Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2314040(TA95-2314040)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de l’Établissement public territorial Vallée Sud-Grand Paris, assorti d’une demande de décharge d’une participation au financement de l’assainissement collectif de 828,57 euros. L’établissement public a fait valoir que le titre de recettes avait été annulé, rendant le litige sans objet. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA95-2316304(TA95-2316304)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’autorisation d’exercice de la médecine générale, a transmis la requête au Tribunal administratif de Paris. Il a estimé que, le lieu d’exercice futur du médecin n’étant pas déterminé, la compétence territoriale relevait de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, et non de l’article R. 312-10. En application de l’article R. 351-3 du même code, le dossier a été renvoyé au tribunal du siège de l’autorité décisionnaire, le centre national de gestion, situé à Paris.
N° TA95-2400301(TA95-2400301)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’autorisation d’exercer la médecine (spécialité psychiatrie) opposé par le Centre national de gestion, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que, le lieu d’exercice futur de la requérante n’étant pas déterminé, la compétence relevait des dispositions générales de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, et non de l’article R. 312-10 relatif aux litiges professionnels. En conséquence, il a ordonné la transmission de l’affaire au Tribunal Administratif de Paris, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité décisionnaire.
N° TA95-2500805(TA95-2500805)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, un étudiant algérien, afin d’obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré le document sollicité, conduisant le requérant à se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice, tout en admettant provisoirement M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2505622(TA95-2505622)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) de Jouy-le-Moutier. La solution retenue fait droit à la demande du préfet du Val-d'Oise, qui soutenait que le maintien de l'occupant sans titre faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettait le fonctionnement normal du centre. Le juge a appliqué les articles L. 552-15 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'enjoindre à un occupant sans titre d'évacuer un lieu d'hébergement après mise en demeure infructueuse. L'ordonnance autorise également le recours à la force publique et l'évacuation des biens de M. B aux frais de ce dernier.
N° TA95-2505385(TA95-2505385)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant libanais, pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de se voir délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le préfet des Hauts-de-Seine ayant convoqué l'intéressé le 30 avril 2025 à cette fin, le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
N° TA95-2504903(TA95-2504903)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 décembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré la carte de résident de M. A, ressortissant tunisien, et ordonné son expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de retrait de titre de séjour et d'expulsion, était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 631-3, L. 631-1 et L. 432-5) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2504376(TA95-2504376)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d'une ressortissante algérienne, Mme B, visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour faire enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a fait droit à sa requête, considérant que la condition d'urgence était remplie compte tenu de son entrée en France à l'âge de 9 ans, de sa scolarisation et de l'imminence de sa majorité, qui conditionne l'application des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est une injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B sous huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, la demande ne se heurtant à aucune contestation sérieuse.
N° TA95-2505881(TA95-2505881)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ayant obtenu en cours d'instance une autorisation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505799(TA95-2505799)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le préfet des Hauts-de-Seine avait entre-temps délivré une attestation de prolongation d’instruction valable du 10 avril au 9 juillet 2025. Le désistement étant pur et simple, le juge en a donné acte sans examiner le fond.
N° TA95-2504273(TA95-2504273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l’intéressé un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu’au 2 juillet 2025, l’autorisant à séjourner et à travailler. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions principales aux fins d’injonction et d’astreinte. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2504377(TA95-2504377)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme A C, ressortissante argentine, pour lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour "vie privée et familiale". La requérante justifiait d'une urgence particulière, son dossier de demande étant complet et déposé depuis trois ans sans qu'aucun rendez-vous ne lui ait été fixé, la plaçant dans une situation précaire prolongée. La solution retenue se fonde sur l'absence de contestation sérieuse et l'urgence caractérisée par les conséquences de l'absence de récépissé sur ses droits.
N° TA95-2506589(TA95-2506589)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à la suspension de son contrat d'apprentissage et à la perte de ses revenus. Le juge a estimé que la situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures n'était pas établie, le délai de traitement n'étant pas anormalement long et les demandes antérieures n'ayant pas été complètes. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA95-2505796(TA95-2505796)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la SAS Bootcamp Formation. Cette société contestait son déréférencement de la plateforme "Mon compte formation" et l'obligation de rembourser 942.983,70 euros, prononcés par la caisse des dépôts. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la société ne justifiant pas suffisamment de sa situation économique et financière par la seule production d'une attestation comptable. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2505915(TA95-2505915)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Le requérant demandait la suspension de l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la précédente requête de M. A ayant déjà été rejetée pour ce motif, et que la situation de précarité administrative invoquée ne caractérisait pas une urgence suffisante. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été examiné au fond.
N° TA95-2505790(TA95-2505790)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant béninois, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne rendant pas la requête sans objet. La solution retenue est que la condition d'urgence est présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2505753(TA95-2505753)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, écartant le moyen d'insuffisance de motivation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L.921-1 pour la procédure.
N° TA95-2505186(TA95-2505186)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante camerounaise, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. En défense, le préfet des Hauts-de-Seine a justifié avoir convoqué l'intéressée le 29 avril 2025 à cette fin. La juge des référés a constaté que cette convocation rendait la demande sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de l'urgence ou de l'utilité de la mesure.
N° TA95-2316192(TA95-2316192)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus d'autorisation d'exercer la profession de médecin, s'est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que, bien que le litige relève de la législation sur les activités professionnelles, le lieu d'exercice futur du requérant n'étant pas déterminé, la compétence est fixée par le siège de l'autorité décisionnaire, le Centre national de gestion, situé à Paris. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a transmis l'affaire au Tribunal administratif de Paris.
N° TA95-2505783(TA95-2505783)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B, un ressortissant rwandais, contestant deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 10 mars 2025 : l'une refusant l'octroi des conditions matérielles d'accueil et l'autre refusant leur rétablissement. Concernant le refus de rétablissement, le tribunal a constaté que l'OFII avait retiré cette décision le 17 avril 2025, rendant le litige sans objet. Sur le refus d'octroi, fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas sollicité l'asile dans le délai légal de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime.