Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2313710(TA95-2313710)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser pour la destruction de son véhicule par incendie lors des émeutes urbaines de juin-juillet 2023 à Nanterre, sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La juridiction a estimé que, bien que le véhicule ait été détruit dans un contexte de violences urbaines, la requérante n'établissait pas de lien direct et certain entre ce dommage et un attroupement ou rassemblement précisément identifié, la destruction étant survenue à une date non déterminée et sans lien démontré avec les manifestations initiales. En conséquence, la responsabilité sans faute de l'État n'a pas été engagée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2506924(TA95-2506924)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile (au-delà de 90 jours après l'entrée en France), était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni la directive européenne 2013/33/UE. La solution retenue confirme la légalité du refus de l'administration, en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du CESEDA.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2103222(TA95-2103222)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Prochrome, qui contestait trois titres de recettes émis par l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN) pour le remboursement de trop-perçus de subventions. La société invoquait un défaut de motivation, l’absence de fondement juridique et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, validant ainsi les décisions de l’AESN. La solution s’appuie notamment sur le code des relations entre le public et l’administration et le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2415917(TA95-2415917)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 16 mai 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre des décisions d'éloignement (OQTF, interdiction de retour, assignation à résidence) prises par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il constate que l'intéressé était assigné à résidence à Perpignan, situé dans le ressort du tribunal administratif de Montpellier. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2416114(TA95-2416114)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contestant des factures émises par la société Kandbaz. Par un mémoire du 20 décembre 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 mai 2025.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2416116(TA95-2416116)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du ministre rejetant le recours préalable obligatoire de M. A contre un refus de naturalisation, se déclare incompétent. En application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, seul le tribunal administratif de Nantes est compétent pour connaître des recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations prises sur le fondement du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Par conséquent, le dossier est transmis au tribunal administratif de Nantes conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2506846(TA95-2506846)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de méconnaissance de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), jugeant que l’éloignement demeure une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et R. 733-1 du CESEDA.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2500130(TA95-2500130)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement sous astreinte et une indemnisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision administrative attaquée ou la preuve d'une demande préalable indemnitaire, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet de la requête sans examiner le fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417983(TA95-2417983)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI La Metrise, qui contestait la décision du maire du Thillay déclarant irrecevable sa déclaration préalable de travaux. La requête a été rejetée car la société n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, que le signataire de la requête avait qualité pour agir en son nom, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415718(TA95-2415718)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, l’arrêté étant suffisamment motivé et fondé sur le rejet de sa demande d’asile par la Cour nationale du droit d’asile. Il a également jugé que le requérant ne bénéficiait plus du droit au maintien sur le territoire en application de l’article L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3 de cette même convention. En conséquence, le tribunal a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle mais a rejeté l’ensemble des conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais irrépétibles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2506880(TA95-2506880)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignent à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que M. B n'avait pas exécuté l'obligation de quitter le territoire français et que son éloignement restait une perspective raisonnable. Il a également écarté les moyens tirés d'erreurs de droit et de fait, de la méconnaissance de l'article R. 733-1 du CESEDA et du caractère disproportionné de la mesure. En conséquence, la demande de M. B a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2215705(TA95-2215705)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de permis de construire opposé par le maire de Neuilly-sur-Seine pour l'extension d'un duplex. Le tribunal a jugé que la parcelle cadastrée AJ n°36 constitue une unité foncière unique, rendant applicable l'article UA8.2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatif à l'implantation des constructions sur une même propriété. Il a estimé que le projet ne respectait pas la distance minimale requise entre les façades des bâtiments, conformément à cet article. La demande de substitution de motif présentée par la commune a été écartée comme inopérante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2215788(TA95-2215788)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS SYDEC INTERNATIONAL, qui demandait la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'année 2020. La société invoquait l'exonération prévue à l'article 262 du code général des impôts pour des livraisons de biens exportés hors de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas de la sortie effective des biens du territoire de l'Union, faute de produire les documents de preuve alternatifs exigés par l'article 74 de l'annexe III au même code. En conséquence, les rappels de TVA et les pénalités ont été maintenus.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2212104(TA95-2212104)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A, assistante maternelle, qui demandait l'annulation de la décision du département du Val-d'Oise lui retirant son agrément. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la convocation et la composition de la commission consultative paritaire départementale étaient régulières au regard des articles R. 421-23 et R. 421-27 du code de l'action sociale et des familles. Il a également jugé que le retrait d'agrément n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les conditions de l'agrément ayant cessé d'être remplies au sens de l'article L. 421-6 du même code. La demande d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2216583(TA95-2216583)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, artisan taxi, contestant des rappels d'impôt sur le revenu et de TVA pour 2015-2016. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel suite au dégrèvement de la majoration de 25% par l'administration. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la vérification de comptabilité, estimant que le contrôle au domicile du contribuable, qui était son principal établissement, était régulier. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de M. B, sans que les autres moyens (prescription, déductibilité des charges) ne soient examinés dans cet extrait. Les textes appliqués incluent le livre des procédures fiscales (article L. 13) et le code civil (article 102).

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2307631(TA95-2307631)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble des circonstances. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2308063(TA95-2308063)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux requêtes (n° 2308063 et n° 2310948) visant à annuler un arrêté du maire de Gonesse du 31 mars 2023. Cet arrêté limitait la circulation et le stationnement des véhicules d’auto-écoles non domiciliées sur le territoire communal, à certaines heures. Les requérants, un syndicat patronal et plusieurs auto-écoles, contestaient notamment la compétence du maire, le défaut de motivation, et une atteinte disproportionnée aux libertés. Par un jugement du 17 octobre 2024, le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que l’arrêté était légal. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2308798(TA95-2308798)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de sa situation. Il a considéré que le préfet avait pu légalement refuser le titre de séjour en raison de la menace pour l'ordre public, M. A ayant utilisé une fausse carte d'identité italienne lors de son embauche. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309111(TA95-2309111)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 23 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le préfet avait motivé son refus par l'utilisation d'un faux titre de séjour lors de l'embauche, invoquant une menace pour l'ordre public sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que cette seule circonstance ne suffit pas à caractériser un trouble à l'ordre public et que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté de la présence en France et de l'insertion professionnelle de l'intéressé. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention "salarié" dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309242(TA95-2309242)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 16 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de Mme C, épouse B, en faveur de son époux. Le tribunal estime que le préfet a fait une inexacte application des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que les ressources de la requérante étaient insuffisantes. Il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.

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