Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502906(TA95-2502906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que l'attestation de dépôt remise à la requérante ne constituait pas une décision de refus, rendant ses conclusions irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par conséquent, les demandes d'injonction et de frais de justice ont également été rejetées.
N° TA95-2414498(TA95-2414498)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. La requête, qui l'opposait au conseil départemental des Hauts-de-Seine, ne comportait ni moyens, ni conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours, le juge a appliqué le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter l'affaire sans instruction complémentaire.
N° TA95-2216043(TA95-2216043)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Adama France d’un recours contre le rejet par l’ANSES de sa demande d’autorisation de mise sur le marché du produit phytopharmaceutique générique « COSAYR 200 SC », au motif que la période de protection des données relatives à la substance active chlorantraniliprole n’était pas expirée. La société requérante soutenait que cette protection avait débuté avec l’autorisation provisoire du produit de référence « Coragen » en 2010 et était échue depuis 2020, tandis que l’ANSES faisait valoir que le point de départ était l’approbation européenne de la substance en 2013. Par un mémoire du 7 mars 2025, la société Adama France s’est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA95-2308728(TA95-2308728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, voisine immédiate, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Suresnes pour la construction d'un immeuble de huit logements. Le tribunal a d'abord jugé que la requérante justifiait d'un intérêt à agir suffisant, écartant la fin de non-recevoir soulevée par la commune. Sur le fond, il a estimé que les moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande, notamment l'absence de plan des façades et toitures avant/après travaux, n'étaient pas fondés, car les omissions alléguées n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2311277(TA95-2311277)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 14 juin 2023 par lequel le maire de Nanterre avait retiré le permis de construire de M. et Mme C, délivré le 5 septembre 2022. La commune avait justifié ce retrait tardif par une fraude, mais le tribunal a jugé que les éléments invoqués (positionnement d'une fenêtre et mesure des hauteurs) ne constituaient pas des manœuvres intentionnelles destinées à tromper l'administration. En l'absence de fraude caractérisée, le retrait était illégal car intervenu au-delà du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme. La commune de Nanterre a été condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA95-2416992(TA95-2416992)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’une demande d’annulation du refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d’Oise de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, le tribunal a constaté que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Par ordonnance, il a donc rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise.
N° TA95-2311890(TA95-2311890)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que la seule présentation d’une fausse carte d’identité italienne lors de l’embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision est annulée pour erreur d’appréciation, et le préfet est enjoint de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. L’État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2311914(TA95-2311914)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante sénégalaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé d'office que la demande de titre de séjour, effectuée par voie postale, était irrecevable car le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas prescrit cette modalité de dépôt pour les demandes d'admission exceptionnelle au séjour, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision implicite de rejet étant inexistante, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables.
N° TA95-2314103(TA95-2314103)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 24 août 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 423-11 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'injonction et les frais de justice.
N° TA95-2314708(TA95-2314708)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B C, attaché d'administration de l'État, contestant son licenciement pour abandon de poste prononcé par le ministre de la transition écologique le 21 août 2023. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, estimant que celui-ci énonçait clairement les considérations de droit et de fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision au regard du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
N° TA95-2211166(TA95-2211166)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d'une demande d'annulation du rejet de son recours gracieux contre la décision du président de l'Université Paris Nanterre refusant son inscription en deuxième année de master "Urbanisme, aménagement". Le tribunal a interprété les conclusions comme dirigées également contre la décision initiale du 14 juin 2022. Il a rejeté la requête en considérant que le dossier de candidature était incomplet, faute de production du diplôme et du relevé de notes du baccalauréat, pièces obligatoires selon la délibération 2021/00002 de l'université et les conditions générales d'utilisation du téléservice eCandidat, que le requérant avait acceptées. La solution retenue est fondée sur les articles 2 et 4 de cette délibération, pris en application du code de l'éducation.
N° TA95-2310760(TA95-2310760)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par des propriétaires voisins demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Suresnes pour la construction d’un immeuble de huit logements et dix places de stationnement. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérants de justifier d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, en l’absence d’éléments établissant une atteinte directe à leurs conditions d’occupation ou de jouissance de leur bien. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation, sans examen des moyens de fond soulevés.
N° TA95-2416053(TA95-2416053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant brésilien et portugais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du même code. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2502826(TA95-2502826)
Refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, comme manifestement irrecevable. Il estime que l'absence de convocation ou de présentation effective au guichet ne permet pas d'établir l'existence d'une décision de refus faisant grief. La demande est rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans application des articles R. 431-1 et suivants du CESEDA.
N° TA95-2502921(TA95-2502921)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui demandait à la juridiction d’intervenir pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue de la délivrance d’un titre de séjour. Le juge a considéré que ces conclusions, tendant exclusivement à une injonction adressée à l’administration, étaient manifestement irrecevables. En effet, il n’appartient pas au juge administratif de prononcer de telles injonctions en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415808(TA95-2415808)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D G F, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a écarté les moyens communs aux décisions, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également rejeté les moyens spécifiques, considérant que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ont été jugées légales.
N° TA95-2502791(TA95-2502791)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a estimé que l'attestation de dépôt produite, datée du 15 janvier 2025, ne valait pas enregistrement de la demande et que le délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'était pas écoulé, rendant la décision implicite inexistante. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable, faute de décision faisant grief.
N° TA95-2501256(TA95-2501256)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 26 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence, insuffisance de motivation), soit non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé (notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH). La solution retenue est un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA95-2415026(TA95-2415026)
Requête de M. A demandant l’abrogation d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2304566(TA95-2304566)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL EXO-OCEAN comme manifestement irrecevable. La société demandait la décharge de rappels de TVA, d'impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée pour 2016 et 2017. Le tribunal a constaté que la réclamation préalable obligatoire, bien que datée du 6 décembre 2022, n'avait été postée que le 23 janvier 2023, soit après l'expiration des délais prévus aux articles R. 196-1 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales (31 décembre 2022). Cette irrecevabilité étant manifeste et non régularisable, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.