Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2315704(TA95-2315704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SCCV Bel Air, qui contestait deux refus de permis de construire un immeuble de 28 logements à Meudon (arrêtés des 21 juillet 2023 et 17 avril 2024). La société invoquait notamment l'absence de motivation, l'erreur d'appréciation sur l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France, et la méconnaissance des articles R. 111-2, R. 111-27 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de la commune.
N° TA95-2205792(TA95-2205792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Biogen France d’une demande de restitution de 55 570 euros de TVA, qu’elle estimait avoir indûment acquittée sur des remises conventionnelles versées à l’URSSAF. La société soutenait que ces remises, constituant des réductions de prix, devaient être exclues de la base d’imposition à la TVA, conformément à l’article 267 du code général des impôts et à la directive 2006/112/CE. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait correctement calculé la TVA en incluant celle-ci dans le montant des remises, faute pour la société d’avoir émis des factures rectificatives ou des avoirs. La solution retenue confirme que le montant des remises versées, sans mention de TVA, est réputé inclure la taxe, et que la restitution ne peut excéder le montant effectivement acquitté.
N° TA95-2402041(TA95-2402041)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a requalifié la décision attaquée en refus explicite du 18 décembre 2023, rejetant l'exception de non-lieu soulevée par le préfet. Il a rejeté les moyens d'annulation, jugeant la décision suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait, et a considéré que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du CESEDA ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA95-2402151(TA95-2402151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre ses trois enfants au regroupement familial. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation en se fondant sur l’insuffisance de surface habitable (36 m² au lieu des 42 m² requis pour quatre personnes), conformément aux articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été écartés.
N° TA95-2402341(TA95-2402341)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le préfet pouvait légalement opposer un défaut de ressources stables et suffisantes, cette condition étant prévue par l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En l'espèce, l'interruption de travail de M. A en 2022 justifiait le refus.
N° TA95-2507710(TA95-2507710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 28 février 2025 maintenant la fermeture de l'établissement "Concept Store Discrete Concept - Le Blue Notes". La société requérante invoquait l'urgence liée aux conséquences économiques de la fermeture. Le juge a estimé que cette condition d'urgence n'était pas satisfaite, compte tenu des graves motifs de sécurité et d'ordre public ayant justifié la fermeture, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2405606(TA95-2405606)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a rejeté la requête de M. D, un réfugié congolais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son épouse au regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par un agent dûment habilité par arrêté préfectoral. Il a rappelé que si les articles L. 561-2 et L. 561-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) dispensent les réfugiés des conditions de ressources et de logement pour la réunification familiale, cette dispense ne s'applique qu'aux demandes introduites dans un délai de trois mois suivant la reconnaissance de la qualité de réfugié. En l'espèce, la demande ayant été déposée plus de six ans après cette reconnaissance, le préfet était fondé à exiger le respect des conditions de ressources prévues aux articles L. 434-7 et R. 434-4 du CESEDA, que M. D ne remplissait pas.
N° TA95-2506441(TA95-2506441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante colombienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré l'absence de réponse de la préfecture depuis octobre 2023. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une demande manifestement mal fondée ou non urgente.
N° TA95-2405712(TA95-2405712)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son époux au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 434-2, L. 434-7 et R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'époux ne disposant pas d'un titre de séjour d'une durée d'au moins un an. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406134(TA95-2406134)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant marocain. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. B dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2409446(TA95-2409446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant srilankais. La décision a été jugée illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sans toutefois ordonner la délivrance d'un titre de séjour. Les conclusions accessoires du requérant ont été rejetées.
N° TA95-2409493(TA95-2409493)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B, ressortissante congolaise, contre le refus implicite puis explicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a considéré que la décision explicite du 25 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. La solution retenue par le tribunal, après avoir examiné les moyens soulevés (notamment la violation des articles L. 421-1, L. 423-23, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-congolais), n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur l'ensemble des conclusions.
N° TA95-2507743(TA95-2507743)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à cette procédure, n'était pas remplie, les motifs invoqués (voyage aux États-Unis lié à la santé de sa fille et à la scolarité de ses petits-enfants) ne justifiant pas une intervention sous 48 heures. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais.
N° TA95-2507714(TA95-2507714)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le changement de statut de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait lui-même contribué à sa situation d'irrégularité en déposant tardivement sa demande de renouvellement de titre de séjour. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2414704(TA95-2414704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre un arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, et une méconnaissance des articles L. 421-1, L. 435-1, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur la seule absence d'activité professionnelle depuis avril 2023, sans tenir compte de la situation de privation involontaire d'emploi prévue à l'article L. 421-1 du CESEDA. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. A dans un délai d'un mois.
N° TA95-2415125(TA95-2415125)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas que son logement était impropre à l'habitation, insalubre ou dangereux, et a relevé qu'il avait fait preuve de mauvaise foi en indiquant ne plus y résider tout en continuant à percevoir des aides au logement. La décision s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2507982(TA95-2507982)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur de 9 577,18 euros, émise par le Centre départemental des finances publiques du Val-d'Oise, en invoquant une atteinte grave à sa dignité et à sa survie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu de l'effet attributif de la saisie et de l'existence d'une quotité saisissable permettant à M. A de subvenir à ses besoins. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2507403(TA95-2507403)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, un ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et la méconnaissance de l'article 17 du règlement. Le tribunal a jugé que son mariage récent et son séjour très court en France ne caractérisaient pas une vie privée et familiale stable et ancienne, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2416349(TA95-2416349)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département du Val-d’Oise de lui délivrer la carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les pièces du dossier ne permettaient pas d’établir que la requérante remplissait les conditions fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation de la décision du 11 septembre 2024.
N° TA95-2506411(TA95-2506411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » et la délivrance d’un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du dépôt tardif de la demande de renouvellement par l’intéressé, effectué début 2025 alors que son titre avait expiré le 5 décembre 2024, et de l’absence de justification de démarches entreprises avant le 13 novembre 2024. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.