Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2316754(TA95-2316754)
Rejet pour irrecevabilité manifeste d’une requête dirigée contre un refus du ministre de l’intérieur de souscrire un contrat d’engagement comme sous-officier de gendarmerie. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par transmission du tribunal de Mayotte, a constaté que le requérant n’avait soulevé aucun moyen de droit dans le délai de recours. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501849(TA95-2501849)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation de décisions de retrait de points sur son permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, la requérante se bornant à évoquer des réclamations non jointes sans contester les infractions. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA95-2500587(TA95-2500587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire canadien contre un permis français. En cours d’instance, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 10 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon des poursuites par le requérant.
N° TA95-2401408(TA95-2401408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. Le préfet avait motivé sa décision par l'absence de production de pièces justificatives, notamment un diplôme de langue et des informations sur des antécédents judiciaires, malgré une mise en demeure. Le tribunal a jugé que M. D n'établissait pas être dispensé de fournir ces documents, ni avoir sollicité des précisions, et que le préfet n'avait donc commis aucune erreur de fait. La décision s'appuie sur les articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA95-2414523(TA95-2414523)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester des retraits de points sur son permis de conduire suite à douze infractions commises entre 2022 et 2024. Le tribunal a constaté que le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la notification d’une demande en ce sens, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, il est donc réputé s’être désisté de sa requête, et le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2418241(TA95-2418241)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C G, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise le 28 novembre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2504734(TA95-2504734)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B, ressortissante ukrainienne, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, en situation irrégulière et privée de revenus après avoir été suspendue de son emploi, justifiait d’une urgence particulière et d’une mesure utile pour faire cesser l’atteinte à sa situation. Le tribunal a accordé un délai de quinze jours pour l’exécution de cette injonction, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2216713(TA95-2216713)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement de Mme A, qui contestait la décision du maire de Villeneuve-la-Garenne de ne pas renouveler son contrat de travail, la privant de l'allocation de retour à l'emploi. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par la présidente de la 3ème chambre, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal constate ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2305610(TA95-2305610)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, qui demandait l'annulation du refus de la société Orange de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité. La société Orange avait soulevé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours. Le tribunal a constaté que la décision du 17 novembre 2022 avait été notifiée à M. D par lettre recommandée le 26 novembre 2022, et que le pli, non réclamé, était resté à disposition jusqu'au 12 janvier 2023. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois étant expiré le 21 avril 2023, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA95-2405142(TA95-2405142)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 février 2024 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé le licenciement pour motif disciplinaire de M. C, conducteur protégé exerçant plusieurs mandats représentatifs. La juridiction a jugé que si la matérialité des faits (manquement aux règles de sécurité routière le 27 novembre 2023) était établie, leur gravité était insuffisante pour justifier un licenciement, en l'absence d'accident, de blessure ou d'antécédents similaires. Cette solution est fondée sur les principes protecteurs du code du travail applicables aux salariés investis de fonctions représentatives. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA95-2502144(TA95-2502144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant l'invalidation de son permis de conduire suite à un franchissement de feu rouge. La requérante soutenait ne pas être l'auteure de l'infraction, ayant prêté son véhicule à sa sœur, et invoquait son besoin de la voiture pour travailler. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, le premier relevant de la compétence exclusive du juge pénal et le second étant sans incidence sur la légalité de la décision administrative. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée.
N° TA95-2505930(TA95-2505930)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle définitive. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B disposait déjà d'une attestation de décision favorable lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. Le fait qu'elle doive se rendre en Russie pour renouveler son passeport expiré depuis plusieurs mois n'a pas été jugé suffisant pour caractériser une urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2503787(TA95-2503787)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant d'enregistrer la demande d'asile de Mme B en procédure normale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante a contribué à sa propre situation d'urgence en se soustrayant à son transfert vers l'Espagne, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile. L'ordonnance rejette également les conclusions accessoires et refuse l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, la requête étant manifestement mal fondée.
N° TA95-2505931(TA95-2505931)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit à une vie décente en raison de l’expiration de son attestation de prolongation d’instruction, la privant de travail, de soins et de ressources. Le juge a estimé que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d’urgence justifiant une intervention dans les quarante-huit heures, condition nécessaire à l’application de la procédure de référé-liberté. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2505946(TA95-2505946)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du préfet du Val-d'Oise du 13 janvier 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les difficultés professionnelles et personnelles invoquées par le requérant, bien que réelles, ne présentaient pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l'intérêt public lié à la sécurité routière. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision.
N° TA95-2501878(TA95-2501878)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante invoquait une erreur de calcul, notamment pour ne pas avoir pris en compte un stage de sensibilisation à la sécurité routière, mais n'a pas justifié avoir suivi ce stage avant la décision contestée. Le tribunal a jugé ce moyen manifestement insusceptible de venir au soutien de la requête, et a écarté comme inopérant l'argument tiré des conséquences graves sur sa vie personnelle. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de moyen utile soulevé dans le délai de recours.
N° TA95-2418756(TA95-2418756)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. B, qui contestait une décision "48 SI" du ministre de l'intérieur du 29 septembre 2023 retirant tous les points de son permis de conduire et constatant son invalidité. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par la présidente de la 3ème chambre, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance a été prise en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2209209(TA95-2209209)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 10 avril 2025, a donné acte du désistement de la société Urbaline de sa requête contestant un accord-cadre conclu par la commune d'Asnières-sur-Seine avec la société IDF Marquage pour des travaux de signalisation horizontale. Ce désistement a été constaté après que la société requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti, la rendant réputée s'être désistée. Les conclusions de la société IDF Marquage au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2501815(TA95-2501815)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de prendre en compte un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a estimé que le stage, effectué après l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul, ne pouvait être utilement invoqué, le ministre étant en situation de compétence liée. Les moyens soulevés, y compris l'investissement personnel du requérant malgré ses problèmes de santé, ont été jugés inopérants. La décision se fonde sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la route.
N° TA95-2506029(TA95-2506029)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante tunisienne. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, afin de pouvoir se rendre en Tunisie auprès de sa mère gravement malade sans perdre son droit de revenir en France. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de l'absolue nécessité et de l'urgence du déplacement, et en l'absence de démarche préalable auprès de la préfecture. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.