Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2416111(TA95-2416111)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande de versement de la prime de résultats pour 2023 par Mme A, agent affecté dans l’Oise, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif d’Amiens, seul compétent pour connaître d’un litige individuel intéressant un agent public dont le lieu d’affectation se situe dans le ressort de ce tribunal.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2307536(TA95-2307536)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 16 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré la carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" de Mme F, ressortissante haïtienne. Le préfet avait motivé ce retrait par la perte de la qualité de parent d'enfant français de l'intéressée, suite à l'annulation de la nationalité française de son compagnon. Le tribunal juge que ce retrait méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car il n'est pas établi que l'enfant ait perdu la nationalité française, rendant la décision disproportionnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2505802(TA95-2505802)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A C. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, qui sollicite un nouveau titre sur un fondement différent, n'établit pas de situation de vulnérabilité particulière ni de préjudice imminent. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2416301(TA95-2416301)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Val-d’Oise refusant un projet personnalisé de scolarisation pour leur enfant. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi qu’à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire de Pontoise (pôle social). En conséquence, le dossier a été transmis à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2307631(TA95-2307631)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble des circonstances. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2308063(TA95-2308063)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux requêtes (n° 2308063 et n° 2310948) visant à annuler un arrêté du maire de Gonesse du 31 mars 2023. Cet arrêté limitait la circulation et le stationnement des véhicules d’auto-écoles non domiciliées sur le territoire communal, à certaines heures. Les requérants, un syndicat patronal et plusieurs auto-écoles, contestaient notamment la compétence du maire, le défaut de motivation, et une atteinte disproportionnée aux libertés. Par un jugement du 17 octobre 2024, le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que l’arrêté était légal. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2308798(TA95-2308798)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de sa situation. Il a considéré que le préfet avait pu légalement refuser le titre de séjour en raison de la menace pour l'ordre public, M. A ayant utilisé une fausse carte d'identité italienne lors de son embauche. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309111(TA95-2309111)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 23 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le préfet avait motivé son refus par l'utilisation d'un faux titre de séjour lors de l'embauche, invoquant une menace pour l'ordre public sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que cette seule circonstance ne suffit pas à caractériser un trouble à l'ordre public et que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté de la présence en France et de l'insertion professionnelle de l'intéressé. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention "salarié" dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309242(TA95-2309242)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 16 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de Mme C, épouse B, en faveur de son époux. Le tribunal estime que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que les ressources de la requérante étaient insuffisantes. Il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309664(TA95-2309664)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 28 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant bissau-guinéen. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur un seul fait d'usurpation d'identité lors de l'embauche pour caractériser une menace à l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2507526(TA95-2507526)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 28 mars 2025 portant expulsion de M. A, ressortissant camerounais, et fixation du pays de renvoi, ainsi que de la décision d'assignation à résidence du 25 avril 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, en raison de l'absence de démonstration d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant, malgré ses attaches familiales en France et son état de santé. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2310163(TA95-2310163)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de M. B qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2022 au titre de sa résidence principale. Le requérant soutenait à tort que les résidences principales étaient exonérées de cette taxe en application de l'article 1408 du code général des impôts. Le tribunal rappelle qu'en 2022, la taxe d'habitation était due tant pour les résidences principales que secondaires, et que M. B, ayant la jouissance du logement au 1er janvier 2022, en était redevable. La solution retenue est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2507492(TA95-2507492)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme B A de ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte. Il l’a admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle. La décision applique le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la loi relative à l’aide juridique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2506979(TA95-2506979)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte, après que le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué l'intéressée pour la délivrance d'un document provisoire de séjour. La requérante demandait l'exécution d'une précédente ordonnance du 26 mars 2025 qui enjoignait au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2210686(TA95-2210686)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de la SCI Siman contre la décision du maire d'Andilly du 28 janvier 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux pour la réfection de toiture, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le motif d'opposition fondé sur le caractère incomplet du dossier était infondé, car les travaux antérieurs non autorisés invoqués par la commune concernaient une parcelle différente et que le permis de construire produit était pertinent. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-38 et R. 423-39 du code de l'urbanisme, relatifs à la complétude des dossiers de déclaration préalable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2506987(TA95-2506987)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 4, 5, 17 et 3-2 du règlement Dublin III, ainsi que des stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en se fondant sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2315965(TA95-2315965)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D contre un permis de construire délivré par le maire de Suresnes pour un immeuble de onze logements. La requérante invoquait plusieurs vices, notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU) et l'absence d'accord du gestionnaire du domaine public pour une emprise sur celui-ci. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme, relatif à l'absence de pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine public, était fondé. En conséquence, il a sursis à statuer et accordé un délai de trois mois au pétitionnaire pour régulariser ce vice, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2507276(TA95-2507276)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant bangladais bénéficiant de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation irrégulière et privé de la capacité de justifier de son droit au séjour et au travail depuis l'expiration de son attestation de prolongation d'instruction. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d'un défaut de motivation et d'une possible erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2500361(TA95-2500361)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association du quartier du barrage à Montmagny. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre à la commune de prendre en compte sa demande de révision du plan local d'urbanisme lors d'un prochain conseil municipal. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut prononcer d'injonction envers une personne publique que dans les cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. En l'absence de toute décision administrative préalable faisant grief et d'une demande d'annulation à titre principal, les conclusions en injonction étaient irrecevables. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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N° TA95-2507587(TA95-2507587)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral suspendant le permis de conduire pour cinq mois. Le requérant contestait la matérialité de l'infraction de vitesse, mais n'a pas justifié d'une situation d'urgence particulière ni soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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