Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406143(TA95-2406143)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant pakistanais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, faute de délivrance effective d'un titre de séjour. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant cet examen.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2305893(TA95-2305893)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant un trop-perçu d'allocations de solidarité spécifique pour la période de janvier à juin 2021. Le requérant soutenait n'avoir perçu aucun revenu de son activité professionnelle en raison de la cessation de paiement de son employeur. Le tribunal a jugé que, selon les articles R. 5425-2 et R. 5411-6 du code du travail, la reprise d'une activité professionnelle, même non rémunérée, doit être déclarée et fait obstacle au cumul intégral de l'allocation au-delà de trois mois. La décision de France Travail (ex-Pôle Emploi) du 22 mars 2023, confirmant l'indu, a donc été validée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2317153(TA95-2317153)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII, qui avait suspendu les conditions matérielles d'accueil en raison du non-respect par l'intéressé des obligations de présentation aux autorités.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414594(TA95-2414594)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait estimé que M. A pouvait se loger par ses propres moyens, motif que le juge a validé faute de preuves suffisantes de difficultés de relogement, malgré des allégations d'insalubrité. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 222-13 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406011(TA95-2406011)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Sur le fond, il a estimé que les ressources de M. A, appréciées sur les douze mois précédant sa demande, étaient insuffisantes au regard des seuils fixés par les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que cette insuffisance persistait à la date de la décision attaquée. En conséquence, le tribunal a conclu que le refus n'était entaché ni d'erreur de fait, ni d'erreur manifeste d'appréciation, et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2402924(TA95-2402924)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 20 février 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Montrouge avait cessé d'accorder à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car M. A n'avait pas été informé des convocations auxquelles il ne s'était pas présenté, et qu'il avait fourni ses coordonnées actualisées aux autorités. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2402771(TA95-2402771)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 14 décembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile soudanais. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive dans un délai de trois jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410230(TA95-2410230)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique, a examiné les recours de Mme A contestant le refus de la commission départementale de médiation du Val-d'Oise de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. Le tribunal a constaté que la décision implicite initiale (instance n°2410230) avait été retirée par une décision explicite du 6 septembre 2024, rendant la première requête sans objet. Sur la seconde requête (n°2414364), le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 6 septembre 2024, estimant que les moyens invoqués par Mme A, notamment l'inadaptation du logement à son handicap et la durée d'attente, n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410871(TA95-2410871)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son logement social comme prioritaire et urgent. La commission avait estimé que la requérante, déjà titulaire d’un bail social, ne justifiait pas d’une situation relevant des critères légaux (logement impropre, insalubre ou dangereux, ou insécurité grave liée à des actes habituels). Le tribunal a confirmé cette appréciation, considérant que les violences conjugales alléguées par Mme B, bien que préoccupantes, n’étaient pas établies comme créant un risque grave au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La décision a été rendue sur le fondement de ces textes et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2312071(TA95-2312071)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B contestant un trop-perçu d'allocations de solidarité spécifique de 7 309,18 euros pour la période de juillet 2020 à avril 2022, notifié par Pôle Emploi (devenu France Travail). La requérante invoquait sa bonne foi et son incapacité à rembourser. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme B d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire (médiation) dans les délais requis avant de saisir le juge, conformément au code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405865(TA95-2405865)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui accorder le regroupement familial pour sa fille mineure. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de compétence liée du préfet, les jugeant non fondés en fait. Il a également estimé que le préfet avait correctement appliqué les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs aux conditions de ressources, sans erreur manifeste d’appréciation ni violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision préfectorale a donc été confirmée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410884(TA95-2410884)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné le recours de M. C contre la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 21 juin 2024, qui avait rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que la commission avait commis une erreur d'appréciation en considérant que l'épouse du requérant ne remplissait pas les conditions de régularité de séjour. En effet, il a été établi que l'épouse était titulaire d'un titre de séjour valide à la date de la décision, conformément aux articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est l'annulation de la décision de la commission, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2507905(TA95-2507905)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français et d’interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Morangis (Essonne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405739(TA95-2405739)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. La décision préfectorale du 23 février 2024 était fondée sur l'insuffisance des ressources du demandeur au regard des seuils légaux. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, les revenus mensuels bruts de M. C (1 316 euros) étant inférieurs au salaire minimum de croissance requis pour une famille de quatre personnes, en application des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2405630(TA95-2405630)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme A, assistée de sa curatrice, contre la décision de la CAF du Val-d'Oise du 7 février 2024, qui n’avait accordé qu’une remise partielle (337,50 euros) sur un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 450 euros. La requérante invoquait l’insuffisance de ses ressources pour rembourser la somme restante. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que sa situation financière, avec un revenu mensuel d’environ 1 598 euros et des charges non établies comme récurrentes, ne justifiait pas une remise totale. La solution s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, relatifs à la récupération des indus et aux conditions de précarité pour une remise gracieuse.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405552(TA95-2405552)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 février 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé la délivrance d'un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien. Le tribunal juge que le motif de menace pour l'ordre public, fondé sur la seule présentation d'une fausse carte d'identité lors de l'embauche, est insuffisant pour justifier le refus, constituant une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale pour ce motif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2402274(TA95-2402274)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. A, ressortissant serbe entré en France à 12 ans. La décision est fondée sur une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant justifiant d'une résidence continue de plus de six ans, d'une scolarité et d'une insertion professionnelle sérieuses, sans attaches dans son pays d'origine. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2401984(TA95-2401984)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. C, ressortissant bangladais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C, involontairement privé d'emploi après un contrat à durée indéterminée, pouvait bénéficier d'une prolongation d'un an de son titre de séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2413127(TA95-2413127)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. G A C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 24 882,68 euros, réclamé par le département du Val-d'Oise pour la période d'avril 2019 à août 2021. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le vice de compétence, la méconnaissance des articles L. 114-10 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, et l'erreur d'appréciation, en jugeant que la décision attaquée était régulière et fondée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407803(TA95-2407803)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour les demandeurs d'asile. La décision initiale de refus était fondée sur le motif qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, considérant que la décision explicite de rejet du recours administratif s'était substituée à la décision implicite. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus, estimant que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel et complet de la vulnérabilité de Mme A, notamment au regard de sa situation de mère isolée avec un enfant en bas âge, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

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