Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2203919(TA95-2203919)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, notaire, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des rappels de TVA pour les années 2010 à 2012, ainsi que les pénalités correspondantes. Le requérant invoquait notamment une irrégularité de sa convocation devant la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires et contestait divers chefs de rectification. La juridiction a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, s'appuyant sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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N° TA95-2204837(TA95-2204837)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A épouse Mhara contestant le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le département des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, un défaut de motivation, et le caractère disproportionné de la décision. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était légale, considérant que les conditions d'accueil ne garantissaient plus la sécurité et l'épanouissement des enfants, conformément aux articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. La requête a été rejetée dans son intégralité.

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N° TA95-2211883(TA95-2211883)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL ANR, qui contestait des rappels de TVA et une amende pour factures de complaisance au titre des années 2016 à 2018. La société invoquait l'irrégularité de la procédure pour défaut de saisine de la commission départementale des impôts directs, mais le tribunal a jugé que le litige portant sur la déductibilité de la TVA ne relevait pas de la compétence de cette commission. Sur le fond, l'administration avait remis en cause la déduction de la TVA sur des factures émises par les sociétés MSN, Hygiène et Propreté et La Colombe, considérées comme des factures de complaisance. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et l'amende prévue au 1. du I de l'article 1737 du code général des impôts.

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N° TA95-2215500(TA95-2215500)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme et M. C, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Les requérants invoquaient l'irrégularité de la procédure en raison de l'annulation d'une visite domiciliaire et de saisie. Le tribunal a jugé que cette annulation était sans incidence sur le contrôle sur pièces de leur situation fiscale personnelle, car la visite concernait la vérification de comptabilité de la SARL SARGEX, distincte de leur propre contrôle. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, fondée sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

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N° TA95-2305612(TA95-2305612)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL SOLANUM, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2019. L'administration fiscale avait remis en cause la déductibilité de charges correspondant à des factures de sous-traitance émises par la société Sob, les jugeant fictives. Le tribunal a estimé que l'administration apportait des éléments suffisants (défaillances déclaratives de Sob, absence de moyens humains, enquête pour blanchiment) pour établir le caractère fictif des prestations, tandis que la SARL SOLANUM n'a produit aucun justificatif de leur réalité. La solution est fondée sur les règles de preuve issues de l'article 39 du code général des impôts.

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N° TA95-2301064(TA95-2301064)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SA BNP PARIBAS, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021, 2022 et 2023. La société contestait le calcul de la surface pondérée de son immeuble de bureaux, estimant que les dégagements, réserves, sanitaires, vestiaires, salles de détente et espaces de loisirs devaient être affectés d'un coefficient de pondération de 0,5. Le tribunal a jugé que ces espaces, en raison de leur usage commun ou accessoire à l'activité de bureau, ne pouvaient bénéficier de ce coefficient réduit, conformément aux articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de l'annexe III à ce code.

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N° TA95-2307585(TA95-2307585)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 23 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le motif de menace pour l'ordre public, fondé sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité italienne lors d'une embauche, était insuffisant pour justifier le refus au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du même code a été écarté, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régissant la situation de l'intéressé pour une activité salariée.

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N° TA95-2301220(TA95-2301220)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de M. B qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation au titre de l'année 2022 pour une maison située à Goussainville, que l'administration considérait comme sa résidence secondaire. Le juge estime que le requérant avait la disposition effective du bien au 1er janvier 2022, car il était meublé et habitable, et que sa résidence principale se trouvait ailleurs. Le moyen tiré de l’insolvabilité est jugé inopérant, relevant du pouvoir gracieux de l’administration. La décision s’appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

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N° TA95-2302839(TA95-2302839)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant syrien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. B et que les conditions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, le requérant ne justifiant pas d'un mariage de trois ans avec une ressortissante française. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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N° TA95-2313196(TA95-2313196)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’autoriser le regroupement familial pour ses quatre enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que le logement de M. A ne présentait pas une superficie suffisante pour accueillir une famille de neuf personnes, en application des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les ressources du demandeur n’étaient pas stables et suffisantes au sens de l’article L. 434-8 du même code. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, considérant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A.

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N° TA95-2306333(TA95-2306333)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 18 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. La solution retenue est fondée sur une erreur d'appréciation du préfet concernant l'application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la simple présentation d'une carte d'identité italienne contrefaite lors d'une embauche ne suffisant pas à établir une menace pour l'ordre public. Le tribunal a également relevé que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis 2017 et d'une activité professionnelle stable, sans que la décision ne méconnaisse les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

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N° TA95-2306336(TA95-2306336)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de police de Paris refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n’a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.

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N° TA95-2306344(TA95-2306344)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre sollicité, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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N° TA95-2107518(TA95-2107518)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2020 par lequel le maire de Bourg-la-Reine ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la société Orange pour l'installation de six antennes relais. Le tribunal a jugé que M. B, propriétaire d'un pavillon situé dans une commune voisine, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, car il n'établissait pas que le projet affectait directement ses conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. La solution retenue est fondée sur l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

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N° TA95-2316435(TA95-2316435)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 13 octobre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de regroupement familial de M. A pour ses enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appréciant les ressources du demandeur sur la période de référence, car il avait retenu une composition familiale erronée (sept personnes au lieu de cinq). La solution retenue est fondée sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui fixent les conditions de ressources suffisantes et stables pour le regroupement familial.

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N° TA95-2210111(TA95-2210111)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Braxton Open House d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 2 mai 2022 par lequel la commune de Gennevilliers lui a refusé un permis de construire. En cours d’instance, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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N° TA95-2410599(TA95-2410599)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à M. A, réfugié reconnu par la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal juge que la délivrance d'une simple attestation de prolongation d'instruction ne prive pas la requête d'objet. Il retient que M. A bénéficie de plein droit de la carte de résident de dix ans en vertu des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est enjoint de délivrer le titre dans un délai de deux mois, et l'Etat est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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N° TA95-2413093(TA95-2413093)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante bangladaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'un défaut d'examen, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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N° TA95-2305230(TA95-2305230)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C contestant la décision du 13 février 2023 par laquelle la commune de Beaumont-sur-Oise a constaté la caducité de son permis de construire. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et qu'elle n'avait pas à être précédée d'une procédure contradictoire. Sur le fond, il a rappelé que la délivrance d'un permis modificatif ne fait pas courir un nouveau délai de validité et que la pandémie de COVID-19 ne constitue pas un cas de force majeure suspendant le délai de caducité prévu à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme.

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N° TA95-2305229(TA95-2305229)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS SOFRIMO, qui contestait un rappel de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 136 350 euros pour la période de janvier à septembre 2021. L’administration fiscale avait remis en cause le remboursement d’un crédit de TVA accordé à la société, estimant que les dépenses concernées n’avaient pas de lien direct avec une activité imposable. Le tribunal a confirmé cette position, constatant que la société n’exerçait plus d’activité immobilière depuis 2008 et se limitait à une gestion patrimoniale de titres, sans lien avec les dépenses litigieuses. La décision s’appuie sur l’article 271 du code général des impôts et la directive 2006/112/CE, qui exigent un lien direct et immédiat entre les dépenses et les opérations taxables pour ouvrir droit à déduction de la TVA.

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