Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2303615(TA95-2303615)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 janvier 2023 par laquelle l'OFII a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal estime que l'OFII n'a pas apporté la preuve que l'intéressé s'était abstenu de se présenter à des convocations, fondement du refus, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil à compter du 8 décembre 2022, dans un délai d'un mois.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2504479(TA95-2504479)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a relevé que Mme B ne contestait pas le motif principal du rejet, à savoir la radiation de sa demande de logement social pour défaut de renouvellement. Les autres moyens soulevés par la requérante ont été jugés inopérants car surabondants. En outre, Mme B n'a pas répondu à l'invitation du tribunal à motiver sa requête, malgré le délai imparti. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507982(TA95-2507982)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur de 9 577,18 euros, émise par le Centre départemental des finances publiques du Val-d'Oise, en invoquant une atteinte grave à sa dignité et à sa survie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu de l'effet attributif de la saisie et de l'existence d'une quotité saisissable permettant à M. A de subvenir à ses besoins. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2304700(TA95-2304700)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Vanessa, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2017-2019, assortis de pénalités. La société invoquait une irrégularité de procédure, estimant que l'administration aurait dû lui adresser les courriers à son bureau et non à son siège social. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant pour 2017, la procédure de taxation d'office étant fondée sur l'article L. 66 du livre des procédures fiscales, et non sur une opposition à contrôle fiscal. Pour 2018-2019, il a considéré que l'administration avait régulièrement notifié les actes au siège social, la société n'ayant pas pris ses dispositions pour y recevoir son courrier.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2304827(TA95-2304827)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par la SARL Sun Persan B, exploitant un restaurant rapide, d’une demande de décharge de rappels de TVA (mai 2017-juin 2019), de contribution à l’audiovisuel public (2018-2019) et d’une amende, contestant l’usage de la procédure d’évaluation d’office pour opposition à contrôle fiscal. En cours d’instance, l’administration a substitué à la majoration de 100 % pour opposition une majoration de 10 % pour retard de déclaration, entraînant un dégrèvement partiel sur lequel le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions de la société portant sur des impositions non visées dans sa réclamation préalable (notamment les rappels de TVA 2017-2018 et la contribution à l’audiovisuel). Sur le fond, il a admis la substitution de base légale demandée par l’administration (article L. 66 du livre des procédures fiscales), estimant que la société n’avait pas été privée de garanties procédurales, et a rejeté le surplus de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2304912(TA95-2304912)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 6 février 2023 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII de Montrouge avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas mis le demandeur en mesure de présenter ses observations écrites préalablement, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2305075(TA95-2305075)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a statué sur la requête de M. A, qui contestait ses impositions à l'impôt sur le revenu pour 2019 et 2020. Le tribunal a donné acte du désistement partiel du requérant concernant la prise en compte de son quotient familial, suite à un dégrèvement de 18 124 euros accordé par l'administration. Sur le fond, M. A n'a pas démontré le caractère exagéré de ses impositions, notamment en ce qui concerne l'évaluation des avantages en nature, et sa demande de réduction supplémentaire de 2 506 euros a été rejetée. La décision s'appuie sur les articles 12, 79 et 82 du code général des impôts, ainsi que sur l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2505791(TA95-2505791)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte. La requérante demandait l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un document provisoire de séjour et de travail. La solution retenue est un désistement pur et simple, aucune somme n'étant mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2416691(TA95-2416691)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, elle est réputée s’être désistée de sa requête, ce désistement étant pur et simple. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409493(TA95-2409493)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B, ressortissante congolaise, contre le refus implicite puis explicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a considéré que la décision explicite du 25 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. La solution retenue par le tribunal, après avoir examiné les moyens soulevés (notamment la violation des articles L. 421-1, L. 423-23, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-congolais), n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur l'ensemble des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409446(TA95-2409446)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant srilankais. La décision a été jugée illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans toutefois ordonner la délivrance d'un titre de séjour. Les conclusions accessoires du requérant ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2505807(TA95-2505807)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale immédiate et qu'il était privé de tout accès aux soins. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2416514(TA95-2416514)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d'une demande d'enregistrement d'une plainte contre les autorités belges. Le juge a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, rappelant que le dépôt de plainte relève du procureur de la République en application de l'article 40 du code de procédure pénale, et non du juge administratif. La décision est fondée sur le 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2306470(TA95-2306470)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'échelonnement de sa dette de 1 607,51 euros résultant d'un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration ni de se substituer à elle pour accorder un échelonnement. Une telle demande doit d'abord être adressée à France Travail, et seul un refus de cet organisme peut être contesté devant le juge. La décision est fondée sur les principes généraux du code de justice administrative, sans application de textes spécifiques du code du travail.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2306951(TA95-2306951)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu, de cotisations sociales et de contributions sur les hauts revenus pour les années 2017 à 2019, issus de rehaussements des bénéfices de la SCI Vanessa. Le tribunal a jugé régulière la procédure d'opposition à contrôle fiscal, estimant que l'administration avait correctement adressé les notifications au siège social de la SCI et aux adresses personnelles de son gérant, sans que l'état de santé de M. B ne justifie une irrégularité. La décision s'appuie sur l'article L. 74 du livre des procédures fiscales, qui permet l'évaluation d'office en cas d'opposition au contrôle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507403(TA95-2507403)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, un ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et la méconnaissance de l'article 17 du règlement. Le tribunal a jugé que son mariage récent et son séjour très court en France ne caractérisaient pas une vie privée et familiale stable et ancienne, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409180(TA95-2409180)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour et de renouveler son récépissé. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction du recours, le préfet avait délivré à M. A une carte de résident valable jusqu'en 2034, rendant les conclusions de la requête sans objet. En conséquence, il n'a pas été statué sur les demandes d'annulation et d'injonction, et les demandes de frais de justice ont été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2507282(TA95-2507282)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de se prononcer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, visant à obtenir une décision administrative définitive, ne présentait pas un caractère conservatoire ou provisoire et excédait ainsi sa compétence dans le cadre de ce référé subsidiaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence invoquée par le requérant.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2507021(TA95-2507021)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire et de délivrer un titre de voyage à M. C, réfugié, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'absence de réponse de l'administration depuis plus de 18 mois, portant atteinte à la liberté d'aller et venir du requérant et l'empêchant de se rendre auprès de sa mère malade en Ouganda. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309677(TA95-2309677)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à Mme C le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la requérante, entrée en France le 31 juillet 2022, a manifesté sa volonté de demander l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le retard d'enregistrement étant imputable aux contraintes administratives. Il enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil et de verser l'allocation pour demandeur d'asile de manière rétroactive, sans astreinte, et condamne l'OFII à verser 1 000 euros à l'avocate de Mme C au titre des frais de justice.

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