Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2500652(TA95-2500652)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A pour contester un arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et des risques en cas de retour dans son pays d'origine. Par un courrier du 19 mars 2025, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 10ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 avril 2025.
N° TA95-2418245(TA95-2418245)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la convention européenne des droits de l'homme et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2418171(TA95-2418171)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E épouse D, ressortissante philippine, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La solution retenue écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-2, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la délégation de signature était régulière, sans établir d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2502785(TA95-2502785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A épouse C. Celle-ci demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que la requérante, qui a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en dehors des délais prévus à l'article R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut se prévaloir d'un droit à cette attestation. Par conséquent, la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la situation invoquée résulte de son propre retard.
N° TA95-2305610(TA95-2305610)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, qui demandait l'annulation du refus de la société Orange de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité. La société Orange avait soulevé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours. Le tribunal a constaté que la décision du 17 novembre 2022 avait été notifiée à M. D par lettre recommandée le 26 novembre 2022, et que le pli, non réclamé, était resté à disposition jusqu'au 12 janvier 2023. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois étant expiré le 21 avril 2023, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA95-2215946(TA95-2215946)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Pad Paris d’une demande d’annulation d’un titre exécutoire émis par l’établissement public de la Cité de la Céramique Sèvres et Limoges pour un montant de 39 482,70 euros. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 10 avril 2025, la présidente de la 3ème chambre a constaté le désistement pur et simple de la requête et en a donné acte. Les conclusions de l’établissement public au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2411485(TA95-2411485)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A pour contester la décision "48 SI" du 27 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a rejeté comme manifestement irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points liés aux infractions des 20 septembre 2020 et 25 janvier 2023, ces retraits étant inexistants ou déjà annulés. Pour les infractions des 14 novembre 2023 et 1er février 2024, le tribunal a examiné le moyen tiré du défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, mais a constaté que le requérant n'apportait pas d'élément suffisant pour établir que cette formalité substantielle n'avait pas été respectée. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2504423(TA95-2504423)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 3 du règlement Dublin III ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur la possession par l'intéressé d'un visa délivré par le Portugal et sur l'accord implicite des autorités portugaises. Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2504446(TA95-2504446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante péruvienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision préfectorale, fondée sur une menace à l'ordre public liée à une procédure pénale en cours, est disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Mme B justifie d'une vie familiale stable avec son époux espagnol et leur enfant, sans condamnation pénale établie. La solution retenue est l'annulation des arrêtés attaqués, incluant l'obligation de quitter le territoire, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence.
N° TA95-2110668(TA95-2110668)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, agent territorial, contestant la décision du département des Hauts-de-Seine du 18 juin 2021 refusant la prise en charge de ses soins et arrêts de travail après le 15 mai 2020, suite à une rechute de son accident de trajet de 2015. Le tribunal a jugé que cette décision, qui fixait une date de consolidation et cessait la prise en charge, constituait un retrait partiel de l'arrêté du 19 mai 2021 reconnaissant l'imputabilité de la rechute, et a été prise sans respecter la procédure contradictoire préalable requise. En conséquence, la décision du 18 juin 2021 a été annulée. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, en enjoignant au département de réexaminer la situation de Mme A pour la période litigieuse.
N° TA95-2506011(TA95-2506011)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, qui demandait la suspension de son exclusion définitive de service prononcée par le ministre de l'intérieur. Le juge a estimé que le tribunal était territorialement incompétent, car l'agent était affecté à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, relevant du ressort du tribunal administratif de Montreuil. La solution retenue est un rejet pour incompétence, fondée sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2505953(TA95-2505953)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B Ma’a. Ce dernier demandait, en raison de l’expiration de son attestation de prolongation d’instruction de demande de titre de séjour, qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un nouveau document, sous astreinte. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, notamment la suspension de sa formation professionnelle, ne caractérisaient pas une situation d’urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’atteinte aux libertés fondamentales.
N° TA95-2203170(TA95-2203170)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les retraits de points du permis de conduire de M. B A pour les infractions des 8 janvier 2020 et 19 mai 2016, faute pour le ministre de l'intérieur d'avoir prouvé que le requérant avait reçu les informations obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les autres infractions, les points correspondants ayant été restitués ou les mentions supprimées. La solution retenue repose sur le caractère substantiel de la formalité d'information préalable au retrait de points.
N° TA95-2504823(TA95-2504823)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme F épouse G, ressortissante algérienne, contre deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 11 mars 2025. Le premier arrêté l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans ; le second l'assignait à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une erreur de fait et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a ainsi validé les décisions préfectorales prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505827(TA95-2505827)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante tunisienne, afin d’obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a fait droit à sa demande en lui délivrant l’attestation sollicitée. La requérante s’est alors désistée de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance du 9 avril 2025.
N° TA95-2504825(TA95-2504825)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant libanais, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 612-1 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA95-2504656(TA95-2504656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise d'examiner sa demande de titre de séjour en qualité de salarié et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir déposé un dossier complet (absence de promesse d'embauche ou de démarche pour une autorisation de travail). La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2504866(TA95-2504866)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a considéré que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni le droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et que l'assignation à résidence était légale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction présentées par le requérant.
N° TA95-2505157(TA95-2505157)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une étudiante afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre sa carte de séjour "étudiant", en fabrication depuis novembre 2023. La juge des référés a constaté que l'administration avait convoqué l'intéressée pour la remise de son titre, rendant la demande sans objet. En conséquence, il n'a pas été statué sur les conclusions principales, mais l'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2411810(TA95-2411810)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans erreur de droit. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet, Mme D ayant obtenu l'aide juridictionnelle totale en cours d'instance.