Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505801(TA95-2505801)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a estimé qu'une telle injonction, nécessitant une appréciation de fond sur la demande de titre, présentait un caractère définitif excédant sa compétence en référé. La condition d'urgence et d'utilité n'a pas été examinée au fond, la demande étant irrecevable car ne relevant pas des mesures provisoires que peut ordonner le juge des référés.
N° TA95-2419011(TA95-2419011)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante sénégalaise, contre un arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 refusant son admission au séjour en tant qu'accompagnante d'un mineur malade, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a considéré que la décision de refus de séjour était légalement fondée sur l'article L. 425-9 du CESEDA, applicable à l'étranger malade lui-même, et non sur l'article L. 425-10, qui concerne les parents accompagnants, mais que cette erreur de visa n'affectait pas la légalité de la décision dès lors que la demande de Mme B était irrecevable. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, y compris les conclusions aux fins d'in
N° TA95-2300824(TA95-2300824)
Refus d'échange de permis de conduire ivoirien contre un titre français. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de M. A de sa requête en annulation de la décision du préfet de Loire-Atlantique du 26 juillet 2022. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506010(TA95-2506010)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à M. B, un ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, car l'absence de ce document compromettait gravement la poursuite de son contrat d'apprentissage et l'exposait à un risque d'éloignement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance des articles L. 423-22, R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de huit
N° TA95-2507008(TA95-2507008)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de carte de résident en tant que parent d'enfant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas de manière suffisante la précarité administrative et matérielle alléguée, alors que sa demande de titre était toujours en cours d'instruction. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans examiner les moyens soulevés au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2506643(TA95-2506643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant italien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une décision d'interdiction de retour, celle-ci étant inexistante dans les actes attaqués. Sur le fond, il a estimé que l'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'un contrôle d'identité illégal était inopérant, la décision ne reposant pas sur ce contrôle. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France, et que le refus de délai de départ volontaire était légal en raison du risque de fuite.
N° TA95-2501065(TA95-2501065)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait des refus de renouvellement de titre de séjour et de délivrance de carte de résident. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat d'un désistement pur et simple, sans examen au fond du litige.
N° TA95-2415928(TA95-2415928)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des risques de traitements inhumains en cas de retour au Sri Lanka. Le tribunal a écarté ce moyen, estimant que M. A n'apportait aucun élément circonstancié ou probant pour établir ces risques, d'autant que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2507900(TA95-2507900)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la communication de la décision d'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé que la demande ne satisfaisait pas aux conditions d'urgence et d'utilité requises par ce texte, en l'absence de tout élément fourni par le requérant à cet égard. En conséquence, l'ordonnance prononce le rejet de la requête en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2401959(TA95-2401959)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, détenu à la maison d’arrêt d’Osny, qui demandait l’annulation de la décision implicite refusant la mise à disposition de biens personnels (jeux vidéos et DVD) dans sa cellule. Le tribunal a jugé que ce refus constituait une mesure d’ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car il n’entraînait pas d’effets importants sur la situation personnelle du détenu ni d’atteinte à ses droits fondamentaux. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d’instance ont été déclarées irrecevables. La décision s’appuie sur les articles 22 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et les principes régissant les mesures d’ordre intérieur.
N° TA95-2401010(TA95-2401010)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, qui demandait l’annulation de la décision du 23 novembre 2023 du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement mis en demeure le requérant de produire des pièces complémentaires via son espace personnel, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et à l’article 3 de l’arrêté du 3 février 2023. M. D étant réputé avoir été notifié de cette demande, son défaut de production justifiait le classement sans suite, sans erreur de fait ni d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code civil et du décret précité.
N° TA95-2505640(TA95-2505640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge estime que le requérant n'établit pas l'utilité de la mesure sollicitée, faute d'avoir démontré avoir accompli les démarches préalables nécessaires, notamment via la plateforme "démarches-simplifiées", ou d'avoir relancé l'administration pendant plus de deux ans et demi. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans application directe de l'accord franco-tunisien invoqué.
N° TA95-2416825(TA95-2416825)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 16 juillet 2024 était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. D, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2506891(TA95-2506891)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 28 mars 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du certificat de résidence " vie privée et familiale " de M. A, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour, et le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA95-2506937(TA95-2506937)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet du Val-d’Oise, qui avait délivré un récépissé, mais a estimé que la condition d’urgence n’était plus remplie à la date de l’ordonnance. En conséquence, l’ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2505120(TA95-2505120)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C, ressortissant comorien, d’une demande d’injonction visant à obtenir une convocation pour la remise d’un récépissé de renouvellement de sa carte de séjour. En défense, le préfet des Hauts-de-Seine a justifié avoir convoqué l’intéressé le 25 avril 2025 pour lui délivrer le récépissé sollicité. La juge des référés a constaté que cette convocation rendait sans objet les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en rejetant les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2403507(TA95-2403507)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C et Mme A D demandant l’annulation d’un permis de construire délivré le 16 mai 2023 par le maire d’Issy-les-Moulineaux à la SCCV Issy-les-Moulineaux 1 Bourgain pour la démolition de cinq bâtiments et la construction d’un immeuble de trente-deux logements. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de transmission au contrôle de légalité (jugé inopérant), l’incomplétude du dossier de demande (plans et gestion des eaux pluviales jugés conformes à l’article R. 431-10 du code de l’urbanisme), et les violations alléguées du plan local d’urbanisme (articles UB 7, UB 10.2, UB 12.1.2, 4.3, 15.2.1 et R. 111-2 du code de l’urbanisme). La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2507983(TA95-2507983)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de lui délivrer un certificat d'immatriculation. Le juge a estimé que la condition d'urgence, qui implique qu'une mesure doive être prise dans les 48 heures pour sauvegarder une liberté fondamentale, n'était pas suffisamment justifiée par les seuls frais de fourrière et les difficultés de déplacement invoqués. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2403513(TA95-2403513)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B et de la SCI Cardonn visant à annuler un permis de construire délivré par le maire d'Issy-les-Moulineaux pour la démolition de cinq bâtiments et la construction d'un immeuble de trente-deux logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de transmission au contrôle de légalité (jugé inopérant), l'incomplétude du dossier de demande, et la méconnaissance de diverses dispositions du plan local d'urbanisme et du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2418247(TA95-2418247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 20 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme C, ressortissante iranienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme C justifiait d'une progression réelle et sérieuse dans ses études, notamment par l'obtention d'un diplôme de niveau B2 et des attestations d'assiduité. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.