Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2507576(TA95-2507576)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à un ressortissant camerounais reconnu réfugié. Le juge des référés admet le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et reconnaît l'urgence, car l'absence de renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction le place en situation irrégulière et précaire. Il estime que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit d'une carte de résident au réfugié, est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet est ordonnée.
N° TA95-2417702(TA95-2417702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A B contre une décision du jury du concours interne d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles principal de 2ème classe, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Melun, dans le ressort duquel se trouve le lieu d’organisation du concours (Seine-et-Marne). Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2310634(TA95-2310634)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait le refus de renouvellement de son récépissé de titre de séjour. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, malgré une demande adressée via l'application Télérecours, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA95-2108782(TA95-2108782)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'indivision A, qui contestait des rappels de TVA et une amende pour la période de juillet 2016 à novembre 2018. La requérante invoquait des irrégularités de procédure, notamment le non-respect des garanties prévues aux articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales, ainsi que le rejet de sa comptabilité et la méthode de reconstitution des recettes. Le tribunal a jugé que les observations de l'indivision étaient tardives, faute de demande écrite de prorogation du délai de réponse, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2508549(TA95-2508549)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'une situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2508545(TA95-2508545)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige, mais se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Il constate que le requérant résidait dans le Val-de-Marne à la date de la décision attaquée, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Melun. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2406282(TA95-2406282)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 8 avril 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen, l'irrégularité de la procédure faute de saisine de la commission du titre de séjour, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur la base des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2306957(TA95-2306957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait l'exclusion du gain d'acquisition de 150 180 euros, issu d'un plan d'actions gratuites de son employeur, du bénéfice du crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR) pour l'année 2018. Le tribunal a jugé que ce gain, bien que lié à son contrat de travail, constituait un revenu exceptionnel au sens du 15° du C du II de l'article 60 de la loi de finances pour 2017, car il n'était pas susceptible d'être perçu annuellement, contrairement à ce que soutenait le requérant. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale, appliquant les dispositions du code général des impôts et de la loi de finances pour 2017.
N° TA95-2500566(TA95-2500566)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant algérien, contre un arrêté d'expulsion du 19 décembre 2024 et une décision d'assignation à résidence du 6 mars 2025, pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'expulsion, fondé sur la menace grave à l'ordre public résultant d'une condamnation pour meurtre, était légal et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré la présence en France depuis l'enfance. La décision d'assignation à résidence, prise pour garantir l'exécution de l'expulsion, a été validée comme légale et proportionnée. Les textes appliqués sont les articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2401155(TA95-2401155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré sa carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant camerounais. La décision a été censurée car le préfet avait commis une erreur de fait en affirmant que l'intéressé n'avait pas présenté d'observations, alors qu'il avait bien répondu au courrier l'informant de la procédure de retrait. Le tribunal a jugé que cette erreur était de nature à affecter la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. En conséquence, l'administration est tenue de considérer que la carte de résident n'a jamais été retirée, permettant à M. B d'en solliciter le renouvellement.
N° TA95-2508114(TA95-2508114)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'admission exceptionnelle au séjour présentée par M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la demande constituant une première demande de titre de séjour et les éléments invoqués (stabilité familiale, licenciement, avis favorable de 2017) ne caractérisant pas une urgence justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés (absence de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la CESDH, détournement de pouvoir), par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2401223(TA95-2401223)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 8 décembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme A, ressortissante marocaine. Le tribunal juge que cette décision, qui se borne à indiquer que l'intéressée ne remplit pas les conditions pour une régularisation, est insuffisamment motivée en droit et en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2504645(TA95-2504645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Gonesse. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au liquidateur de la société Alric de lui transmettre les documents financiers relatifs au compte prorata d'un marché de travaux résilié. Le juge a estimé que la commune ne démontrait pas que la continuité du chantier était menacée, condition nécessaire pour caractériser l'urgence requise par ce texte.
N° TA95-2401678(TA95-2401678)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, de nationalité ivoirienne, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que la demande, présentée par courrier électronique et non par comparution personnelle en préfecture comme l'exige la réglementation, n'avait pu faire naître une décision implicite faisant grief. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA95-2403443(TA95-2403443)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, de nationalité marocaine, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre exceptionnellement au séjour. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par courrier, était irrégulière car elle aurait dû faire l’objet d’une comparution personnelle en préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le silence gardé par l’administration n’a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été déclarée irrecevable.
N° TA95-2507205(TA95-2507205)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 20 avril 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assorti d’une interdiction de retour de deux ans et d’une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen sérieux de la situation personnelle, et la violation des articles L. 435-1, L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2401031(TA95-2401031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur la menace pour l'ordre public, en raison des condamnations pénales de l'intéressé pour conduite en état alcoolique et violences conjugales, et que ce motif n'était pas entaché d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502112(TA95-2502112)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 20 mai 2025, du désistement pur et simple de la SAS ALLISONE TECHNOLOGIES de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour novembre 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative pour constater le désistement. La solution retenue est donc le classement de l'affaire sans examen au fond.
N° TA95-2508367(TA95-2508367)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour formée par une ressortissante haïtienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction. En l'absence d'urgence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2507206(TA95-2507206)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. C, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 20 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et contre une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1, L. 423-23, L. 612-1 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés ainsi que les conclusions accessoires.