Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2508396(TA95-2508396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant gambien réfugié, qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer un titre de voyage pour étranger. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des preuves suffisantes de la nécessité d'un déplacement urgent au Sénégal pour une succession. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience.
N° TA95-2507146(TA95-2507146)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 avril 2025 autorisant l'expulsion de M. B et de sa famille d'un logement à Colombes. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que M. B n'avait pas justifié de démarches pour un relogement ni de la scolarisation de ses enfants, et qu'il avait lui-même contribué à la situation d'urgence en occupant illégalement les lieux. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA95-2417748(TA95-2417748)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A C d’une demande d’annulation d’un jugement du conseil de prud’hommes de Cergy-Pontoise. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, au motif que le litige relève de l’ordre judiciaire et non de l’ordre administratif. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
N° TA95-2108782(TA95-2108782)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'indivision A, qui contestait des rappels de TVA et une amende pour la période de juillet 2016 à novembre 2018. La requérante invoquait des irrégularités de procédure, notamment le non-respect des garanties prévues aux articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales, ainsi que le rejet de sa comptabilité et la méthode de reconstitution des recettes. Le tribunal a jugé que les observations de l'indivision étaient tardives, faute de demande écrite de prorogation du délai de réponse, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2508545(TA95-2508545)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige, mais se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Il constate que le requérant résidait dans le Val-de-Marne à la date de la décision attaquée, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Melun. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2200068(TA95-2200068)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions supplémentaires, sans faire droit aux demandes de décharge ou de réduction.
N° TA95-2508497(TA95-2508497)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour de deux ans, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Montreuil.
N° TA95-2507576(TA95-2507576)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à un ressortissant camerounais reconnu réfugié. Le juge des référés admet le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et reconnaît l'urgence, car l'absence de renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction le place en situation irrégulière et précaire. Il estime que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit d'une carte de résident au réfugié, est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet est ordonnée.
N° TA95-2416031(TA95-2416031)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 20 mai 2025, du désistement pur et simple de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE SA de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la restitution de créances de crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2019 et 2020, acquises auprès de la société Akka Technologies, pour un montant total d'environ 39 millions d'euros, assorti d'intérêts moratoires. Aucun texte de fond n'a été appliqué, le tribunal se bornant à constater le désistement et à ordonner la clôture de l'instance.
N° TA95-2508206(TA95-2508206)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (dignité, droit à l'éducation, droit au travail). Le juge a estimé que les difficultés invoquées (impossibilité d'ouvrir un compte bancaire, de s'inscrire à l'université, risques de perte de logement et de bourse) ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2212349(TA95-2212349)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête en tierce opposition formée par Mme B, veuve Girardot, contre un jugement du 24 mai 2022 qui avait refusé la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé la tierce opposition irrecevable, car Mme B, solidairement débitrice de l'impôt avec son époux décédé en vertu de l'article 1691 bis du code général des impôts, était réputée s'être donné un mandat tacite de représentation mutuelle dans l'instance initiale. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité.
N° TA95-2507507(TA95-2507507)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant brésilien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 avril 2025 ordonnant sa remise aux autorités portugaises, assortie d’une interdiction de circuler sur le territoire français pour un an, et d’une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une méconnaissance du droit d’être entendu, ainsi qu’une violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de remise était fondée sur les articles L. 621-2 et L. 622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les mesures contestées étaient légales et proportionnées. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B.
N° TA95-2417702(TA95-2417702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A B contre une décision du jury du concours interne d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles principal de 2ème classe, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Melun, dans le ressort duquel se trouve le lieu d’organisation du concours (Seine-et-Marne). Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2507226(TA95-2507226)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 24 avril 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation compte tenu de la courte durée de présence en France et de l'absence de liens personnels établis. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2507206(TA95-2507206)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. C, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 20 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et contre une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1, L. 423-23, L. 612-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA95-2217735(TA95-2217735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la commune de Sarcelles contestant la délibération du conseil départemental du Val-d'Oise du 21 octobre 2022 relative à la répartition du fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle (FDPTP) pour 2022, ainsi que la décision préfectorale de notification du montant alloué. La commune invoquait des vices de procédure, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation dans les critères de répartition, ainsi qu'une méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la commune, jugeant notamment que la délibération n'était pas entachée d'illégalité et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 3121-18 et L. 3121-19 du code général des collectivités territoriales et de l'article 1648 A II du code général des impôts.
N° TA95-2417690(TA95-2417690)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A contre une décision implicite de la commission de médiation des Yvelines rejetant sa demande de logement social prioritaire. Le juge constate qu’en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, la compétence territoriale revient au tribunal dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Versailles pour les Yvelines. En conséquence, il ordonne le renvoi de l’affaire à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA95-2417822(TA95-2417822)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Sodelect, qui demandait des explications sur les démarches à suivre dans son différend avec la société Novimo. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ni délivrer de conseils, et que la requête ne contenait pas de conclusions recevables (annulation d'une décision ou condamnation pécuniaire). Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417828(TA95-2417828)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait à être admis au séjour au titre de l'asile. Le tribunal a considéré qu'il n'appartient pas au juge administratif, mais à l'administration, de traiter une telle demande. En conséquence, les conclusions de la requête ont été jugées manifestement irrecevables, car le juge ne peut se substituer à l'administration. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502112(TA95-2502112)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 20 mai 2025, du désistement pur et simple de la SAS ALLISONE TECHNOLOGIES de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour novembre 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative pour constater le désistement. La solution retenue est donc le classement de l'affaire sans examen au fond.