Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2108795(TA95-2108795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. et Mme A C qui contestaient des suppléments d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015. Ces impositions faisaient suite à la requalification de crédits non justifiés sur le compte courant d'associé de M. A C en revenus distribués, sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal juge que la proposition de rectification était suffisamment motivée, l'administration n'étant pas tenue de joindre la copie intégrale du compte courant. Il écarte également le moyen de fond, estimant que les requérants n'apportent pas la preuve que les sommes litigieuses ne constituaient pas des revenus distribués.
N° TA95-2504248(TA95-2504248)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête pour non-respect des conditions de l'article L. 521-3.
N° TA95-2505384(TA95-2505384)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, nécessaire à la régularisation de son séjour et à la poursuite de son alternance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-15-1.
N° TA95-2505396(TA95-2505396)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas remplie, le titre de séjour de l’intéressé étant encore valable jusqu’au 4 juin 2025. En conséquence, la demande de provision au titre de l’article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
N° TA95-2409127(TA95-2409127)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant gambien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de longue durée-UE, tout en lui accordant une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait, ni erreur de droit, ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance, l'instabilité ou l'irrégularité des ressources de M. A, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment relevé que M. A ne justifiait d'aucun revenu pour l'année 2023, ne remplissant ainsi pas la condition de ressources stables et régulières sur les cinq dernières années.
N° TA95-2502443(TA95-2502443)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la sanction d'exclusion d'un an de tout établissement d'enseignement supérieur prononcée par l'université CY Cergy Paris à l'encontre de M. A. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car la sanction prive l'étudiant de poursuivre ses études et compromet gravement sa situation personnelle et universitaire. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, méconnaissance du principe de légalité des peines, caractère disproportionné) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
N° TA95-2505096(TA95-2505096)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour formée par Mme A. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas de risque concret d'exclusion de son établissement ou de rupture de son contrat d'alternance. Cette ordonnance fait suite à un précédent rejet pour défaut d'urgence intervenu le 12 février 2025.
N° TA95-2504272(TA95-2504272)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse C. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les seules circonstances invoquées (situation irrégulière, risque d’éloignement, impossibilité de renouveler son passeport) ne suffisant pas à la caractériser. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2111309(TA95-2111309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A C, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mis à sa charge au titre de 2015. La requérante soutenait que la proposition de rectification était insuffisamment motivée, qu'elle n'était pas le véritable maître de l'affaire et que la procédure était irrégulière. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, qui renvoyait à un extrait annexé de la proposition adressée à la société, était suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2401311(TA95-2401311)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 décembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A épouse C, ressortissante comorienne. Le tribunal juge que cette décision, notifiée via un téléservice, ne comportait pas les mentions obligatoires du prénom, nom et qualité de son auteur, en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet d'enregistrer la demande dans un délai d'un mois, sans obligation de délivrer une autorisation provisoire de séjour à ce stade.
N° TA95-2211363(TA95-2211363)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Neo2, qui sollicitait la décharge de rappels de retenue à la source pour les années 2018 et 2019. La société contestait l'application de l'article 182 B du code général des impôts aux commissions versées à la société américaine Aeien LLC, arguant que cette dernière disposait d'une installation professionnelle permanente en France. Le tribunal a jugé que les éléments produits ne démontraient pas l'existence d'une telle installation, les prestations étant fournies dans les locaux du client sans mise à disposition d'un local spécifique et permanent. En conséquence, la retenue à la source a été maintenue, et le moyen tiré d'une double imposition a été écarté.
N° TA95-2503215(TA95-2503215)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour, après un délai d'attente de près de deux ans. Le juge a rappelé qu'aucun texte ne fixe de délai précis, mais que l'administration doit recevoir l'étranger dans un délai raisonnable. Il a estimé que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de la nécessité pour la requérante d'effectuer un stage pour valider ses études, et a enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2503224(TA95-2503224)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B A de sa requête. Celle-ci demandait au juge d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer un dossier de renouvellement de titre de séjour, en raison de l’urgence liée à son impossibilité de se rendre aux obsèques de son père. Aucune décision au fond n’a été rendue, la procédure s’étant achevée par ce désistement avant tout débat contradictoire.
N° TA95-2503238(TA95-2503238)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 18 février 2025. Cet arrêté ordonnait la suspension de mise sur le marché, le retrait et le rappel de denrées alimentaires à base de chanvre contenant du delta-9-tétrahydrocannabinol ou du cannabidiol (CBD), commercialisées par la SAS Mamafamille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la société n'établissant pas de manière suffisante que l'exécution de l'arrêté compromettrait gravement et immédiatement sa situation économique. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (notamment la méconnaissance de la directive 2015/1535, du règlement 178/2002, des articles 34 à 36 du TFUE et du règlement 2015/2283) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2503265(TA95-2503265)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour déposer une demande de titre de séjour et obtenir un récépissé afin de poursuivre ses études. Le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 25 mars 2025. Aucune opposition n'ayant été formulée, le juge a constaté ce désistement et ordonné la clôture de l'instance sans astreinte ni frais.
N° TA95-2503436(TA95-2503436)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, contestant les arrêtés du 26 février 2025 du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L.612-2 et L.731-3.
N° TA95-2403702(TA95-2403702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par la société Gagneraud construction. Celle-ci sollicitait une mesure d’expertise pour évaluer ses prestations et son préjudice suite à la résiliation pour motif d’intérêt général de son marché de travaux publics avec la commune d’Antony. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car un procès-verbal de constat contradictoire des ouvrages, dressé par huissier, existait déjà et fournissait les éléments nécessaires à l’établissement du décompte de résiliation. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité.
N° TA95-2405936(TA95-2405936)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen particulier. Il a notamment jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, compte tenu de sa situation personnelle et familiale.
N° TA95-2407644(TA95-2407644)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant tunisien. Le tribunal juge que la seule utilisation d’une fausse carte d’identité italienne lors de l’embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 750 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2503313(TA95-2503313)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 14 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a relevé que la clôture de la demande pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours, rendant la requête au fond irrecevable et privant la demande de suspension de son objet. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction ont été rejetées, de même que celles relatives aux frais d’instance.