Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403027(TA95-2403027)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré la carte de résident de M. A, ressortissant algérien bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en fondant son retrait sur l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne concerne que les réfugiés, alors que M. A relevait de la protection subsidiaire accordée par la Cour nationale du droit d'asile. La décision est donc dépourvue de base légale.
N° TA95-2417702(TA95-2417702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A B contre une décision du jury du concours interne d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles principal de 2ème classe, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Melun, dans le ressort duquel se trouve le lieu d’organisation du concours (Seine-et-Marne). Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2508497(TA95-2508497)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour de deux ans, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Montreuil.
N° TA95-2417822(TA95-2417822)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Sodelect, qui demandait des explications sur les démarches à suivre dans son différend avec la société Novimo. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ni délivrer de conseils, et que la requête ne contenait pas de conclusions recevables (annulation d'une décision ou condamnation pécuniaire). Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2310634(TA95-2310634)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait le refus de renouvellement de son récépissé de titre de séjour. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, malgré une demande adressée via l'application Télérecours, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA95-2417828(TA95-2417828)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait à être admis au séjour au titre de l'asile. Le tribunal a considéré qu'il n'appartient pas au juge administratif, mais à l'administration, de traiter une telle demande. En conséquence, les conclusions de la requête ont été jugées manifestement irrecevables, car le juge ne peut se substituer à l'administration. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2305085(TA95-2305085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A, qui contestaient le plafonnement de la réduction d'impôt "Pinel" à 300 000 euros pour leurs deux logements acquis en VEFA en 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 199 novovicies du code général des impôts, la date d'achèvement des logements (2021) est le fait générateur de la réduction, et non celle de l'acquisition. Ainsi, le plafond de 300 000 euros par année d'imposition s'applique bien aux deux biens achevés la même année. Les requérants ne pouvaient pas non plus se prévaloir d'une interprétation administrative plus favorable, celle-ci ayant été modifiée postérieurement à leurs investissements.
N° TA95-2417690(TA95-2417690)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A contre une décision implicite de la commission de médiation des Yvelines rejetant sa demande de logement social prioritaire. Le juge constate qu’en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, la compétence territoriale revient au tribunal dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Versailles pour les Yvelines. En conséquence, il ordonne le renvoi de l’affaire à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA95-2506597(TA95-2506597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B disposait d'une attestation préfectorale à validité non limitée justifiant la régularité de son séjour, et n'a pas établi la perte de son emploi. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs à l'urgence en matière de délivrance de récépissés.
N° TA95-2409447(TA95-2409447)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 mars 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante camerounaise sollicitant une carte "vie privée et familiale" en tant que parent d'enfant français. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait refuser l'enregistrement au motif que la requérante n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français, dès lors que sa nouvelle demande reposait sur un fondement juridique différent (parent d'enfant français) et sur des éléments nouveaux. La solution est fondée sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent que seul un dossier incomplet ou une demande abusive ou dilatoire peut justifier un refus d'enregistrement.
N° TA95-2212349(TA95-2212349)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête en tierce opposition formée par Mme B, veuve Girardot, contre un jugement du 24 mai 2022 qui avait refusé la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé la tierce opposition irrecevable, car Mme B, solidairement débitrice de l'impôt avec son époux décédé en vertu de l'article 1691 bis du code général des impôts, était réputée s'être donné un mandat tacite de représentation mutuelle dans l'instance initiale. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité.
N° TA95-2507592(TA95-2507592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant burkinabé, d'une demande de suspension de la décision du 27 janvier 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a clôturé sa demande de titre de séjour étudiant. Le juge des référés a admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle et a examiné la condition d'urgence, qu'il a estimée remplie en raison de la situation irrégulière de l'intéressé et du risque de rupture de son contrat d'apprentissage. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2217735(TA95-2217735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la commune de Sarcelles contestant la délibération du conseil départemental du Val-d'Oise du 21 octobre 2022 relative à la répartition du fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle (FDPTP) pour 2022, ainsi que la décision préfectorale de notification du montant alloué. La commune invoquait des vices de procédure, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation dans les critères de répartition, ainsi qu'une méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la commune, jugeant notamment que la délibération n'était pas entachée d'illégalité et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 3121-18 et L. 3121-19 du code général des collectivités territoriales et de l'article 1648 A II du code général des impôts.
N° TA95-2508367(TA95-2508367)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour formée par une ressortissante haïtienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction. En l'absence d'urgence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2417748(TA95-2417748)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A C d’une demande d’annulation d’un jugement du conseil de prud’hommes de Cergy-Pontoise. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, au motif que le litige relève de l’ordre judiciaire et non de l’ordre administratif. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
N° TA95-2406764(TA95-2406764)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Val-d’Oise. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en septembre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des circonstances de l’espèce.
N° TA95-2502112(TA95-2502112)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 20 mai 2025, du désistement pur et simple de la SAS ALLISONE TECHNOLOGIES de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour novembre 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative pour constater le désistement. La solution retenue est donc le classement de l'affaire sans examen au fond.
N° TA95-2416241(TA95-2416241)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du garde des sceaux refusant d’approuver un recueil légal par kafala. Les requérants ont toutefois présenté un mémoire de désistement pur et simple de leur instance et de leur action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA95-2412084(TA95-2412084)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, réfugié, d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet par la commission de médiation du Val-d'Oise de sa demande de logement social prioritaire et urgente. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a rejeté la requête, estimant que la commission avait légalement motivé son refus par l’absence de délai d’attente anormalement long, et que M. A, bien que sans logement, ne justifiait pas d’une situation d’urgence justifiant une désignation prioritaire.
N° TA95-2505808(TA95-2505808)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne rendait pas la requête sans objet. La solution retenue est que la condition d'urgence est présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A.