Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2303148(TA95-2303148)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante iranienne, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas justifiée, faute pour la requérante d'établir des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires, notamment en l'absence de justificatif médical de perte d'autonomie. La décision a également été jugée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de lien familial suffisamment établi en France.
N° TA95-2508396(TA95-2508396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant gambien réfugié, qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer un titre de voyage pour étranger. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des preuves suffisantes de la nécessité d'un déplacement urgent au Sénégal pour une succession. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience.
N° TA95-2304336(TA95-2304336)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 13 mars 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident "résident de longue durée - UE" à Mme A, ressortissante chinoise. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme A justifiait de ressources stables, régulières et suffisantes (supérieures au SMIC) et d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée.
N° TA95-2507591(TA95-2507591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait la suspension de l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise du 26 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2408310(TA95-2408310)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 mai 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la consultation du traitement automatisé de données (fichier STIC/TAJ) était légale au regard de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public.
N° TA95-2506679(TA95-2506679)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B, ressortissante marocaine, à un rendez-vous dans un délai de quinze jours pour lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 30 euros par jour de retard. La requérante, dont le récépissé avait expiré, justifiait d'une situation d'urgence et d'une demande complète déposée depuis juin 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, garantissant le droit à un récépissé pour tout dépôt de dossier complet.
N° TA95-2409864(TA95-2409864)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté préfectoral était régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en l'absence de demande d'autorisation de travail de l'employeur, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2508542(TA95-2508542)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A B visant à obtenir un duplicata de son titre de séjour volé. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de l'urgence nécessaire à l'adoption d'une mesure provisoire, en se bornant à invoquer une situation préjudiciable sans explications circonstanciées. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des autres conditions.
N° TA95-2507919(TA95-2507919)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de Mme A épouse C, ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de la réalité de sa demande de renouvellement déposée en 2023. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées. La décision applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé suspension.
N° TA95-2508486(TA95-2508486)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante se bornant à invoquer une promesse d'embauche sans démontrer une nécessité d'intervention rapide. En conséquence, l'ordonnance a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2508458(TA95-2508458)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, épouse A, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) en raison de l'absence de délivrance de son premier titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de justifier d'une impossibilité concrète d'accès aux soins, à un emploi ou à la liberté de circulation. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2410757(TA95-2410757)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser le titre de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien, même en présence d'enfants français, dès lors que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. Il a également estimé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, le requérant ne remplissant pas les conditions de délivrance de plein droit. En conséquence, les décisions d'éloignement, de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour pour deux ans ont été validées.
N° TA95-2409805(TA95-2409805)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant pakistanais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant, pour motiver son refus, sur l'existence d'une précédente obligation de quitter le territoire français du 12 juillet 2022, alors que cet arrêté avait été annulé par le tribunal administratif de Paris. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois, sans toutefois lui délivrer un titre de séjour.
N° TA95-2508440(TA95-2508440)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Lorin visant à suspendre un arrêté préfectoral du 15 mai 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour sept jours en raison d'infractions de travail illégal. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'ayant pas démontré que cette fermeture temporaire, malgré la perte de chiffre d'affaires et le maintien de charges fixes, menaçait la pérennité de son activité. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA95-2507869(TA95-2507869)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante algérienne, qui sollicitait la suspension de l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son certificat de résidence "étudiant". La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que le refus de renouvellement, pris après l'expiration de son titre, portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2508557(TA95-2508557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée au risque de rupture de son contrat de travail et à la perte de ses aides sociales. Le juge a estimé que Mme B n'établissait pas l'existence d'une situation d'urgence caractérisée justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée sans examen des autres conditions de l'article L. 521-2, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2304809(TA95-2304809)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, écartant ainsi l'obligation de saisir la commission du titre de séjour. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2508692(TA95-2508692)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, invoquant une atteinte grave à sa liberté de travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B avait présenté sa demande de renouvellement en dehors du délai prescrit par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
N° TA95-2507146(TA95-2507146)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 avril 2025 autorisant l'expulsion de M. B et de sa famille d'un logement à Colombes. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que M. B n'avait pas justifié de démarches pour un relogement ni de la scolarisation de ses enfants, et qu'il avait lui-même contribué à la situation d'urgence en occupant illégalement les lieux. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA95-2508550(TA95-2508550)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B, qui contestait un refus d'émargement lors d’un examen à l’université Paris Nanterre. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un préjudice grave et immédiat, se bornant à invoquer le stress et la nécessité de passer un rattrapage. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.