Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2309111(TA95-2309111)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 23 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le préfet avait motivé son refus par l'utilisation d'un faux titre de séjour lors de l'embauche, invoquant une menace pour l'ordre public sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que cette seule circonstance ne suffit pas à caractériser un trouble à l'ordre public et que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté de la présence en France et de l'insertion professionnelle de l'intéressé. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention "salarié" dans un délai d'un mois.
N° TA95-2309242(TA95-2309242)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 16 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de Mme C, épouse B, en faveur de son époux. Le tribunal estime que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que les ressources de la requérante étaient insuffisantes. Il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.
N° TA95-2112414(TA95-2112414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la Société d'Investissement et de Rénovation Immobilière (SIRI) et de la SCI Foucault 3, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 6 avril 2021 par le maire de Nanterre pour un centre de santé. Le tribunal a jugé que le recours contentieux était tardif, car le délai de deux mois à compter de l'affichage régulier du permis sur le terrain, achevé le 26 juin 2021, n'avait pas été respecté. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable. Les demandes de frais de justice présentées par les requérants ont également été rejetées.
N° TA95-2310163(TA95-2310163)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de M. B qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2022 au titre de sa résidence principale. Le requérant soutenait à tort que les résidences principales étaient exonérées de cette taxe en application de l'article 1408 du code général des impôts. Le tribunal rappelle qu'en 2022, la taxe d'habitation était due tant pour les résidences principales que secondaires, et que M. B, ayant la jouissance du logement au 1er janvier 2022, en était redevable. La solution retenue est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA95-2315965(TA95-2315965)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D contre un permis de construire délivré par le maire de Suresnes pour un immeuble de onze logements. La requérante invoquait plusieurs vices, notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU) et l'absence d'accord du gestionnaire du domaine public pour une emprise sur celui-ci. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme, relatif à l'absence de pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine public, était fondé. En conséquence, il a sursis à statuer et accordé un délai de trois mois au pétitionnaire pour régulariser ce vice, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2402127(TA95-2402127)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du jury national du CESI du 19 octobre 2023 prononçant l'arrêt de sa formation d'ingénieur sous statut apprenti. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la notification était inopérant, la décision relevant du jury national. Il a également estimé que, faute pour M. B d'avoir validé l'ensemble des UE de sa troisième année, le jury était fondé, en application du règlement des études, à prononcer l'arrêt de sa formation. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA95-2505802(TA95-2505802)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A C. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, qui sollicite un nouveau titre sur un fondement différent, n'établit pas de situation de vulnérabilité particulière ni de préjudice imminent. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2416301(TA95-2416301)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Val-d’Oise refusant un projet personnalisé de scolarisation pour leur enfant. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi qu’à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire de Pontoise (pôle social). En conséquence, le dossier a été transmis à cette juridiction.
N° TA95-2416262(TA95-2416262)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait qu’il soit enjoint à la commune de Mours de modifier ses règles de stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contestait pas une décision administrative préalable, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, le juge de l’excès de pouvoir ne peut adresser d’injonctions à l’administration à titre principal. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2416111(TA95-2416111)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande de versement de la prime de résultats pour 2023 par Mme A, agent affecté dans l’Oise, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif d’Amiens, seul compétent pour connaître d’un litige individuel intéressant un agent public dont le lieu d’affectation se situe dans le ressort de ce tribunal.
N° TA95-2416039(TA95-2416039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête visant à obtenir la condamnation d’un individu pour des faits de harcèlement sur les réseaux sociaux, ainsi que des dommages et intérêts. Par une ordonnance du 16 mai 2025, le tribunal a rejeté cette requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le litige, portant sur des relations entre personnes privées, relève en effet de la compétence des juridictions judiciaires.
N° TA95-2307820(TA95-2307820)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B, photographe professionnelle, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2020-2022. La requérante n’a pas justifié de déclarations régulières de TVA déductible pour les frais professionnels allégués, notamment bancaires et d’assurance. Le tribunal a appliqué les articles 271 et 287 du code général des impôts, ainsi que l’article 208 de l’annexe II, rappelant que le droit à déduction est subordonné à une déclaration dans les délais. Seule une somme de 33 centimes d’euros a été admise au titre des frais bancaires de décembre 2021, tandis que la TVA sur les assurances a été exclue en raison de l’exonération prévue à l’article 261 C du même code.
N° TA95-2312591(TA95-2312591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Wijaro demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Suresnes le 28 mars 2023 pour la démolition et la reconstruction d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir, puis a examiné les moyens au fond. Il a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière et que l'inexactitude alléguée dans le dossier de demande n'avait pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA95-2403290(TA95-2403290)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SCI Kernaom contestant le refus du maire de Saint-Ouen-l'Aumône de délivrer un certificat de permis de construire tacite pour un immeuble de 27 logements et 5 locaux commerciaux. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la société n'avait pas notifié son recours à l'auteur de l'acte conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Elle a également jugé que les conclusions à fin d'annulation étaient dirigées contre un acte inexistant, en l'absence de décision de retrait d'un permis tacite. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA95-2506802(TA95-2506802)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignait à résidence pour 45 jours renouvelables. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a considéré que la mesure était conforme à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de M. B demeurait une perspective raisonnable et qu'aucune circonstance particulière ne rendait la mesure disproportionnée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2506650(TA95-2506650)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour modifier une précédente ordonnance du 2 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour, mais l'intéressée estimait cette exécution partielle. Le juge a constaté que la délivrance d'un récépissé ne valait pas exécution complète de l'injonction, constituant un élément nouveau. Il a donc ordonné au préfet de procéder au réexamen et de prendre une décision écrite sous 40 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2311950(TA95-2311950)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 18 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré la carte de résident de M. A, ressortissant bangladais, pour la remplacer par une carte de séjour temporaire. Le tribunal a relevé que le préfet s'était fondé sur les articles L. 432-12 et R. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais sans examiner au préalable si les conditions de ces textes étaient réunies. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour défaut de base légale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2506846(TA95-2506846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de méconnaissance de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), jugeant que l’éloignement demeure une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et R. 733-1 du CESEDA.
N° TA95-2308639(TA95-2308639)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018, notamment sur des revenus distribués et des bénéfices non commerciaux. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens du requérant, considérant que les frais de déplacement n'étaient pas justifiés, que les sommes litigieuses constituaient des revenus distribués au sens de l'article 109 du code général des impôts, et que la qualification d'apporteur d'affaires retenue par l'administration était fondée. En conséquence, la demande de décharge des impositions supplémentaires et des pénalités a été rejetée.
N° TA95-2404227(TA95-2404227)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté les requêtes de M. B A. Celui-ci contestait deux décisions du préfet des Hauts-de-Seine (26 février et 7 octobre 2024) accordant le concours de la force publique pour son expulsion d’un logement de fonction. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d’une erreur de droit et de la méconnaissance de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, n’étaient pas fondés, et a également refusé la demande de sursis à statuer. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de M. A.