Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionREJETE

N° TA95-2504423(TA95-2504423)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 3 du règlement Dublin III ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur la possession par l'intéressé d'un visa délivré par le Portugal et sur l'accord implicite des autorités portugaises. Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA95-2504446(TA95-2504446)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante péruvienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision préfectorale, fondée sur une menace à l'ordre public liée à une procédure pénale en cours, est disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Mme B justifie d'une vie familiale stable avec son époux espagnol et leur enfant, sans condamnation pénale établie. La solution retenue est l'annulation des arrêtés attaqués, incluant l'obligation de quitter le territoire, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2504739(TA95-2504739)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre les décisions implicites de refus de renouvellement de son titre de séjour prises par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant bénéficiant d'autorisations provisoires de séjour et d'un contrat de travail en cours. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité des décisions.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2110668(TA95-2110668)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, agent territorial, contestant la décision du département des Hauts-de-Seine du 18 juin 2021 refusant la prise en charge de ses soins et arrêts de travail après le 15 mai 2020, suite à une rechute de son accident de trajet de 2015. Le tribunal a jugé que cette décision, qui fixait une date de consolidation et cessait la prise en charge, constituait un retrait partiel de l'arrêté du 19 mai 2021 reconnaissant l'imputabilité de la rechute, et a été prise sans respecter la procédure contradictoire préalable requise. En conséquence, la décision du 18 juin 2021 a été annulée. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, en enjoignant au département de réexaminer la situation de Mme A pour la période litigieuse.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2504656(TA95-2504656)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise d'examiner sa demande de titre de séjour en qualité de salarié et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir déposé un dossier complet (absence de promesse d'embauche ou de démarche pour une autorisation de travail). La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2504180(TA95-2504180)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 11 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 251-1 du CESEDA, inapplicable au requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'aucun texte spécifique ne soit appliqué pour fonder la mesure d'éloignement dans le corps de l'extrait fourni.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2414558(TA95-2414558)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, faute pour le requérant de justifier d'un visa de long séjour ou de suivre effectivement des études en France, conformément à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA95-2505827(TA95-2505827)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante tunisienne, afin d’obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a fait droit à sa demande en lui délivrant l’attestation sollicitée. La requérante s’est alors désistée de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance du 9 avril 2025.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2505897(TA95-2505897)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du préfet de l'Isère du 24 février 2025 suspendant son permis de conduire pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que les contraintes personnelles, médicales et professionnelles invoquées par le requérant ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation, au regard notamment de l'âge de ses enfants et de la nature sédentaire de son emploi. La demande a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2505925(TA95-2505925)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. Julien Blondeau, agent territorial et représentant syndical CGT, contestant les refus d'autorisations d'absence opposés par la commune de Bessancourt. La juge des référés a reconnu l'urgence, compte tenu de la réunion syndicale imminente du 10 avril 2025, et a caractérisé une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale, dès lors que les refus n'étaient pas justifiés par des nécessités impérieuses de service. En conséquence, elle a suspendu les décisions de refus et enjoint à la commune de délivrer les autorisations d'absence sollicitées, en application des articles L. 214-4 et suivants du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2504866(TA95-2504866)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a considéré que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni le droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et que l'assignation à résidence était légale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction présentées par le requérant.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

N° TA95-2505157(TA95-2505157)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une étudiante afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre sa carte de séjour "étudiant", en fabrication depuis novembre 2023. La juge des référés a constaté que l'administration avait convoqué l'intéressée pour la remise de son titre, rendant la demande sans objet. En conséquence, il n'a pas été statué sur les conclusions principales, mais l'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2111789(TA95-2111789)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les filles de Christiane C, décédée en cours d'instance, pour obtenir réparation des préjudices subis par leur mère suite à une faute de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Percy de Clamart. La faute retenue est le défaut de diagnostic d'une fracture du col du fémur lors de son passage aux urgences le 4 mars 2017, ce qui a entraîné un retard de prise en charge. Le tribunal a condamné l'État à indemniser les ayants droit pour les préjudices de Christiane C (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique temporaire, assistance par tierce personne, frais de médecin conseil et préjudice moral) ainsi que deux de ses filles pour leur préjudice d'affection. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment l'article L. 1142-1, et du code civil.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2506011(TA95-2506011)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, qui demandait la suspension de son exclusion définitive de service prononcée par le ministre de l'intérieur. Le juge a estimé que le tribunal était territorialement incompétent, car l'agent était affecté à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, relevant du ressort du tribunal administratif de Montreuil. La solution retenue est un rejet pour incompétence, fondée sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

N° TA95-2505953(TA95-2505953)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B Ma’a. Ce dernier demandait, en raison de l’expiration de son attestation de prolongation d’instruction de demande de titre de séjour, qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un nouveau document, sous astreinte. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, notamment la suspension de sa formation professionnelle, ne caractérisaient pas une situation d’urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’atteinte aux libertés fondamentales.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2406677(TA95-2406677)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante libanaise entrée en France à 12 ans. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de présence de l'intéressée (depuis 2016), de son jeune âge à l'arrivée et de son parcours scolaire intégré (brevet, terminale). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionREJETE

N° TA95-2504818(TA95-2504818)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le juge a estimé que la mesure était légalement fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Il a écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'intéressé, sans charge de famille établie et sans autorisation de travail, ne démontrait pas le caractère disproportionné de l'assignation.

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DécisionREJETE

N° TA95-2406680(TA95-2406680)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante libanaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.

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DécisionREJETE

N° TA95-2412010(TA95-2412010)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 8 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme D, sur la base des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA95-2402348(TA95-2402348)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la réduction de leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2001 à 2017. Les requérants contestaient une erreur dans l’assiette de l’impôt, mais leur réclamation a été jugée irrecevable pour cause de tardiveté, en application de l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a estimé que les délais de réclamation étaient expirés et que des considérations d’équité ne pouvaient être invoquées pour contourner la loi fiscale.

Résumé IA