Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2202144(TA95-2202144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de la commune d'Argenteuil, qui demandait réparation pour divers préjudices (patrimonial, physique, moral et financier). La requérante invoquait un recours abusif aux contrats à durée déterminée, une absence de contrat écrit lors d’un changement d’affectation, et une sanction disciplinaire déguisée. Le tribunal a estimé que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. Cette décision s’appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fonction publique territoriale.
N° TA95-2414599(TA95-2414599)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que M. D n'établissait pas avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents avant l'édiction de la mesure. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2506676(TA95-2506676)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A C B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 433-4 du CESEDA, erreur manifeste d'appréciation) n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA95-2507060(TA95-2507060)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour demander la suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 mars 2025 procédant au retrait de son titre de séjour. Le juge a admis l'urgence, présumée en matière de retrait de titre, mais a rejeté la requête en estimant qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de fait, méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-23, L. 432-4 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2413022(TA95-2413022)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais reconnu réfugié, contestant le rejet implicite de sa demande de carte de résident. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré le titre de séjour sollicité en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il a jugé que le refus implicite initial était illégal, engageant la responsabilité de l'État pour faute, en application de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et du préjudice moral subis.
N° TA95-2413715(TA95-2413715)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en constatant que l'intéressé avait changé d'employeur sans autorisation, ce qui le privait du droit au renouvellement de plein droit prévu par l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La décision a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France.
N° TA95-2502681(TA95-2502681)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'apportant pas de précisions suffisantes sur ses conditions d'existence actuelles ni ne démontrant l'impossibilité de subvenir aux besoins de ses enfants. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-7, R. 431-10 et R. 431-11.
N° TA95-2409862(TA95-2409862)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, le tribunal s'étant fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA95-2414608(TA95-2414608)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de la situation personnelle. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était légalement fondée, ce qui entraîne le rejet des conclusions dirigées contre les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23.
N° TA95-2414620(TA95-2414620)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant et que sa demande, fondée sur sa vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA), ne l'obligeait pas à examiner d'office un droit au séjour en tant qu'étudiant (article L. 422-1). Les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, le requérant étant célibataire et ses parents résidant au Bénin. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français a également été validée.
N° TA95-1804532(TA95-1804532)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A B, agent contractuel de la commune de Boulogne-Billancourt, contestant l'arrêté du 6 mars 2018 la plaçant en congé de maladie ordinaire du 1er juillet 2015 au 31 mars 2018. La requérante invoquait notamment l'illégalité de cet arrêté en raison d'une erreur de fait, d'un défaut de motivation, d'un vice de procédure lié à l'absence de visite médicale de reprise, et d'un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'administration avait régulièrement appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, et que la décision contestée était légalement fondée. En conséquence, la requête a été rejetée, et Mme B a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2506977(TA95-2506977)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du certificat de résidence "vie privée et familiale" de Mme A Épouse B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car le préfet avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 23 juillet 2025. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2506592(TA95-2506592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, pour suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a donné acte du désistement et condamné l'État à verser 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2506680(TA95-2506680)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant afghan reconnu réfugié. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation irrégulière et privé de ressources, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2506373(TA95-2506373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement des titres de séjour "visiteur" de Mme et M. A, ressortissants chinois. La condition d'urgence a été reconnue, le refus de renouvellement les plaçant en situation irrégulière et précaire. Le tribunal a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison d'une possible méconnaissance de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506612(TA95-2506612)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de carte de résident opposée à Mme B Xu par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que la requérante s’était vu délivrer en cours d’instance une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 16 juillet 2025, justifiant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler. Cette circonstance faisait échec à la présomption d’urgence habituellement reconnue en cas de refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2506711(TA95-2506711)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour du préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et que les moyens invoqués n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’injonction et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2504674(TA95-2504674)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante malienne, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisante pour faire droit à la requête, car la demande de renouvellement de titre de séjour avait été déposée hors des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'administration n'était pas tenue de délivrer l'attestation de prolongation d'instruction en vertu de l'article R. 431-15-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2506296(TA95-2506296)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas de ses attaches familiales ou de son insertion professionnelle en France, ni de l'absence de liens avec son pays d'origine. En conséquence, la mesure d'éloignement a été jugée légale et la requête rejetée.
N° TA95-2506300(TA95-2506300)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant malien. Le juge a admis l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de sept jours.