Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2504671(TA95-2504671)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A avait engagé ses démarches en dehors des délais légaux prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se plaçant ainsi lui-même dans la situation d'urgence invoquée. La demande d'astreinte et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2505797(TA95-2505797)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 février 2025 par lequel le maire de Garches a refusé de délivrer un permis de construire à M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières invoquées (remboursement d'un prêt de 550 000 euros) résultant de l'imprudence du requérant, qui avait contracté l'emprunt avant même d'avoir obtenu une autorisation d'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2503673(TA95-2503673)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour "étudiant". En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a pris une décision favorable de renouvellement de son titre de séjour et a émis une attestation l'autorisant à travailler. La juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 500 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA95-2505514(TA95-2505514)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la société Esen Resto de libérer sans délai l'emplacement qu'elle occupe sans droit ni titre sur le parvis de la gare d'Écouen-Ézanville, dépendance du domaine public ferroviaire. La juridiction a constaté que la convention d'occupation avait expiré le 31 décembre 2024 et que le maintien de l'occupant faisait obstacle à un projet de réaménagement de la gare, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité. Aucune contestation sérieuse n'étant soulevée, l'expulsion a été ordonnée sous astreinte de 500 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA95-2504680(TA95-2504680)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A B, ressortissant congolais. Le juge a reconnu l'urgence, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502674(TA95-2502674)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante israélienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, ayant les mêmes effets qu'un récépissé. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la demande ayant perdu son objet, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505467(TA95-2505467)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion de M. C d'un logement de la résidence universitaire Vincent Fayo. Le juge constate que l'occupant est sans droit ni titre depuis l'abrogation de son admission, en raison de l'absence de cautionnement valide et d'impayés de redevances. La condition d'urgence est retenue car le maintien dans les lieux empêche le CROUS de loger un autre étudiant, portant atteinte au bon fonctionnement du service public. La solution retenue est l'injonction faite à M. C de libérer le logement, sans qu'un délai spécifique soit mentionné dans l'extrait fourni.
N° TA95-2506250(TA95-2506250)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai et d’interdiction de retour de deux ans, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2505468(TA95-2505468)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A du logement universitaire qu'elle occupait sans droit ni titre. La juridiction a constaté que l'occupante, dont le droit d'occupation n'avait pas été renouvelé en raison d'un défaut de justificatif de statut étudiant et d'impayés, se maintenait dans les lieux malgré une mise en demeure. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues, car ce maintien entravait le bon fonctionnement du service public en empêchant le logement d'un autre étudiant. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du règlement intérieur des résidences universitaires.
N° TA95-2307458(TA95-2307458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut être invoqué par un ressortissant marocain pour une activité salariée, ce point étant déjà régi par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le préfet n'ayant pas commis d'erreur de droit en n'appliquant pas ce texte.
N° TA95-2504251(TA95-2504251)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait une autorisation provisoire de séjour pour voyager au Maroc. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, malgré les arguments de la requérante sur les risques d'éloignement et son souhait de se rendre au Maroc pour des motifs religieux. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et le rejet est prononcé sans instruction préalable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2504238(TA95-2504238)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 21 février 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le dernier titre de séjour de l'intéressé ayant expiré le 11 avril 2019 et sa demande de renouvellement s'analysant en réalité comme une première demande de titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés du vice de procédure et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2505771(TA95-2505771)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant marocain né en France, qui demandait l'exécution d'un précédent jugement enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En défense, le préfet a produit une convocation pour remettre un récépissé de demande de titre de séjour au requérant. La juge des référés a constaté que cette mesure répondait à l'urgence et faisait obstacle à une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales, prononçant ainsi un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA95-2502804(TA95-2502804)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, malgré le caractère présumé urgent d’un refus de renouvellement. La requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2501758(TA95-2501758)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 17 janvier 2025 refusant de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, estimant que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis. Il a rappelé les critères de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, exigeant que le demandeur justifie de sa bonne foi, de ses conditions d'accès au logement social et d'une situation d'urgence spécifique. En l'absence d'argumentation probante, le tribunal a rejeté la demande sans examiner le fond.
N° TA95-2501691(TA95-2501691)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de son logement social. En cours d’instance, la commission de médiation du Val-d’Oise a finalement reconnu, le 14 février 2025, le caractère prioritaire et urgent de sa demande. Par conséquent, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2501582(TA95-2501582)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une requête contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 9 décembre 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Après que le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également admis M. B à l’aide juridictionnelle provisoire et, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocate, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2504319(TA95-2504319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B, ressortissant togolais, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou tout document justifiant de la régularité de son séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas établie, faute pour le requérant de produire des pièces justifiant de la suspension de son contrat en alternance ou du risque de résiliation de son bail. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2504281(TA95-2504281)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour la prise de ses empreintes ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une urgence, malgré l'ancienneté de ses demandes de titre de séjour et sa situation familiale. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2408036(TA95-2408036)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A C née B comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La requérante contestait le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et les cartes " mobilité inclusion ". Le tribunal a estimé que, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, ces litiges relatifs à l'admission à l'aide sociale et à la sécurité sociale relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés. En application de l'article 32 du décret du 27 février 2015, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire compétent.