Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505598(TA95-2505598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux requêtes (n° 2505598 et 2505601) par Mme E C et M. B I D, demandant l'annulation des décisions du 27 mars 2025 par lesquelles l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Les requérants invoquent notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, l'absence d'entretien de vulnérabilité par un agent formé, et une méconnaissance des articles L. 522-1, L. 522-2, L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a donc confirmé la légalité des refus de l'OFII.
N° TA95-2505609(TA95-2505609)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C, ressortissant égyptien, pour contester un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français de deux ans, ainsi qu'un second arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'accord franco-italien du 3 octobre 1997, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505638(TA95-2505638)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A C, alias M. B A D, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 27 mars 2025 du préfet des Hauts-de-Seine l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait un défaut de motivation de la décision. Le tribunal a estimé que l’arrêté contesté comportait un énoncé suffisamment précis des circonstances de droit et de fait, et a donc écarté ce moyen. En conséquence, les conclusions d’annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2505649(TA95-2505649)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant marocain, dans ce département. La juridiction a estimé que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation, car M. A résidait en réalité en Seine-Saint-Denis lors de ses séjours en France, rendant les obligations de pointage à Sèvres disproportionnées. Le tribunal a substitué la base légale de l'arrêté, fondé à tort sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (obligation de quitter le territoire), par le 4° du même article (remise aux autorités d'un autre État), mais a maintenu l'annulation pour erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2505728(TA95-2505728)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant algérien demandant une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré le document sollicité, rendant les conclusions principales sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En revanche, il a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505748(TA95-2505748)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de l'OFII refusant à Mme A, ressortissante guinéenne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que l'OFII n'avait pas pris en compte la vulnérabilité particulière de la requérante, mère isolée d'un jeune enfant, en violation des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lus à la lumière de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de huit jours.
N° TA95-2506761(TA95-2506761)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le titre de séjour actuel de l'intéressée n'expire que le 2 juin 2025 et qu'elle peut, en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifier de la régularité de son séjour pendant les trois mois suivant cette expiration. Le risque de licenciement invoqué est jugé hypothétique, et les démarches entreprises sont insuffisantes pour démontrer une urgence justifiant l'intervention du juge des référés.
N° TA95-2506737(TA95-2506737)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de certificat de résident pour réfugié présentée par M. B, ressortissant sri-lankais. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'a pas justifié avoir déposé sa demande de renouvellement dans les délais légaux prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa demande ayant été présentée après l'expiration de son titre. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2506604(TA95-2506604)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de Mme A, ressortissante malienne, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter en priorité sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation de séjour. Le juge rappelle que la condition d'urgence est en principe constatée pour une demande de renouvellement de titre, mais que le requérant doit justifier de circonstances particulières. En l'espèce, Mme A n'établit pas avoir déposé des dossiers complets ni avoir contesté les décisions de clôture de ses précédentes demandes, et ne justifie donc pas de circonstances particulières impliquant un examen prioritaire de sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, faute d'urgence caractérisée.
N° TA95-2506603(TA95-2506603)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant le renouvellement du titre de séjour de Mme A épouse C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de changement de statut (de "salarié" à "conjoint de Français") constituait une première demande, ne bénéficiant pas de la présomption d'urgence. Il a également relevé que le délai de traitement n'était pas anormalement long et que la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506591(TA95-2506591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé l'autorisant à travailler, en raison de l'urgence liée à la précarité de sa situation. Le juge estime que la demande est mal fondée, car la naissance d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, intervenue après quatre mois de silence de l'administration en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait obstacle à la mesure sollicitée.
N° TA95-2506586(TA95-2506586)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de M. A C B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés rappelle que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet, et que la délivrance d'attestations provisoires ne fait pas obstacle à cette naissance. En l'espèce, la demande de titre ayant été déposée le 12 juillet 2024, une décision implicite de rejet est née le 12 novembre 2024, rendant la mesure sollicitée sans objet et mal fondée. Par conséquent, la requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506573(TA95-2506573)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'absence d'usage du pouvoir de régularisation face à des violences conjugales, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'Accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2506511(TA95-2506511)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de suspension présentée par Mme A, représentante légale de sa fille B D, concernant son affectation en spécialité hôtellerie dans un lycée à Bezons. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision du recteur de l'académie de Versailles, notamment au regard des articles D. 211-10 et D. 211-11 du code de l'éducation. Le juge des référés estime que Mme A s'est placée elle-même dans la situation d'urgence qu'elle invoque en ayant attendu avril 2025 pour saisir le tribunal, alors que la décision datait de juillet 2024 et que sa fille était déscolarisée depuis septembre 2024. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute d'urgence caractérisée.
N° TA95-2506507(TA95-2506507)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance d’un titre de séjour ou le renouvellement de son attestation de prolongation d’instruction. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, une décision implicite de rejet de sa demande de titre étant née le 10 février 2025, ce qui faisait obstacle à toute mesure utile en référé. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2506406(TA95-2506406)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par une ressortissante algérienne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré sa suspension d'emploi. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH). Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506191(TA95-2506191)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de clôture de la demande de titre de séjour de M. B. Le juge estime que cette mesure de clôture ne constitue pas une décision faisant grief et que la requête est donc manifestement irrecevable. Il relève également que la condition d’urgence n’est pas remplie, M. B ne pouvant se prévaloir d’un droit au séjour ou au travail après le retrait confirmé de son titre. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2501927(TA95-2501927)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 22 avril 2025, du désistement pur et simple de la SAS SERENA de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires à laquelle elle avait été assujettie en 2024 pour un logement à Suresnes. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le désistement de la requérante.
N° TA95-2401546(TA95-2401546)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D E, agissant en qualité de représentant légal de M. A, qui demandait l'annulation d'une lettre du préfet du Val-d'Oise du 14 décembre 2023 refusant l'enregistrement de la demande d'asile de ce dernier. Le juge a estimé que cette lettre, qui invitait le mineur à se présenter aux services dédiés, ne constituait pas une "décision" faisant grief au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, rendant les conclusions en excès de pouvoir manifestement irrecevables. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'inviter le requérant à la régulariser.
N° TA95-2506841(TA95-2506841)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Sevran (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.