Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 771/2613
N° TA95-2402151(TA95-2402151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre ses trois enfants au regroupement familial. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation en se fondant sur l’insuffisance de surface habitable (36 m² au lieu des 42 m² requis pour quatre personnes), conformément aux articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été écartés.
N° TA95-2402341(TA95-2402341)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le préfet pouvait légalement opposer un défaut de ressources stables et suffisantes, cette condition étant prévue par l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En l'espèce, l'interruption de travail de M. A en 2022 justifiait le refus.
N° TA95-2405606(TA95-2405606)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a rejeté la requête de M. D, un réfugié congolais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son épouse au regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par un agent dûment habilité par arrêté préfectoral. Il a rappelé que si les articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) dispensent les réfugiés des conditions de ressources et de logement pour la réunification familiale, cette dispense ne s'applique qu'aux demandes introduites dans un délai de trois mois suivant la reconnaissance de la qualité de réfugié. En l'espèce, la demande ayant été déposée plus de six ans après cette reconnaissance, le préfet était fondé à exiger le respect des conditions de ressources prévues aux articles L. 434-7 et R. 434-4 du CESEDA, que M. D ne remplissait pas.
N° TA95-2405712(TA95-2405712)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son époux au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 434-2, L. 434-7 et R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'époux ne disposant pas d'un titre de séjour d'une durée d'au moins un an. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406134(TA95-2406134)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant marocain. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. B dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2507743(TA95-2507743)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à cette procédure, n'était pas remplie, les motifs invoqués (voyage aux États-Unis lié à la santé de sa fille et à la scolarité de ses petits-enfants) ne justifiant pas une intervention sous 48 heures. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais.
N° TA95-2507714(TA95-2507714)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le changement de statut de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait lui-même contribué à sa situation d'irrégularité en déposant tardivement sa demande de renouvellement de titre de séjour. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2507710(TA95-2507710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 28 février 2025 maintenant la fermeture de l'établissement "Concept Store Discrete Concept - Le Blue Notes". La société requérante invoquait l'urgence liée aux conséquences économiques de la fermeture. Le juge a estimé que cette condition d'urgence n'était pas satisfaite, compte tenu des graves motifs de sécurité et d'ordre public ayant justifié la fermeture, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506441(TA95-2506441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante colombienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré l'absence de réponse de la préfecture depuis octobre 2023. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une demande manifestement mal fondée ou non urgente.
N° TA95-2504479(TA95-2504479)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a relevé que Mme B ne contestait pas le motif principal du rejet, à savoir la radiation de sa demande de logement social pour défaut de renouvellement. Les autres moyens soulevés par la requérante ont été jugés inopérants car surabondants. En outre, Mme B n'a pas répondu à l'invitation du tribunal à motiver sa requête, malgré le délai imparti. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2416691(TA95-2416691)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, elle est réputée s’être désistée de sa requête, ce désistement étant pur et simple. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2416514(TA95-2416514)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d'une demande d'enregistrement d'une plainte contre les autorités belges. Le juge a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, rappelant que le dépôt de plainte relève du procureur de la République en application de l'article 40 du code de procédure pénale, et non du juge administratif. La décision est fondée sur le 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
N° TA95-2507021(TA95-2507021)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire et de délivrer un titre de voyage à M. C, réfugié, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'absence de réponse de l'administration depuis plus de 18 mois, portant atteinte à la liberté d'aller et venir du requérant et l'empêchant de se rendre auprès de sa mère malade en Ouganda. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505807(TA95-2505807)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale immédiate et qu'il était privé de tout accès aux soins. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505791(TA95-2505791)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte. La requérante demandait l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un document provisoire de séjour et de travail. La solution retenue est un désistement pur et simple, aucune somme n'étant mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.
N° TA95-2415125(TA95-2415125)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas que son logement était impropre à l'habitation, insalubre ou dangereux, et a relevé qu'il avait fait preuve de mauvaise foi en indiquant ne plus y résider tout en continuant à percevoir des aides au logement. La décision s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2414704(TA95-2414704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre un arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, et une méconnaissance des articles L. 421-1, L. 435-1, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur la seule absence d'activité professionnelle depuis avril 2023, sans tenir compte de la situation de privation involontaire d'emploi prévue à l'article L. 421-1 du CESEDA. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. A dans un délai d'un mois.
N° TA95-2414008(TA95-2414008)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la commission avait correctement apprécié la situation de M. B, notamment en retenant une surface habitable de 45 m² pour un logement occupé par six personnes, ce qui ne caractérisait pas une suroccupation manifeste au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2413485(TA95-2413485)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 366,38 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière difficile. Le tribunal a jugé que l'indu résultait d'une fausse déclaration caractérisée par une omission volontaire de ressources, ce qui exclut toute remise de dette en application des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la demande de remise gracieuse.
N° TA95-2412391(TA95-2412391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour mention "salarié". Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la décision implicite, celle-ci ayant été remplacée par l'arrêté du 25 juillet 2024 qui a explicitement refusé le titre et assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 432-1 et R. 432-2, ainsi que sur la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993.