Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

52 256 décisions disponibles — page 807/2613

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410599(TA95-2410599)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à M. A, réfugié reconnu par la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal juge que la délivrance d'une simple attestation de prolongation d'instruction ne prive pas la requête d'objet. Il retient que M. A bénéficie de plein droit de la carte de résident de dix ans en vertu des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est enjoint de délivrer le titre dans un délai de deux mois, et l'Etat est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2305585(TA95-2305585)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de Mme C, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2021. La requérante, âgée de 24 ans et employée à temps plein, ne pouvait bénéficier de l'abattement pour étudiants prévu au 36° de l'article 81 du code général des impôts, sa formation de trois mois ne constituant pas des études supérieures au sens de ce texte. Le moyen tiré d'une prise de position formelle de l'administration (articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales) est écarté car postérieure à la mise en recouvrement. Enfin, les conclusions relatives aux pénalités sont devenues sans objet, l'administration en ayant prononcé le dégrèvement en cours d'instance.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2210746(TA95-2210746)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de la SCPI GENEPIERRE 1, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. La société demandait la réduction de ses cotisations, arguant notamment que certaines surfaces (halls, couloirs, paliers) devaient bénéficier d'un coefficient de pondération de 0,5. Le tribunal a jugé que ces espaces n'avaient pas une valeur d'utilisation réduite par rapport à l'affectation principale du local, conformément à l'article 324 Z de l'annexe III du code général des impôts, et que l'administration avait correctement appliqué un coefficient de 0,5 aux seuls locaux techniques. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2305327(TA95-2305327)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, Mme C et M. A tendant à l’annulation d’un permis de construire délivré par la commune de Bessancourt à la SCCV European Homes 181 pour un immeuble de 72 logements. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable le recours de M. A, faute pour lui de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Sur le fond, il a écarté l’ensemble des moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance des articles UA 3, UA 4, UG 9, UA 11 et UA 12 du règlement du plan local d’urbanisme, ainsi que des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2313234(TA95-2313234)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, Mme C et M. D, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Issy-les-Moulineaux pour la démolition de cinq bâtiments et la construction d'un immeuble de trente-deux logements. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants, bien que voisins immédiats, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car les atteintes alléguées (vues, ensoleillement, nuisances sonores) n'étaient pas établies avec une précision suffisante au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2303971(TA95-2303971)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de M. A, qui contestait son imposition sur le revenu pour 2021 et demandait un échéancier de paiement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 849 euros en cours d'instance. Le surplus des conclusions en réduction a été rejeté, faute pour le requérant de justifier la déductibilité d'intérêts d'emprunt. Enfin, les conclusions tendant à l'obtention d'un nouvel échéancier de paiement ont été rejetées comme irrecevables, le juge de l'impôt n'ayant pas compétence pour accorder de tels délais.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311900(TA95-2311900)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante indienne, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a estimé que sa présence récente en France et l'absence de preuve d'une rupture totale des liens avec l'Inde ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2200293(TA95-2200293)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU Dexim, qui contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis par l'Université Paris Nanterre pour le recouvrement de frais de formation professionnelle. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à la régularité de l'acte de recouvrement et au bien-fondé de la créance, faute pour la société d'avoir saisi au préalable l'ordonnateur de l'université, conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, en l'absence de demande préalable à l'administration. La demande de la société a donc été intégralement rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2315934(TA95-2315934)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l’annulation du refus du ministre de l’économie et des finances de lui reverser la pension de réversion de son premier époux, M. B. La solution retenue est fondée sur l’application des articles L. 38 et L. 44 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui excluent le conjoint divorcé remarié avant le décès du fonctionnaire du bénéfice de la pension de réversion si ce droit est déjà ouvert à un autre ayant cause. En l’espèce, Mme C bénéficiant de la pension de réversion de son second époux, le moyen tiré de l’erreur d’appréciation a été écarté, et la requête rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2312471(TA95-2312471)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 30 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, au motif que sa présence constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal a jugé que la seule présentation d'une fausse carte d'identité italienne lors de son embauche ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2302605(TA95-2302605)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 24 avril 2025, du désistement pur et simple de la SAS LASER SYSTEMS et SOLUTIONS OF EUROPE. Cette société demandait le remboursement de créances de crédit d'impôt recherche pour les années 2014 et 2015, pour un montant total de 743 485 euros. Aucun texte fiscal n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par le désistement de la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418277(TA95-2418277)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'une carte de résident de dix ans après quatre ans de résidence régulière. En l'absence de contestation du préfet, le requérant remplit les conditions requises. Le tribunal enjoint au préfet compétent de délivrer cette carte de résident dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2415035(TA95-2415035)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 septembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante mauricienne. Le tribunal retient une erreur de droit, car le préfet a exigé un visa de long séjour alors que la demande était fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel dispense de cette condition. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311948(TA95-2311948)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, infirmière, qui contestait le refus de la CNRACL de prendre en compte sa prolongation d'activité du 11 mars au 31 décembre 2022 dans le calcul de sa pension de retraite. Le tribunal a rejeté sa demande comme irrecevable en raison de sa tardiveté, la requête ayant été enregistrée le 23 août 2023 alors que la décision contestée datait du 14 février 2023. Cette solution s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2300911(TA95-2300911)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme C, qui contestait un refus partiel de décharge de responsabilité solidaire pour des cotisations d'impôt sur le revenu et contributions sociales (2013-2014). La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2414391(TA95-2414391)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait une cotisation de taxe d'habitation pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision prise sur sa réclamation préalable, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2506851(TA95-2506851)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415817(TA95-2415817)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'une contrainte délivrée par France Travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et ce, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2506853(TA95-2506853)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire et d’interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante résidait à Lucé (Eure-et-Loir) à la date de la décision attaquée, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif d’Orléans, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2506856(TA95-2506856)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, constate que le requérant résidait à Bobigny (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.

Résumé IA