Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502567(TA95-2502567)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, qui contestait l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités suisses pour l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et la méconnaissance de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire). Le tribunal a estimé que M. B, célibataire et sans enfant, ne justifiait d’aucune attache familiale en France, et que le préfet n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni violation des textes applicables.
N° TA95-2404495(TA95-2404495)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, pour son épouse. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait opposer une condition de ressources insuffisantes à M. A, titulaire de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), sans introduire une discrimination prohibée par les articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, interprété à la lumière de la jurisprudence du Conseil d'État. Le tribunal enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.
N° TA95-2404577(TA95-2404577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet du Val-d'Oise du 29 janvier 2024 refusant un titre de séjour à M. A C, ressortissant congolais. Le tribunal juge que le préfet n'a pas établi matériellement l'utilisation d'un faux document par le requérant lors de son embauche, et qu'à supposer ce fait avéré, il ne constitue pas une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation pour erreur d'appréciation, avec injonction de réexamen sous deux mois et condamnation de l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2413111(TA95-2413111)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B pour contester une décision de la Caisse nationale d'assurance vieillesse modifiant le montant de sa pension de réversion et lui notifiant un trop-perçu. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale, ressortit à la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 142-8 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2502298(TA95-2502298)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement Dublin III ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la procédure était régulière et que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Suède. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2316020(TA95-2316020)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison du non-respect par M. B de ses obligations de pension alimentaire, constituant un manquement aux principes essentiels de la vie familiale en France. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
N° TA95-2503408(TA95-2503408)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 4 mars 2025, concerne un litige relatif à une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour d’un an, prononcées par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de M. A. Le tribunal constate qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le tribunal administratif de Versailles est territorialement compétent. Par conséquent, il ordonne le transfert du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2503308(TA95-2503308)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 déclarant insalubres des locaux situés à Argenteuil et ordonnant le relogement des locataires. La requérante, Mme A, invoquait l'urgence en raison de la perte de revenus locatifs, mais le juge a estimé qu'elle ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, faute d'éléments précis sur ses revenus et charges actuels. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2317381(TA95-2317381)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A épouse C, ressortissante russe, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas un acte faisant grief, car la requérante ne justifiait pas de la possession d'un visa long séjour, document requis par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions en annulation ont été rejetées comme irrecevables. Les textes appliqués sont les articles L. 423-1, L. 423-2, R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'annexe 10 de ce code.
N° TA95-2315847(TA95-2315847)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 15 novembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré le certificat de résidence algérien de dix ans de M. A. Le tribunal a relevé que le préfet avait fondé sa décision sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que ce texte est inapplicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette erreur de droit a entraîné l'annulation de la décision de retrait. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour à M. A dans un délai d'un mois.
N° TA95-2503429(TA95-2503429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B A d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 27 février 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d’un an, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par ordonnance du 4 mars 2025, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2503284(TA95-2503284)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. La requête a été enregistrée le 27 février 2025, soit après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2501173(TA95-2501173)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. En outre, le préfet a opposé un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 15 janvier 2025, constituant un obstacle supplémentaire à l'injonction demandée.
N° TA95-2414495(TA95-2414495)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation en ce sens, et n’a pas justifié de l’impossibilité de le faire. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501888(TA95-2501888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme A, ressortissante sénégalaise, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures. La requérante justifiait de l'urgence, son contrat d'apprentissage ayant été suspendu faute de document justifiant de la régularité de son séjour. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent à l'administration de délivrer une telle attestation lorsque l'instruction d'une demande complète se prolonge au-delà de la validité du titre expiré.
N° TA95-2405543(TA95-2405543)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un certificat de résidence "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, que le signataire était compétent et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la requérante, entrée en France à 60 ans et sans charge de famille sur le territoire, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier des stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2501901(TA95-2501901)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 16 septembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante nigérienne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la requérante n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, et aucune somme n'a été mise à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404059(TA95-2404059)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 21 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, un ressortissant bangladais. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se déclarant territorialement incompétent, alors que le requérant justifiait d'une adresse dans le Val-d'Oise. Il enjoint au préfet compétent de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, mais rejette la demande d'autorisation de travail. L'État est condamné à verser 750 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2502189(TA95-2502189)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de carte de résident en qualité de réfugié de M. A, ressortissant afghan reconnu réfugié par la CNDA. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant privé de tout document de séjour et de ressources, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.
N° TA95-2503391(TA95-2503391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime suspendant le permis de conduire de M. A pour neuf mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité des infractions commises (conduite sous stupéfiants et excès de vitesse), qui justifient la mesure au nom de la sécurité routière, et ce malgré les besoins professionnels invoqués par le requérant. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de la route.