Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2301064(TA95-2301064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SA BNP PARIBAS, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021, 2022 et 2023. La société contestait le calcul de la surface pondérée de son immeuble de bureaux, estimant que les dégagements, réserves, sanitaires, vestiaires, salles de détente et espaces de loisirs devaient être affectés d'un coefficient de pondération de 0,5. Le tribunal a jugé que ces espaces, en raison de leur usage commun ou accessoire à l'activité de bureau, ne pouvaient bénéficier de ce coefficient réduit, conformément aux articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de l'annexe III à ce code.
N° TA95-2301220(TA95-2301220)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de M. B qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation au titre de l'année 2022 pour une maison située à Goussainville, que l'administration considérait comme sa résidence secondaire. Le juge estime que le requérant avait la disposition effective du bien au 1er janvier 2022, car il était meublé et habitable, et que sa résidence principale se trouvait ailleurs. Le moyen tiré de l’insolvabilité est jugé inopérant, relevant du pouvoir gracieux de l’administration. La décision s’appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA95-2302839(TA95-2302839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant syrien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. B et que les conditions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, le requérant ne justifiant pas d'un mariage de trois ans avec une ressortissante française. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2305327(TA95-2305327)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, Mme C et M. A tendant à l’annulation d’un permis de construire délivré par la commune de Bessancourt à la SCCV European Homes 181 pour un immeuble de 72 logements. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable le recours de M. A, faute pour lui de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Sur le fond, il a écarté l’ensemble des moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance des articles UA 3, UA 4, UG 9, UA 11 et UA 12 du règlement du plan local d’urbanisme, ainsi que des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2305585(TA95-2305585)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de Mme C, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2021. La requérante, âgée de 24 ans et employée à temps plein, ne pouvait bénéficier de l'abattement pour étudiants prévu au 36° de l'article 81 du code général des impôts, sa formation de trois mois ne constituant pas des études supérieures au sens de ce texte. Le moyen tiré d'une prise de position formelle de l'administration (articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales) est écarté car postérieure à la mise en recouvrement. Enfin, les conclusions relatives aux pénalités sont devenues sans objet, l'administration en ayant prononcé le dégrèvement en cours d'instance.
N° TA95-2407555(TA95-2407555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a relevé que le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour pour avis, alors que M. C justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées (refus de titre, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA95-2306372(TA95-2306372)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C, ressortissant tunisien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’un récépissé, mais le tribunal l’a écartée, faute de preuve d’un retrait ou d’une abrogation de la décision contestée. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus au motif qu’elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la durée de résidence en France de M. C et de son mariage avec une compatriote en situation régulière.
N° TA95-2410750(TA95-2410750)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer une carte de résident à Mme B, ressortissante marocaine et mère d’un enfant français. La requérante, qui séjournait régulièrement en France depuis 2016 avec des titres de séjour successifs, remplissait les conditions de l’article L. 423-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2313234(TA95-2313234)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, Mme C et M. D, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Issy-les-Moulineaux pour la démolition de cinq bâtiments et la construction d'un immeuble de trente-deux logements. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants, bien que voisins immédiats, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car les atteintes alléguées (vues, ensoleillement, nuisances sonores) n'étaient pas établies avec une précision suffisante au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2415823(TA95-2415823)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de ses attaches privées en France. Le tribunal a estimé que M. A n'établissait pas la réalité de sa relation avec une ressortissante française, ni l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2407519(TA95-2407519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante taïwanaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision de refus de titre de séjour était légale, notamment au regard des articles L. 421-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et fixation du pays de destination ont été maintenues.
N° TA95-2418526(TA95-2418526)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 15 novembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné l'expulsion de M. A, ressortissant marocain. Le juge estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace grave et actuelle pour l'ordre public, au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision se fonde sur l'ancienneté des infractions pénales commises entre 2015 et 2021, l'absence de récidive depuis, et les efforts d'intégration de M. A (suivi médical, travail). En conséquence, l'arrêté préfectoral est annulé.
N° TA95-2414209(TA95-2414209)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 12 octobre 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, car M. C ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2307364(TA95-2307364)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 mars 2023 par lequel le maire de Saint-Cloud s'était opposé à la déclaration préalable de la société On Tower France pour l'installation d'antennes relais. Le tribunal a jugé que le motif initial de l'opposition, tiré de l'incomplétude du dossier d'information prévu à l'article L. 34-9-1 du code des postes et des communications électroniques, était illégal, car ce document n'est pas exigé par le code de l'urbanisme pour l'instruction des autorisations d'urbanisme. La demande de substitution de motif formulée par la commune, fondée sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, a été rejetée, les risques pour la sécurité publique n'étant pas établis. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et a condamné la commune à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2303971(TA95-2303971)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de M. A, qui contestait son imposition sur le revenu pour 2021 et demandait un échéancier de paiement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 849 euros en cours d'instance. Le surplus des conclusions en réduction a été rejeté, faute pour le requérant de justifier la déductibilité d'intérêts d'emprunt. Enfin, les conclusions tendant à l'obtention d'un nouvel échéancier de paiement ont été rejetées comme irrecevables, le juge de l'impôt n'ayant pas compétence pour accorder de tels délais.
N° TA95-2500099(TA95-2500099)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 4 novembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur les ressources du demandeur sur une période de cinq ans, alors que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, combiné à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, impose de n'examiner que les trois années précédant la demande. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2407805(TA95-2407805)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 17 avril 2024 refusant son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de fait sur son âge et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2411393(TA95-2411393)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème chambre) a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par la SCI Hamdi et la SARL AD2R contre un permis de construire délivré le 7 mars 2024 par la commune de Châtenay-Malabry à la société Vallée Sud Hydrogène pour un site de production et de distribution d’hydrogène. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérantes de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, malgré la mitoyenneté de leur propriété avec le terrain d’assiette du projet. La solution retenue est fondée sur l’absence d’éléments suffisamment précis et étayés démontrant une atteinte directe aux conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de leur bien.
N° TA95-2413093(TA95-2413093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante bangladaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'un défaut d'examen, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2213098(TA95-2213098)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les demandes de la SNC TOURS ALBERT, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021 concernant un immeuble situé à Rueil-Malmaison. La société soutenait que les locaux, en raison de travaux de réhabilitation, n'avaient plus la qualité d'immeuble bâti imposable au 1er janvier de chaque année. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas entraîné une démolition totale ou une atteinte au gros œuvre rendant l'immeuble impropre à toute utilisation, conformément à la jurisprudence sur l'article 1380 du code général des impôts. Par conséquent, l'immeuble conservait son caractère de propriété bâtie et restait imposable, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la catégorie d'imposition subsidiaire invoquée.