Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2505807(TA95-2505807)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale immédiate et qu'il était privé de tout accès aux soins. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412391(TA95-2412391)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour mention "salarié". Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la décision implicite, celle-ci ayant été remplacée par l'arrêté du 25 juillet 2024 qui a explicitement refusé le titre et assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 432-1 et R. 432-2, ainsi que sur la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2306470(TA95-2306470)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'échelonnement de sa dette de 1 607,51 euros résultant d'un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration ni de se substituer à elle pour accorder un échelonnement. Une telle demande doit d'abord être adressée à France Travail, et seul un refus de cet organisme peut être contesté devant le juge. La décision est fondée sur les principes généraux du code de justice administrative, sans application de textes spécifiques du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411357(TA95-2411357)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Mme A soutenait que sa situation de suroccupation dans le logement de ses parents justifiait une telle reconnaissance. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, car Mme A ne justifiait pas être dépourvue de logement au sens de ces dispositions, la cohabitation avec ses parents ne présentant pas un caractère autonome suffisant pour être assimilée à une absence de logement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2400388(TA95-2400388)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D C, ressortissant italien, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le requérant ne justifiait pas d'un droit au séjour en tant que citoyen européen au sens des articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2209796(TA95-2209796)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société SANEF, qui sollicitait l'indemnisation de ses préjudices subis lors du mouvement des "gilets jaunes" (17 novembre 2018 au 28 juin 2019) sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a reconnu que les actions de blocage et de filtrage constituaient des délits d'entrave à la circulation imputables à un attroupement. Cependant, il a estimé que le simple fait d'empêcher le paiement du péage, sans autre entrave caractérisée, ne constituait pas un délit au sens de l'article L. 412-1 du code de la route, et que la responsabilité de l'État n'était donc pas engagée pour ce motif. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2205792(TA95-2205792)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Biogen France d’une demande de restitution de 55 570 euros de TVA, qu’elle estimait avoir indûment acquittée sur des remises conventionnelles versées à l’URSSAF. La société soutenait que ces remises, constituant des réductions de prix, devaient être exclues de la base d’imposition à la TVA, conformément à l’article 267 du code général des impôts et à la directive 2006/112/CE. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait correctement calculé la TVA en incluant celle-ci dans le montant des remises, faute pour la société d’avoir émis des factures rectificatives ou des avoirs. La solution retenue confirme que le montant des remises versées, sans mention de TVA, est réputé inclure la taxe, et que la restitution ne peut excéder le montant effectivement acquitté.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507014(TA95-2507014)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande d’annulation du refus de l’aide individuelle à la formation opposé par Pôle emploi. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que ce litige, relatif à une prestation servie par Pôle emploi pour le compte de l’organisme gestionnaire du régime d’assurance chômage, relève de la compétence des tribunaux judiciaires en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2116068(TA95-2116068)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation de la décision du maire de Montmorency de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de division foncière déposée par la SCI Sophia. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire de l'acte et l'insuffisance du dossier de demande. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au premier adjoint étant régulière, et a jugé inopérant le moyen relatif à la décision de rejet du recours gracieux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants, sans qu'il soit fait droit à leurs demandes de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409493(TA95-2409493)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B, ressortissante congolaise, contre le refus implicite puis explicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a considéré que la décision explicite du 25 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. La solution retenue par le tribunal, après avoir examiné les moyens soulevés (notamment la violation des articles L. 421-1, L. 423-23, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-congolais), n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur l'ensemble des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409446(TA95-2409446)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant srilankais. La décision a été jugée illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans toutefois ordonner la délivrance d'un titre de séjour. Les conclusions accessoires du requérant ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2402041(TA95-2402041)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a requalifié la décision attaquée en refus explicite du 18 décembre 2023, rejetant l'exception de non-lieu soulevée par le préfet. Il a rejeté les moyens d'annulation, jugeant la décision suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait, et a considéré que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du CESEDA ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2315704(TA95-2315704)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SCCV Bel Air, qui contestait deux refus de permis de construire un immeuble de 28 logements à Meudon (arrêtés des 21 juillet 2023 et 17 avril 2024). La société invoquait notamment l'absence de motivation, l'erreur d'appréciation sur l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France, et la méconnaissance des articles R. 111-2, R. 111-27 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de la commune.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507982(TA95-2507982)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur de 9 577,18 euros, émise par le Centre départemental des finances publiques du Val-d'Oise, en invoquant une atteinte grave à sa dignité et à sa survie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu de l'effet attributif de la saisie et de l'existence d'une quotité saisissable permettant à M. A de subvenir à ses besoins. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409180(TA95-2409180)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour et de renouveler son récépissé. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction du recours, le préfet avait délivré à M. A une carte de résident valable jusqu'en 2034, rendant les conclusions de la requête sans objet. En conséquence, il n'a pas été statué sur les demandes d'annulation et d'injonction, et les demandes de frais de justice ont été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2312399(TA95-2312399)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 14 février 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que ce classement constituait un refus de titre de séjour, car il était fondé sur une appréciation du droit au séjour et non sur le caractère incomplet du dossier. Cette décision a été annulée pour défaut de motivation, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407948(TA95-2407948)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant guinéen. Le tribunal retient que M. A, en tant que parent d’un enfant reconnu réfugié, remplit les conditions de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir ce titre de plein droit. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, ainsi qu’une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2200089(TA95-2200089)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à sa charge au titre des années 2013 et 2014. Le requérant soutenait que certaines sommes taxées comme revenus d'origine indéterminée constituaient des dons manuels, des remboursements de prêt ou des transferts de compte, et que ses revenus d'agent de joueur de football, réalisés au Royaume-Uni, devaient être imposés dans ce pays en vertu de la convention fiscale franco-britannique du 19 juin 2008. Le tribunal a jugé que M. B avait son domicile fiscal en France et que l'administration avait correctement qualifié les sommes en litige, sans méconnaître les stipulations de la convention fiscale. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant ainsi les impositions contestées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315565(TA95-2315565)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B C, ressortissant tunisien, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a rappelé que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 renvoie, pour l'appréciation des ressources, aux dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné le moyen tiré de l'insuffisance des ressources, seul motif du refus préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406134(TA95-2406134)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant marocain. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. B dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

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