Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2212442(TA95-2212442)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 11 avril 2025, du désistement pur et simple de la SAS Profimob de sa requête. Celle-ci demandait l'annulation du refus de permis de construire opposé par le maire d'Ennery le 14 avril 2022 pour édifier un local d'activité. Le désistement ayant été accepté, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance met ainsi fin à l'instance.
N° TA95-2504238(TA95-2504238)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 21 février 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le dernier titre de séjour de l'intéressé ayant expiré le 11 avril 2019 et sa demande de renouvellement s'analysant en réalité comme une première demande de titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés du vice de procédure et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2307452(TA95-2307452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant égyptien. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usage d’une fausse carte d’identité belge lors d’une embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est également condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2505771(TA95-2505771)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant marocain né en France, qui demandait l'exécution d'un précédent jugement enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En défense, le préfet a produit une convocation pour remettre un récépissé de demande de titre de séjour au requérant. La juge des référés a constaté que cette mesure répondait à l'urgence et faisait obstacle à une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales, prononçant ainsi un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA95-2307437(TA95-2307437)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 4 avril 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait rejeté la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante marocaine. La requérante, veuve et isolée dans son pays d'origine, était entrée en France en 2021 pour rejoindre deux de ses enfants, dont une fille de nationalité française. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressée, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2503165(TA95-2503165)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine relative à un recours amiable. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser sa demande dans un délai de trente jours, M. B n'a pas répondu. L'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2502804(TA95-2502804)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, malgré le caractère présumé urgent d’un refus de renouvellement. La requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2502783(TA95-2502783)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2024 suspendant le permis de conduire de Mme A pour six mois. La requérante invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle de directrice d'école et à l'état de santé de sa fille, mais le juge a estimé que l'existence de modes de transport alternatifs ne permettait pas de caractériser une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA95-2505181(TA95-2505181)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée en janvier 2024. Le juge rappelle que, pour une première demande de titre de séjour, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant l'urgence, ce que M. B ne fait pas en se bornant à invoquer son ancienneté de présence et son contrat de travail. La condition d'urgence n'étant pas établie, la requête est rejetée.
N° TA95-2114491(TA95-2114491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 26 mai 2021 par lequel le maire de Garches s'est opposé à la déclaration préalable de la société TDF pour l'implantation d'une station de radiotéléphonie. La décision est annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, faute de délégation de signature régulière au maire-adjoint. Le tribunal écarte également le motif de refus fondé sur l'article UE 10 du PLU, jugeant que les fausses cheminées dissimulant les antennes ne constituent ni une "construction" ni une "annexe" soumises aux règles de hauteur. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2122-17 et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur le règlement du PLU.
N° TA95-2201296(TA95-2201296)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 24 novembre 2021 de la Commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS lui refusant le renouvellement de son agrément de dirigeant d'une société de sécurité privée. Le tribunal a jugé que la CNAC s'était fondée à bon droit sur le jugement du tribunal de commerce de Bobigny prononçant une interdiction de gérer à l'encontre de M. B, conformément à l'article L. 612-7 du code de la sécurité intérieure. Il a également déclaré irrecevables les conclusions de M. B tendant à la réformation de la décision, dans le cadre d'un contentieux de l'excès de pouvoir portant sur une mesure de police administrative.
N° TA95-2408036(TA95-2408036)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A C née B comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La requérante contestait le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et les cartes " mobilité inclusion ". Le tribunal a estimé que, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, ces litiges relatifs à l'admission à l'aide sociale et à la sécurité sociale relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés. En application de l'article 32 du décret du 27 février 2015, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire compétent.
N° TA95-2504251(TA95-2504251)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait une autorisation provisoire de séjour pour voyager au Maroc. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, malgré les arguments de la requérante sur les risques d'éloignement et son souhait de se rendre au Maroc pour des motifs religieux. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et le rejet est prononcé sans instruction préalable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2407859(TA95-2407859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine de lui accorder le revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'avait pas, avant de saisir le tribunal, exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le recours administratif, formé après l'introduction de la requête, n'a pas permis de régulariser la procédure.
N° TA95-2503910(TA95-2503910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 décembre 2024 clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant" de M. B. Le juge a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Pour faire droit à la suspension, il a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision ayant une incidence immédiate sur la situation de l'étudiant en le plaçant en situation irrégulière et en entravant la poursuite de ses études. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision attaquée, sur la base des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 511-2 du même code.
N° TA95-2307421(TA95-2307421)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal juge que le motif retenu par le préfet, à savoir l'usurpation d'identité de sa sœur lors d'une embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur d'appréciation entraîne l'annulation de la décision. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2506138(TA95-2506138)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 11 avril 2025, concerne un litige portant sur une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour de deux ans, prononcées par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de M. A. Le tribunal constate que, à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Dugny, en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime ne pas être territorialement compétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil.
N° TA95-2504319(TA95-2504319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B, ressortissant togolais, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou tout document justifiant de la régularité de son séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas établie, faute pour le requérant de produire des pièces justifiant de la suspension de son contrat en alternance ou du risque de résiliation de son bail. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2504281(TA95-2504281)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour la prise de ses empreintes ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une urgence, malgré l'ancienneté de ses demandes de titre de séjour et sa situation familiale. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2307651(TA95-2307651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la présence en France de M. A depuis plus de dix ans, de son activité professionnelle continue dans un secteur en tension, et de la présence de sa fratrie en France. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.