Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505204(TA95-2505204)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. E, ressortissant portugais, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs aux citoyens de l'Union européenne, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement porte sur la légalité des décisions préfectorales au regard des textes applicables, dont le CESEDA et le code de justice administrative.
N° TA95-2506150(TA95-2506150)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant libanais, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait convoqué le requérant le 24 avril 2025, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus de la requête, incluant la demande de frais de procédure.
N° TA95-2505206(TA95-2505206)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise assignant à résidence un ressortissant turc faisant l’objet d’une mesure d’expulsion, a constaté que cette assignation relevait du 6° de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application des articles L. 732-8 et L. 922-2 du même code, une telle décision ne relève pas de la compétence du juge unique mais de la formation collégiale du tribunal. Par conséquent, le tribunal a renvoyé l’affaire en formation collégiale pour qu’elle statue sur les conclusions en annulation.
N° TA95-2506037(TA95-2506037)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre sa carte de séjour « étudiant », arrivée à expiration, afin de pouvoir déposer une demande de renouvellement. Le juge estime que cette demande est manifestement dépourvue d’utilité, la requérante n’établissant pas être dans l’impossibilité de déposer une demande de renouvellement sans ce titre expiré. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2504246(TA95-2504246)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B à un rendez-vous sous huit jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête portait sur l’impossibilité d’accéder à la plateforme « Administration numérique des étrangers en France » (ANEF) malgré plusieurs tentatives, compromettant la situation professionnelle et le droit au séjour de l’intéressé. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, sans faire obstacle à une décision administrative. La demande d’astreinte a été rejetée, et les conclusions relatives au déblocage du compte ANEF ont été jugées sans objet.
N° TA95-2302117(TA95-2302117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, agent communal, contestant un arrêté de retenue sur traitement pour absence de service fait, un refus de protection fonctionnelle, et demandant réparation pour harcèlement moral et préjudices. Par un courrier du 20 mars 2025, M. B s'est désisté purement et simplement de l'ensemble de sa requête. Par ordonnance du 22 avril 2025, le président de la 10ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Sarcelles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA95-2505412(TA95-2505412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, au motif que le transfert vers l'Italie ne constitue pas un éloignement vers son pays d'origine et que M. B n'a pas démontré l'existence de défaillances systémiques en Italie. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505496(TA95-2505496)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que M. B avait été mis à même de présenter ses observations lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que l'illégalité de la procédure pénale alléguée était sans incidence sur la régularité de la procédure administrative d'éloignement. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et les principes généraux du droit de l'Union européenne.
N° TA95-2505547(TA95-2505547)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 26 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public était inopérant. Il a également estimé que le requérant ne justifiait pas remplir les conditions pour obtenir un titre de séjour sur le fondement des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 613-1, L. 613-2 et L. 732-1 du même code.
N° TA95-2505552(TA95-2505552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme D, représentants légaux de leur fils mineur B, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, la décision attaquée est fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet un refus si la demande d'asile n'a pas été sollicitée dans le délai légal de 90 jours suivant la naissance sans motif légitime. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le retard de dix jours dans le dépôt de la demande d'asile pour l'enfant, né le 16 décembre 2024, n'était pas justifié par un motif légitime, les parents ne démontrant pas une incompréhension excusable de la procédure.
N° TA95-2505598(TA95-2505598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux requêtes (n° 2505598 et 2505601) par Mme E C et M. B I D, demandant l'annulation des décisions du 27 mars 2025 par lesquelles l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Les requérants invoquent notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, l'absence d'entretien de vulnérabilité par un agent formé, et une méconnaissance des articles L. 522-1, L. 522-2, L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a donc confirmé la légalité des refus de l'OFII.
N° TA95-2505609(TA95-2505609)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C, ressortissant égyptien, pour contester un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français de deux ans, ainsi qu'un second arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'accord franco-italien du 3 octobre 1997, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505638(TA95-2505638)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A C, alias M. B A D, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 27 mars 2025 du préfet des Hauts-de-Seine l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait un défaut de motivation de la décision. Le tribunal a estimé que l’arrêté contesté comportait un énoncé suffisamment précis des circonstances de droit et de fait, et a donc écarté ce moyen. En conséquence, les conclusions d’annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2505649(TA95-2505649)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant marocain, dans ce département. La juridiction a estimé que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation, car M. A résidait en réalité en Seine-Saint-Denis lors de ses séjours en France, rendant les obligations de pointage à Sèvres disproportionnées. Le tribunal a substitué la base légale de l'arrêté, fondé à tort sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (obligation de quitter le territoire), par le 4° du même article (remise aux autorités d'un autre État), mais a maintenu l'annulation pour erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2505030(TA95-2505030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 13 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car elle a été introduite au-delà du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, M. C étant déjà assisté d'une avocate commise d'office.
N° TA95-2505728(TA95-2505728)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant algérien demandant une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré le document sollicité, rendant les conclusions principales sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En revanche, il a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505748(TA95-2505748)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de l'OFII refusant à Mme A, ressortissante guinéenne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que l'OFII n'avait pas pris en compte la vulnérabilité particulière de la requérante, mère isolée d'un jeune enfant, en violation des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lus à la lumière de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de huit jours.
N° TA95-2504993(TA95-2504993)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant afghan, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 18 mars 2025 de l’OFII lui refusant les conditions matérielles d’accueil pour dépôt tardif de sa demande d’asile. En cours d’instance, l’OFII a retiré cette décision le 25 mars 2025 et a accordé à M. A le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a constaté que le retrait définitif de l’acte attaqué rendait sans objet les conclusions en annulation et en injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais d’instance a été rejetée.
N° TA95-2504980(TA95-2504980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc et australien, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler et à circuler dans l'espace Schengen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant ne démontrait pas de manière suffisante que la situation précaire invoquée (perte d'une opportunité professionnelle et atteinte à sa stabilité familiale) présentait un degré de gravité et d'immédiateté justifiant une intervention du juge des référés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres conditions de l'article L. 521-3. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux documents provisoires de séjour.
N° TA95-2504969(TA95-2504969)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F C, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a considéré que la décision était signée par une autorité compétente et a écarté les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.