Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2507021(TA95-2507021)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire et de délivrer un titre de voyage à M. C, réfugié, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'absence de réponse de l'administration depuis plus de 18 mois, portant atteinte à la liberté d'aller et venir du requérant et l'empêchant de se rendre auprès de sa mère malade en Ouganda. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2416691(TA95-2416691)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, elle est réputée s’être désistée de sa requête, ce désistement étant pur et simple. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2416514(TA95-2416514)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d'une demande d'enregistrement d'une plainte contre les autorités belges. Le juge a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, rappelant que le dépôt de plainte relève du procureur de la République en application de l'article 40 du code de procédure pénale, et non du juge administratif. La décision est fondée sur le 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2402151(TA95-2402151)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre ses trois enfants au regroupement familial. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation en se fondant sur l’insuffisance de surface habitable (36 m² au lieu des 42 m² requis pour quatre personnes), conformément aux articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été écartés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2200104(TA95-2200104)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2017. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et l'irrégularité de la procédure pour défaut de communication de documents, ainsi que la prescription du droit de reprise pour un avantage acquis en 2013. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la proposition de rectification suffisamment motivée et constatant que le contribuable n'avait pas demandé la communication des documents avant la mise en recouvrement. La solution s'appuie sur les articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les articles 12 et 80 quaterdecies du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2504479(TA95-2504479)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a relevé que Mme B ne contestait pas le motif principal du rejet, à savoir la radiation de sa demande de logement social pour défaut de renouvellement. Les autres moyens soulevés par la requérante ont été jugés inopérants car surabondants. En outre, Mme B n'a pas répondu à l'invitation du tribunal à motiver sa requête, malgré le délai imparti. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2402341(TA95-2402341)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le préfet pouvait légalement opposer un défaut de ressources stables et suffisantes, cette condition étant prévue par l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En l'espèce, l'interruption de travail de M. A en 2022 justifiait le refus.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2418877(TA95-2418877)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus partiel de remise gracieuse de deux indus de prime d'activité (112,05 € et 385,41 €). Pour le premier indu, le tribunal a jugé que la décision ne faisait plus grief car la dette avait été intégralement remboursée avant l'introduction du recours. Pour les deux dettes, il a estimé que M. A, bien que de bonne foi, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale, au regard de ses revenus et de ses faibles charges. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2401964(TA95-2401964)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B D épouse A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en droit comme en fait, et que la requérante ne justifiait pas de liens personnels et familiaux en France suffisamment intenses pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2401963(TA95-2401963)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, entré irrégulièrement en France en 2018 et sans lien familial suffisamment établi, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute de preuve d'une intégration professionnelle ou d'une situation familiale particulière.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2417178(TA95-2417178)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a statué sur le recours de M. B, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a examiné les droits de l'intéressé au regard des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Après avoir constaté que M. B ne démontrait pas avoir un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ni recourir systématiquement à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs, le tribunal a rejeté sa demande. La solution retenue est donc le rejet de la requête de M. B.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2303615(TA95-2303615)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 janvier 2023 par laquelle l'OFII a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal estime que l'OFII n'a pas apporté la preuve que l'intéressé s'était abstenu de se présenter à des convocations, fondement du refus, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil à compter du 8 décembre 2022, dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2301070(TA95-2301070)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, demandeur d'asile somalien, contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 23 décembre 2022 était illégale, car elle n'avait pas été précédée de l'information prévue à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans une langue comprise par l'intéressé. En conséquence, la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire a été annulée. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois, sans toutefois faire droit à la demande d'astreinte.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2304700(TA95-2304700)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Vanessa, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2017-2019, assortis de pénalités. La société invoquait une irrégularité de procédure, estimant que l'administration aurait dû lui adresser les courriers à son bureau et non à son siège social. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant pour 2017, la procédure de taxation d'office étant fondée sur l'article L. 66 du livre des procédures fiscales, et non sur une opposition à contrôle fiscal. Pour 2018-2019, il a considéré que l'administration avait régulièrement notifié les actes au siège social, la société n'ayant pas pris ses dispositions pour y recevoir son courrier.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2415436(TA95-2415436)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du département des Hauts-de-Seine de lui accorder une aide du fonds de solidarité pour le logement (FSL) sans condition préalable d’accompagnement social. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui ne régit pas l’attribution du FSL. Il a estimé que la condition d’acceptation d’une mesure d’accompagnement social liée au logement (ASLL) était justifiée par la fragilité budgétaire du foyer, sans erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et le règlement intérieur départemental du FSL.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409445(TA95-2409445)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à M. A, ressortissant malien. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2506381(TA95-2506381)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à Mme A, ressortissante ivoirienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'OFII n'a pas démontré avoir informé la requérante, préalablement à la décision, des possibilités de refus ou de cessation de ces conditions, en méconnaissance des articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité de procédure entraîne l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2401984(TA95-2401984)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. C, ressortissant bangladais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C, involontairement privé d'emploi après un contrat à durée indéterminée, pouvait bénéficier d'une prolongation d'un an de son titre de séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2415539(TA95-2415539)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui renouveler la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a annulé cette décision, estimant que la requérante remplissait les conditions d’attribution fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, notamment en raison d’une mobilité pédestre réduite et d’un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, conformément à l’arrêté du 3 janvier 2017. Le département s’en étant remis à la sagesse du tribunal, la solution retenue fait droit à la demande de Mme B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406011(TA95-2406011)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Sur le fond, il a estimé que les ressources de M. A, appréciées sur les douze mois précédant sa demande, étaient insuffisantes au regard des seuils fixés par les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que cette insuffisance persistait à la date de la décision attaquée. En conséquence, le tribunal a conclu que le refus n'était entaché ni d'erreur de fait, ni d'erreur manifeste d'appréciation, et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

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