Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2416081(TA95-2416081)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait l’annulation d’une décision de retrait de points et d’invalidation de son permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas signée, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 15 novembre 2024, l’intéressée n’a pas produit une copie signée de sa requête dans le délai imparti. L’ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du même code.
N° TA95-2308875(TA95-2308875)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C, agent territorial admis à la retraite pour invalidité, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 25 avril 2023 de la CNRACL lui refusant une rente d’invalidité et une majoration spéciale pour tierce personne. En cours d’instance, M. C s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a toutefois fait droit à sa demande de frais d’instance en condamnant la caisse des dépôts à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2308014(TA95-2308014)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une ancienne adjointe au maire d'Herblay-sur-Seine, qui contestait le refus de la commune de régulariser ses cotisations d'assurance vieillesse pour la période de son mandat. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, il a jugé que le litige, relatif à l'application des législations de sécurité sociale, relève de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
N° TA95-2416815(TA95-2416815)
Refus d'attribution d'un logement social. Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour le requérant d'avoir produit la décision attaquée et tout moyen, malgré une demande de régularisation. Application des articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2500433(TA95-2500433)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une ordonnance ayant rejeté une requête relative à un trop-perçu d’allocation d’aide au retour à l’emploi, constate que cette ordonnance a été rendue en premier et dernier ressort. En application des articles R. 351-2 et R. 811-1 du code de justice administrative, il estime que seul le Conseil d’État est compétent pour connaître d’un éventuel pourvoi en cassation. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Conseil d’État.
N° TA95-2313109(TA95-2313109)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 4 août 2023 de la CNRACL refusant son départ anticipé à la retraite pour carrière longue. Le requérant contestait le décompte de ses trimestres et l’absence d’information. En cours d’instance, M. C s’est désisté purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 24 avril 2025, mettant fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2415902(TA95-2415902)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, présidente d'une association, qui demandait l'annulation d'un permis de démolir délivré par le maire de Clichy-La-Garenne. La requête n'était pas accompagnée des pièces obligatoires (décision attaquée et statuts de l'association), comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 600-4 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation notifiée par le tribunal via l'application Télérecours, la requérante n'a pas produit les documents requis dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2415817(TA95-2415817)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'une contrainte délivrée par France Travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et ce, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506856(TA95-2506856)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, constate que le requérant résidait à Bobigny (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2506853(TA95-2506853)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire et d’interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante résidait à Lucé (Eure-et-Loir) à la date de la décision attaquée, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif d’Orléans, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506851(TA95-2506851)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2400513(TA95-2400513)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour la perte d’une chaîne hi-fi lors de son transfert entre deux établissements pénitentiaires. Le tribunal a estimé que le requérant n’apportait pas de preuves suffisantes pour établir une faute de l’administration pénitentiaire dans la protection de ses biens, conformément à l’article R. 332-39 du code pénitentiaire. En l’absence d’inventaire contradictoire et de documents établissant la réalité du préjudice, la responsabilité de l’État n’a pas été retenue. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA95-2506396(TA95-2506396)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, constate que le requérant résidait à Cachan (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2501299(TA95-2501299)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre une décision de la commission de médiation de l’Essonne rejetant sa demande de logement prioritaire, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relève de la compétence du Tribunal administratif de Versailles, dans le ressort duquel se trouve le département de l’Essonne. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2506395(TA95-2506395)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Cachan (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506479(TA95-2506479)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que la requérante réside dans le Val-de-Marne, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Melun. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2501300(TA95-2501300)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait des injonctions à l'administration (délivrance d'une carte grise et validation d'une inscription en moto-école). Le juge a rappelé qu'il ne peut, en dehors des cas prévus par la loi, adresser des injonctions à l'administration à titre principal dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506785(TA95-2506785)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante d'établir un préjudice suffisamment grave justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2501406(TA95-2501406)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car il n'appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l'administration pour traiter une telle demande. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi.
N° TA95-2505712(TA95-2505712)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, suspend l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant iranien bénéficiaire de la protection subsidiaire. La condition d'urgence est présumée remplie et le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande sous quinze jours et de délivrer un document provisoire de séjour sous 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.