Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418247(TA95-2418247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 20 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme C, ressortissante iranienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme C justifiait d'une progression réelle et sérieuse dans ses études, notamment par l'obtention d'un diplôme de niveau B2 et des attestations d'assiduité. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA95-2418167(TA95-2418167)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal écarte le non-lieu à statuer invoqué par le préfet, estimant que la délivrance d’un récépissé ne prive pas la requête d’objet. Il retient que la décision implicite est illégale pour défaut de motivation, faute pour l’administration d’avoir communiqué les motifs malgré la demande de l’intéressé. En application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
N° TA95-2401010(TA95-2401010)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, qui demandait l’annulation de la décision du 23 novembre 2023 du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement mis en demeure le requérant de produire des pièces complémentaires via son espace personnel, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et à l’article 3 de l’arrêté du 3 février 2023. M. D étant réputé avoir été notifié de cette demande, son défaut de production justifiait le classement sans suite, sans erreur de fait ni d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code civil et du décret précité.
N° TA95-2415928(TA95-2415928)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des risques de traitements inhumains en cas de retour au Sri Lanka. Le tribunal a écarté ce moyen, estimant que M. A n'apportait aucun élément circonstancié ou probant pour établir ces risques, d'autant que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2506937(TA95-2506937)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet du Val-d’Oise, qui avait délivré un récépissé, mais a estimé que la condition d’urgence n’était plus remplie à la date de l’ordonnance. En conséquence, l’ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2506280(TA95-2506280)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 21 mars 2025. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506503(TA95-2506503)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B, ressortissant sénégalais, contre deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 14 mars 2025. Le premier arrêté lui refusait un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de cinq ans ; le second l'assignait à résidence. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. B, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés et les conclusions accessoires.
N° TA95-2304494(TA95-2304494)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la société SEED FINCO, qui demandait le remboursement de frais de garantie et de rémunération de caution pour un montant de 93 643,54 euros. La requête, initialement introduite en plein contentieux, avait fait l'objet d'une transmission entre juridictions en raison d'un doute sur la compétence territoriale. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, la procédure étant close par le désistement.
N° TA95-2304493(TA95-2304493)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la société BUFFALO POLAND FINCO II de sa requête en plein contentieux, qui demandait le remboursement de frais de garantie et de rémunération de caution pour un montant de 213 936,85 euros. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative.
N° TA95-2506583(TA95-2506583)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. A, ressortissant turc, contestant un refus de renouvellement de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 3 octobre 2024, et une assignation à résidence du 14 avril 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'être entendu. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés préfectoraux ainsi que les conclusions accessoires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2302254(TA95-2302254)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait l'arrêté du 19 décembre 2022 par lequel le maire de Suresnes s'était opposé à sa déclaration préalable de travaux pour l'installation d'une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que la décision d'opposition avait été régulièrement notifiée dans le délai d'un mois suivant le dépôt de la déclaration, excluant ainsi la naissance d'une décision implicite de non-opposition. Les moyens soulevés par la société, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des dispositions de la loi ELAN, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-1, R. 424-1 et R. 423-23 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2304492(TA95-2304492)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la société BUFFALO POLAND FINANCE, qui demandait le remboursement de frais de garantie et de caution pour un montant total de 127 414,09 euros. La requête, initialement transmise par le Tribunal administratif de Paris, a été abandonnée par la société requérante. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a ordonné qu’il soit donné acte de ce désistement.
N° TA95-2300824(TA95-2300824)
Refus d'échange de permis de conduire ivoirien contre un titre français. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de M. A de sa requête en annulation de la décision du préfet de Loire-Atlantique du 26 juillet 2022. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505169(TA95-2505169)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant comorien demandant une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressé pour lui remettre un récépissé, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2216053(TA95-2216053)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A contestant une lettre de relance et un avis de poursuite par huissier émis par la commune d'Argenteuil pour le recouvrement d'un indu de rémunération. Le tribunal constate que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence du juge de l'exécution, et non de la juridiction administrative. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, les conclusions dirigées contre l'acte de poursuite sont donc rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2506893(TA95-2506893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, ressortissante libanaise, contestant la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant saisi le tribunal huit mois après la décision contestée, écartant ainsi la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2216877(TA95-2216877)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l’association Avenir de la Faïencerie, qui contestait un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pris par le maire de Bourg-la-Reine. Le juge a constaté que le président de l’association ne justifiait pas d’une autorisation de l’assemblée générale pour agir en justice, en l’absence de stipulations statutaires claires sur la représentation en justice. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative. Les conclusions accessoires de la commune ont également été rejetées.
N° TA95-2304495(TA95-2304495)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la société FACTORY FINCO, qui demandait le remboursement de frais de garantie et de rémunération de caution pour un montant de 142 879,96 euros. Aucun texte spécifique n’est appliqué au fond, le désistement étant accepté sans opposition. L’instance est close par cette ordonnance du 12 mai 2025.
N° TA95-2303823(TA95-2303823)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de l'INPI à lui verser 80 000 euros pour harcèlement moral. Le requérant, agent contractuel licencié en 2018, invoquait des agissements répétés fondés sur l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a jugé que les éléments présentés, comme la suppression de primes et la limitation de ses missions, ne constituaient pas un harcèlement moral mais relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique justifié par une manière de servir inadéquate. La demande a donc été rejetée comme non fondée.
N° TA95-2416782(TA95-2416782)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet du Val-d'Oise d'accorder le regroupement familial à un ressortissant algérien pour son épouse. Le préfet avait estimé que les ressources du demandeur étaient insuffisantes, en se basant sur une période de référence erronée. Le juge rappelle que les ressources doivent être appréciées sur les douze mois précédant le dépôt de la demande, conformément à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et au code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les revenus du requérant étant supérieurs au SMIC sur cette période, le motif de refus est infondé. Le tribunal enjoint au préfet d'autoriser le regroupement familial dans un délai de deux mois.