Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2506451(TA95-2506451)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-de-Marne suspendant le permis de conduire de M. B pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, convoyeur de fonds, n'a pas démontré que son activité professionnelle était exclusivement dépendante de la conduite ni qu'il ne pouvait être affecté à d'autres tâches. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505683(TA95-2505683)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 26 mars 2025 par laquelle l'OFII refusait à M. A, ressortissant mauritanien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que le retard dans la présentation de la demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 551-15 du CESEDA, était imputable à l'administration, qui avait reporté l'entretien, et non au demandeur. La décision a donc été jugée entachée d'une inexacte application des textes. L'OFII a été enjoint de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2506656(TA95-2506656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d’un titre de voyage à M. A, réfugié. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le requérant n’établissant pas avoir donné suite à une convocation préfectorale du 12 mars 2025 pour le recueil de ses empreintes, ni justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai pour son voyage au Portugal. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2506452(TA95-2506452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A, ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a déclaré irrecevables les conclusions visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire, au motif que cette mesure bénéficie d'une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, excluant le recours à la procédure de référé suspension. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505206(TA95-2505206)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise assignant à résidence un ressortissant turc faisant l’objet d’une mesure d’expulsion, a constaté que cette assignation relevait du 6° de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application des articles L. 732-8 et L. 922-2 du même code, une telle décision ne relève pas de la compétence du juge unique mais de la formation collégiale du tribunal. Par conséquent, le tribunal a renvoyé l’affaire en formation collégiale pour qu’elle statue sur les conclusions en annulation.
N° TA95-2505280(TA95-2505280)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. F, ressortissant bangladais, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 19 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2506037(TA95-2506037)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre sa carte de séjour « étudiant », arrivée à expiration, afin de pouvoir déposer une demande de renouvellement. Le juge estime que cette demande est manifestement dépourvue d’utilité, la requérante n’établissant pas être dans l’impossibilité de déposer une demande de renouvellement sans ce titre expiré. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505292(TA95-2505292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'intensité des attaches personnelles et familiales de l'intéressé en France. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale".
N° TA95-2506105(TA95-2506105)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de désaffectation de M. B de son poste d'auxiliaire d'unité de vie à la maison d'arrêt d'Osny-Pontoise. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la nécessité des revenus perdus ou d'un préjudice suffisamment grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505295(TA95-2505295)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 mars 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) et exposait les motifs de fait et de droit justifiant la mesure d'éloignement, l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2413741(TA95-2413741)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 août 2024 refusant le renouvellement de son certificat de résidence « salarié » et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a délivré à l’intéressée le titre de séjour sollicité le 18 mars 2025. Par ordonnance du 22 avril 2025, le tribunal a constaté que les conclusions principales et accessoires étaient devenues sans objet et n’y a pas statué, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2505287(TA95-2505287)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5, 21, 22 et 26 du règlement précité, ainsi que des stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, les autorités espagnoles ayant accepté la prise en charge du demandeur.
N° TA95-2505415(TA95-2505415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 1er mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que l'assignation à résidence était légalement fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de M. B demeurait une perspective raisonnable malgré le recours pendant contre la mesure d'éloignement. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2505376(TA95-2505376)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A pour contester un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un second arrêté l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de qualification juridique des faits, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, en particulier celui tiré de l'absence de menace réelle à l'ordre public au sens des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique.
N° TA95-2311930(TA95-2311930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme B, ressortissante marocaine, contestant d'une part le refus implicite du préfet du Val-d'Oise d'abroger une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise en 2022, et d'autre part son assignation à résidence en 2025. Le tribunal a jugé que le refus d'abroger l'OQTF n'était pas entaché d'illégalité, et que l'assignation à résidence était justifiée et proportionnée. Les décisions ont été rendues sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2500372(TA95-2500372)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B D, ressortissant européen, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a retenu que M. B D justifiait d'une résidence continue en France de plus de cinq ans en tant que citoyen de l'Union, lui ouvrant droit à un titre de séjour permanent sur le fondement des articles L. 234-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure d'éloignement a été jugée illégale, car elle méconnaît ces dispositions et l'article L. 251-2 du même code. La décision attaquée a été annulée, et il a été enjoint au préfet compétent de délivrer à M. B D un titre de séjour de dix ans.
N° TA95-2504684(TA95-2504684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, afin d'obtenir une convocation pour la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande ne relevant pas d'un renouvellement de titre. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et du code de justice administrative.
N° TA95-2504780(TA95-2504780)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A n'a pas justifié de circonstances particulières justifiant un traitement prioritaire de sa première demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée en octobre 2023. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA95-2504784(TA95-2504784)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant albanais demandant une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour étudiant. En cours d'instance, le préfet a justifié avoir délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 29 juin 2025. Le juge a constaté que cette attestation produisait les mêmes effets que le récépissé sollicité, rendant la demande d'injonction sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais irrépétibles.
N° TA95-2504969(TA95-2504969)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F C, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a considéré que la décision était signée par une autorité compétente et a écarté les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.