Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505094(TA95-2505094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme C, titulaire d'un passeport talent, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d'une impossibilité technique d'accéder à son compte ANEF, ce qui la plaçait dans une situation d'urgence, son titre arrivant à expiration. Le tribunal a considéré que l'administration doit, dans un délai raisonnable, recevoir l'étranger et enregistrer sa demande, en application des articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des arrêtés du 27 avril 2021 et du 1er août 2023.
N° TA95-2500113(TA95-2500113)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours amiable visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a constaté que le requérant, malgré une invitation à régulariser, n'avait pas produit de pièces justificatives pour établir sa situation de précarité ou de menace d'expulsion, se bornant à des allégations non étayées. En application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants ou manifestement insusceptibles de venir au soutien des conclusions.
N° TA95-2114491(TA95-2114491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 26 mai 2021 par lequel le maire de Garches s'est opposé à la déclaration préalable de la société TDF pour l'implantation d'une station de radiotéléphonie. La décision est annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, faute de délégation de signature régulière au maire-adjoint. Le tribunal écarte également le motif de refus fondé sur l'article UE 10 du PLU, jugeant que les fausses cheminées dissimulant les antennes ne constituent ni une "construction" ni une "annexe" soumises aux règles de hauteur. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2122-17 et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur le règlement du PLU.
N° TA95-2110185(TA95-2110185)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 24 juin 2021 par lequel le maire de Pontoise avait refusé à la SNC Lidl une autorisation de travaux pour l'aménagement d'un magasin. Le tribunal a jugé que le maire s'était fondé sur des motifs d'urbanisme (insuffisance de places de stationnement) étrangers à la réglementation applicable aux établissements recevant du public, méconnaissant ainsi le principe d'indépendance des législations. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, en application des articles L. 111-8 et R. 111-19-14 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2407232(TA95-2407232)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contestant le rejet de sa demande de remise gracieuse d’une dette de prime d’activité. Par un mémoire, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure prenant fin par ce désistement.
N° TA95-2407137(TA95-2407137)
Refus de carte de résident pour insuffisance de ressources. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’insuffisance des ressources n’était pas étayé par des faits pertinents, et que le moyen relatif à l’atteinte à la vie privée et familiale était inopérant, la décision attaquée n’étant pas assortie d’une obligation de quitter le territoire. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en application de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2505243(TA95-2505243)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision invalidant le permis de conduire de M. B A. Le juge a considéré que la requête était irrecevable, car la requête au fond de l'intéressé avait déjà été rejetée par une ordonnance du 7 février 2025. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux.
N° TA95-2503038(TA95-2503038)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de Mme C épouse A, qui contestait la décision du 30 décembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise lui avait retiré sa carte de séjour. La requérante demandait l'annulation de cette décision et la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle "passeport talent-entreprise innovante". L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA95-2006616(TA95-2006616)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune de Gennevilliers d’une demande de provision fondée sur l’article L. 541-1 du code de justice administrative, visant à obtenir le paiement de frais de travaux urgents et de remise en état de l’école élémentaire Lucie et Raymond Aubrac, ainsi que des pénalités de retard, de la part de la SMABTP. La commune s’est finalement désistée de sa requête par un mémoire du 26 mars 2025. Par ordonnance du 10 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions de la SMABTP au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2504734(TA95-2504734)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B, ressortissante ukrainienne, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, en situation irrégulière et privée de revenus après avoir été suspendue de son emploi, justifiait d’une urgence particulière et d’une mesure utile pour faire cesser l’atteinte à sa situation. Le tribunal a accordé un délai de quinze jours pour l’exécution de cette injonction, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2216713(TA95-2216713)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement de Mme A, qui contestait la décision du maire de Villeneuve-la-Garenne de ne pas renouveler son contrat de travail, la privant de l'allocation de retour à l'emploi. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par la présidente de la 3ème chambre, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal constate ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2305610(TA95-2305610)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, qui demandait l'annulation du refus de la société Orange de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité. La société Orange avait soulevé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours. Le tribunal a constaté que la décision du 17 novembre 2022 avait été notifiée à M. D par lettre recommandée le 26 novembre 2022, et que le pli, non réclamé, était resté à disposition jusqu'au 12 janvier 2023. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois étant expiré le 21 avril 2023, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA95-2502785(TA95-2502785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A épouse C. Celle-ci demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que la requérante, qui a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en dehors des délais prévus à l'article R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut se prévaloir d'un droit à cette attestation. Par conséquent, la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la situation invoquée résulte de son propre retard.
N° TA95-2505930(TA95-2505930)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle définitive. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B disposait déjà d'une attestation de décision favorable lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. Le fait qu'elle doive se rendre en Russie pour renouveler son passeport expiré depuis plusieurs mois n'a pas été jugé suffisant pour caractériser une urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2505931(TA95-2505931)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit à une vie décente en raison de l’expiration de son attestation de prolongation d’instruction, la privant de travail, de soins et de ressources. Le juge a estimé que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d’urgence justifiant une intervention dans les quarante-huit heures, condition nécessaire à l’application de la procédure de référé-liberté. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2501884(TA95-2501884)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le retrait de 3 points de son permis de conduire pour usage du téléphone au volant. La requérante soutenait ne pas avoir pu commettre l'infraction en raison de l'utilisation d'un kit mains libres. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'appréciation de l'imputabilité de l'infraction relève du juge judiciaire et non du juge administratif. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2405142(TA95-2405142)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 février 2024 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé le licenciement pour motif disciplinaire de M. C, conducteur protégé exerçant plusieurs mandats représentatifs. La juridiction a jugé que si la matérialité des faits (manquement aux règles de sécurité routière le 27 novembre 2023) était établie, leur gravité était insuffisante pour justifier un licenciement, en l'absence d'accident, de blessure ou d'antécédents similaires. Cette solution est fondée sur les principes protecteurs du code du travail applicables aux salariés investis de fonctions représentatives. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA95-2505946(TA95-2505946)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du préfet du Val-d'Oise du 13 janvier 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les difficultés professionnelles et personnelles invoquées par le requérant, bien que réelles, ne présentaient pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l'intérêt public lié à la sécurité routière. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision.
N° TA95-2503966(TA95-2503966)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA95-2500652(TA95-2500652)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A pour contester un arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et des risques en cas de retour dans son pays d'origine. Par un courrier du 19 mars 2025, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 10ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 avril 2025.