Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2506678(TA95-2506678)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une requête en suspension de la décision "48SI" du 29 janvier 2025 invalidant le permis de conduire de M. A B pour solde de points nul, a rejeté la demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car malgré l'atteinte à la situation professionnelle du requérant, la multiplicité et la répétition des infractions routières commises (excès de vitesse, usage du téléphone, non-respect de feux rouges) primaient sur les intérêts individuels au regard des exigences de sécurité routière. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505161(TA95-2505161)
Requête de Mme A contre le rejet implicite de son recours amiable visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise constate que la commission de médiation du Val-d'Oise a, postérieurement à l'introduction du recours, rendu une décision favorable le 17 janvier 2025. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503758(TA95-2503758)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement pur et simple de la SAS Alterna Energie de sa requête en référé provision. La société demandait la condamnation du centre d'accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre au paiement de 251 541,28 euros pour des factures impayées. Le désistement est accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2405613(TA95-2405613)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, le ministre ayant restitué plusieurs points et retiré la décision d'invalidation contestée, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Sur le surplus, le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points a été écarté comme inopérant, cette notification n'affectant pas la légalité des retraits. Enfin, le moyen relatif au défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été rejeté, le tribunal estimant que les conditions de délivrance de cette information n'étaient pas contestées utilement.
N° TA95-2405532(TA95-2405532)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision d’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points consécutifs à des infractions de 2021 et 2023. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les points de l’infraction de 2023 et la décision d’invalidation, ceux-ci ayant été restitués. Pour l’infraction du 4 juillet 2021, le tribunal a annulé le retrait de points, faute pour l’administration d’avoir prouvé que M. B avait reçu l’information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. La solution retenue est l’annulation partielle, avec injonction de restituer les points litigieux, sur le fondement des articles précités du code de la route.
N° TA95-2413409(TA95-2413409)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision "48 SI" invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à trois infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel concernant l’infraction du 27 septembre 2023, le point retiré ayant été restitué en application de l’article L. 223-6 du code de la route. Sur le surplus, il a rejeté les conclusions de M. A, jugeant inopérant le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, cette notification n’affectant pas la légalité des décisions. Le moyen relatif à l’imputabilité des infractions a également été écarté, cette question relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire.
N° TA95-2503607(TA95-2503607)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 février 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, en application des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration, et celui fondé sur l'article R. 221-13 du code de la route. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route, relatif à la suspension du permis pour usage du téléphone tenu en main cumulé avec une autre infraction.
N° TA95-2418419(TA95-2418419)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A B dirigée contre le refus de la CPAM du Val-d'Oise de l'admettre à l'aide médicale de l'État (AME). Le juge a considéré que la requête, qui ne comportait que des moyens irrecevables ou manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande, pouvait être rejetée sans instruction complémentaire en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que le contentieux de l'AME relève du plein contentieux et que le requérant doit soumettre une argumentation propre à établir que la décision méconnaît ses droits, ce qui n'a pas été fait. La décision se fonde notamment sur les articles L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles et L. 861-1 du code de la sécurité sociale, relatifs aux conditions de ressources pour bénéficier de l'AME.
N° TA95-2503552(TA95-2503552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission de médiation du Val-d’Oise. En cours d’instance, le préfet a produit une décision du 28 février 2025 reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la demande de la requérante. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2402124(TA95-2402124)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du jury national du CESI prononçant l'arrêt de sa formation d'ingénieur sous statut apprenti. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la notification était inopérant, la décision relevant du jury national. Il a également estimé que, faute pour Mme B d'avoir validé l'ensemble de ses unités d'enseignement après un passage conditionnel, le jury pouvait légalement prononcer l'arrêt de formation, sans que le juge administratif puisse contrôler cette appréciation. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2402126(TA95-2402126)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du jury national du CESI du 19 octobre 2023 prononçant l'arrêt de sa formation d'ingénieur sous statut apprenti. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la notification était inopérant, la décision relevant de la compétence exclusive du jury national. Il a également estimé que, faute pour l'étudiant d'avoir validé l'ensemble des unités d'enseignement après un passage conditionnel, le jury pouvait légalement prononcer l'arrêt de la formation en application du règlement des études. La demande indemnitaire fondée sur une notification tardive a été implicitement rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA95-2306336(TA95-2306336)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de police de Paris refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n’a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.
N° TA95-2304029(TA95-2304029)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un permis de construire délivré par la commune de Vaucresson à la SA Immobilière 3F pour un projet de 12 logements sociaux, un commerce et un pôle médical. Le tribunal a d'abord admis l'intervention du syndicat des copropriétaires voisin, puis a examiné les moyens soulevés. Il a jugé que les éventuelles imprécisions du dossier de demande n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation ou de frais de justice.
N° TA95-2409578(TA95-2409578)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante philippine, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d’office que la requête était irrecevable, car la décision attaquée était inexistante : la demande de titre de séjour, envoyée par voie postale, n’était pas valable, le préfet n’ayant pas prescrit cette modalité de dépôt. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les demandes de titre de séjour doivent être effectuées via un téléservice ou par comparution personnelle, sauf prescription contraire du préfet. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2202750(TA95-2202750)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C épouse A, qui contestait le refus de renouvellement de son agrément d'assistante maternelle par le département des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de la requérante, faute de décision préalable de l'administration sur ce point. Sur le fond, il a estimé que le président du conseil départemental avait pu légalement refuser le renouvellement de l'agrément en se fondant sur des éléments suffisamment établis, conformément à l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2304668(TA95-2304668)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C, tireur sportif, contestant un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 février 2023 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d'en acquérir ou détenir. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de plusieurs articles du code de la sécurité intérieure et une méconnaissance de l'autorité de la chose jugée suite à l'annulation d'un précédent arrêté similaire. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la non-destruction des armes, les jugeant irrecevables car relevant de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 312-12 du code de la sécurité intérieure. La solution finale sur le fond de l'affaire n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est prononcé sur la compétence et a informé les parties d'un possible moyen relevé d'office.
N° TA95-2305063(TA95-2305063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 27 février 2023 par lequel la commune de Clamart avait refusé un permis de construire à la société Batival. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration avant de retirer le permis tacite né du silence de l'administration. En effet, le permis de construire était devenu tacite à l'issue du délai d'instruction de trois mois, et son retrait ultérieur était irrégulier. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté de refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2305229(TA95-2305229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS SOFRIMO, qui contestait un rappel de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 136 350 euros pour la période de janvier à septembre 2021. L’administration fiscale avait remis en cause le remboursement d’un crédit de TVA accordé à la société, estimant que les dépenses concernées n’avaient pas de lien direct avec une activité imposable. Le tribunal a confirmé cette position, constatant que la société n’exerçait plus d’activité immobilière depuis 2008 et se limitait à une gestion patrimoniale de titres, sans lien avec les dépenses litigieuses. La décision s’appuie sur l’article 271 du code général des impôts et la directive 2006/112/CE, qui exigent un lien direct et immédiat entre les dépenses et les opérations taxables pour ouvrir droit à déduction de la TVA.
N° TA95-2305230(TA95-2305230)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C contestant la décision du 13 février 2023 par laquelle la commune de Beaumont-sur-Oise a constaté la caducité de son permis de construire. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et qu'elle n'avait pas à être précédée d'une procédure contradictoire. Sur le fond, il a rappelé que la délivrance d'un permis modificatif ne fait pas courir un nouveau délai de validité et que la pandémie de COVID-19 ne constitue pas un cas de force majeure suspendant le délai de caducité prévu à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2301220(TA95-2301220)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de M. B qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation au titre de l'année 2022 pour une maison située à Goussainville, que l'administration considérait comme sa résidence secondaire. Le juge estime que le requérant avait la disposition effective du bien au 1er janvier 2022, car il était meublé et habitable, et que sa résidence principale se trouvait ailleurs. Le moyen tiré de l’insolvabilité est jugé inopérant, relevant du pouvoir gracieux de l’administration. La décision s’appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.