Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411984(TA95-2411984)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 27 janvier 2023, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission et l'ordonnance du tribunal du 17 octobre 2023. Le tribunal a accordé une indemnité de 3 000 euros pour les troubles dans les conditions d'existence, incluant la sur-occupation du logement, pour la période allant du 27 juillet 2023 au 31 décembre 2024. Les conclusions accessoires de M. B ont été rejetées.
N° TA95-2412118(TA95-2412118)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis par la requérante, notamment un certificat médical évoquant des douleurs et une limitation fonctionnelle, ne suffisaient pas à démontrer qu'elle remplissait les conditions réglementaires, soit un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA95-2412122(TA95-2412122)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir l’annulation du refus du président du conseil départemental du Val-d’Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". La solution retenue repose sur l’application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou à la nécessité d’une aide humaine ou technique systématique. Le tribunal a rejeté la requête de Mme A, considérant qu’elle ne justifiait pas remplir ces critères médicaux stricts.
N° TA95-2412188(TA95-2412188)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme A une somme de 1 500 euros en réparation des préjudices subis.
N° TA95-2507412(TA95-2507412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le préfet des Hauts-de-Seine ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Par ailleurs, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de la loi du 10 juillet 1991. Enfin, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à son avocate au titre des frais irrépétibles, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2507270(TA95-2507270)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une convocation pour la remise de son titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de statuer sur sa demande de renouvellement. Le tribunal a estimé que la demande de Mme A faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née le 29 décembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA95-2414930(TA95-2414930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait l'état de son logement et sa grossesse, mais le tribunal a estimé qu'elle n'établissait pas que son logement était impropre à l'habitation, insalubre ou dangereux, ni qu'elle était dans une situation de suroccupation manifeste au sens du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2415511(TA95-2415511)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 4 septembre 2024, qui rejetait sa demande de logement prioritaire et urgent. La requérante invoquait sa situation de sans-abrisme et l’actualisation de sa demande depuis 2019. Le tribunal, statuant en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, a examiné les conditions de bonne foi et d’urgence. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la requête, suivant la position du préfet.
N° TA95-2506895(TA95-2506895)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant tunisien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré le récépissé sollicité, valable du 30 avril au 29 octobre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2507466(TA95-2507466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de Mme B. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de défense du préfet. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction sous quarante-huit heures.
N° TA95-2411541(TA95-2411541)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a constaté que la demande de provision de 7 500 euros présentée par Mme A, fondée sur l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure pour la destruction de son véhicule lors d'émeutes, était devenue sans objet. Cette conclusion résulte du rejet préalable, par un jugement du 16 mai 2025, de la requête au fond de Mme A tendant à la condamnation de l'État pour le même préjudice. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de provision et a rejeté les conclusions accessoires de Mme A, l'État n'étant pas la partie perdante.
N° TA95-2307384(TA95-2307384)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A contestant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros pour 2019, réclamé par la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise. Le tribunal a relevé que l'indu avait été intégralement remboursé par l'intéressée le 8 février 2021, soit avant l'introduction de sa requête le 17 mai 2023, rendant son recours sans objet. La solution est fondée sur les principes de procédure administrative contentieuse, sans application de textes spécifiques au fond.
N° TA95-2418494(TA95-2418494)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 19 mai 2021, qui demandait réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Toutefois, la requérante ayant déjà été indemnisée pour la même période par un précédent jugement du 21 juin 2023, le tribunal a limité la réparation aux troubles subis depuis cette date. Il a condamné l'État à verser à Mme B une somme de 1 500 euros pour les préjudices subis entre le 21 juin 2023 et la date du jugement, ainsi que 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506758(TA95-2506758)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A alias D, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier et d'erreur manifeste d'appréciation. Il a relevé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait examiné la situation personnelle du requérant, et que ce dernier, entré irrégulièrement et sans titre de séjour, ne justifiait d'aucune intégration particulière en France. La décision est fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411859(TA95-2411859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 novembre 2021, qui demandait réparation du préjudice subi en raison de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a constaté la carence fautive de l'État, qui n'a pas fait d'offre de logement dans le délai imparti, engageant ainsi sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme B une somme de 4 500 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, cette indemnité venant s'ajouter à celle déjà accordée par un précédent jugement du 2 décembre 2024.
N° TA95-2507688(TA95-2507688)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre son titre de séjour. Le requérant s’est désisté après avoir retiré son titre le 14 mai 2025, rendant la requête sans objet. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA95-2508463(TA95-2508463)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante libanaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document de voyage ou de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante se bornant à invoquer des difficultés de voyage et d'emploi sans fournir de justifications détaillées. La décision a été prise en application des articles L. 521-2, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508286(TA95-2508286)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. A, réfugié, la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, et a rejeté l'ensemble des conclusions. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506905(TA95-2506905)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Cloud à M. et Mme B pour l’extension d’une maison individuelle. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient plusieurs moyens tirés de la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme (articles UD 3.2, UD 3.3, UD 7, UD 11 et UD 12) et de l’absence de régularisation de travaux antérieurs. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté attaqué, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence, pourtant présumée satisfaite en application de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme.
N° TA95-2508241(TA95-2508241)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, un mineur isolé étranger, qui demandait une mise à l'abri d'urgence par le département des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas remplie, car le requérant avait déjà été évalué comme majeur par le département de Paris et ne justifiait pas de sa minorité. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.