Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2205882(TA95-2205882)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2014 à 2016. Le requérant invoquait principalement des irrégularités de procédure (absence d'avis de vérification, violation des droits de la défense et de l'article 8 de la CEDH) et contestait le bien-fondé des impositions, notamment l'application de l'article 155 A du code général des impôts. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la procédure régulière et les impositions justifiées, sans faire droit aux demandes de décharge ni aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506411(TA95-2506411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » et la délivrance d’un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du dépôt tardif de la demande de renouvellement par l’intéressé, effectué début 2025 alors que son titre avait expiré le 5 décembre 2024, et de l’absence de justification de démarches entreprises avant le 13 novembre 2024. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2505934(TA95-2505934)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 mars 2025 refusant un titre de séjour à M. B et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que l'exécution de la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son contrat d'apprentissage et de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA95-2416048(TA95-2416048)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant invoquait l'inadaptation de son logement à son handicap, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que la commission de médiation avait pris acte de la situation de handicap de M. A, mais a estimé que les conditions pour une désignation prioritaire n'étaient pas remplies, sans que le texte ne précise davantage les motifs du rejet. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2415954(TA95-2415954)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les pièces du dossier, notamment un certificat médical non circonstancié, ne permettaient pas d'établir que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, au sens de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. En l'absence de preuve d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du recours systématique à une aide technique ou humaine, la condition d'attribution n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2313840(TA95-2313840)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière, notamment en l’absence d’obligation de nouvel entretien préalable pour une demande de rétablissement. Il a également jugé que le refus était fondé sur l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. B ne justifiant ni de sa situation de vulnérabilité ni des raisons de son absence prolongée. Enfin, le moyen tiré de la directive 2013/33/UE a été écarté comme inopérant, celle-ci étant transposée en droit interne.
N° TA95-2108666(TA95-2108666)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Soleda Negoce, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés, de TVA et de CVAE pour les exercices 2014 à 2016. La société invoquait notamment l'irrégularité de l'exercice du droit de communication par un agent non habilité et le défaut de débat oral et contradictoire. Le tribunal a jugé que le droit de communication avait été exercé par un agent de catégorie B, conformément à l'article R. 81-1 du livre des procédures fiscales, et que l'administration n'était pas tenue d'informer le contribuable de son intention d'exercer ce droit ni de soumettre au débat les éléments recueillis auprès de tiers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, confirmant ainsi les impositions litigieuses.
N° TA95-2305069(TA95-2305069)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. B C, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017. Ces impositions faisaient suite à la saisie de biens contrefaits lors d’une perquisition, dont la valeur vénale a été imposée sur le fondement de l’article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et a écarté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la prise en compte de charges ou à la composition du quotient familial. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge ou de réduction des impositions et des pénalités.
N° TA95-2210389(TA95-2210389)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018, consécutives à la requalification du solde créditeur du compte courant d'associé de M. C dans la SARL Besta protection en revenus distribués (art. 111 c du CGI). Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant aux requérants de formuler utilement leurs observations. Il a également écarté les moyens relatifs à l'absence d'appréhension des sommes et au bien-fondé des majorations appliquées.
N° TA95-2115989(TA95-2115989)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D épouse A d’une demande indemnitaire dirigée contre l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) en raison de manquements lors de sa prise en charge médicale, notamment un retard de diagnostic ayant conduit à une perforation digestive. Après avoir examiné le rapport d’expertise et rejeté la demande de contre-expertise jugée inutile, le tribunal a retenu la responsabilité de l’AP-HP pour défaut d’information et prise en charge fautive. Il a condamné l’AP-HP à verser à la requérante une somme totale de 83 875 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, ainsi que les frais d’expertise et une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute en droit administratif et les dispositions du code de la santé publique relatives à l’information des patients.
N° TA95-2115560(TA95-2115560)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel, qui contestait le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par la commune de La Garenne-Colombes. La juridiction a jugé irrecevables pour tardiveté les conclusions à fin d'annulation de la décision du 30 novembre 2020, le recours gracieux formé le 25 janvier 2021 ayant fait naître une décision implicite de rejet le 25 mars 2021, et la requête n'ayant été enregistrée que le 7 décembre 2021, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les autres demandes de Mme B ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fonction publique territoriale.
N° TA95-2507708(TA95-2507708)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour, en invoquant l'urgence et l'application de l'accord franco-algérien. Le juge a estimé que cette demande excédait sa compétence, car elle ne tendait pas à une mesure provisoire mais à une injonction définitive de délivrance d'un titre de séjour. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2507905(TA95-2507905)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français et d’interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Morangis (Essonne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2416393(TA95-2416393)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige relatif au refus d’attribution de la carte mobilité inclusion (mention "invalidité" ou "priorité") à M. B par la maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de cette affaire, en application des articles L. 142-8 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, qui attribuent ce contentieux au juge judiciaire. En conséquence, la requête est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, et le dossier est transmis au tribunal judiciaire de Nanterre, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au tribunal des conflits.
N° TA95-2416488(TA95-2416488)
Refus d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) – Tribunal administratif de Cergy-Pontoise – Incompétence de la juridiction administrative au profit du tribunal judiciaire. La requête de Mme B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente. En application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l'AEEH relèvent du contentieux de la sécurité sociale, donc du tribunal judiciaire de Pontoise. Le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA95-2416521(TA95-2416521)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, qui demandait la levée d'une interdiction bancaire d'émettre des chèques suite à un chèque sans provision. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige de droit privé entre un client et son établissement bancaire relève de la seule compétence des juridictions civiles de l'ordre judiciaire. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 131-79 du code monétaire et financier.
N° TA95-2416525(TA95-2416525)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise du 27 mai 2024 ajournant à deux ans sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a rappelé que, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, un recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations est requis avant tout recours contentieux. En l'absence de preuve que Mme A avait exercé ce recours préalable, sa requête a été jugée irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2418273(TA95-2418273)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant des retraits de points de son permis de conduire. Le juge a constaté que la décision 48 SI, notifiée le 24 juin 2016, rendait opposables ces retraits et faisait courir le délai de recours de deux mois, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours administratif formé après l'expiration de ce délai n'a pu l'interrompre et n'a donné lieu qu'à une décision purement confirmative insusceptible de recours. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée.
N° TA95-2503456(TA95-2503456)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'Association Pikpik Environnement d’un recours pour excès de pouvoir. L’association s’est désistée de ses conclusions en annulation, désistement accepté comme pur et simple par le tribunal sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La juridiction a donné acte de ce désistement par ordonnance. Elle a toutefois rejeté la demande de l’association tendant à la condamnation de l’État à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA95-2504475(TA95-2504475)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A C dirigée contre la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précisés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, de l'injonction et des conclusions présentées au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de la construction et de l'habitation (articles L. 300-1, L. 441-2-3, R. 441-14-1) et le code de justice administrative.