restée sans réponse. En conséquence, l’arrêté a été annulé en toutes ses dispositions, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. La décision se fonde sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.