Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2207765(TA95-2207765)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la contestation de la SCI Asper Suresnes relative à son assujettissement à la taxe annuelle sur les bureaux pour 2019. La société soutenait ne pas être redevable de la taxe, arguant que l'immeuble acquis en VEFA n'était pas un bureau au sens de l'article 231 ter du CGI et que l'administration avait violé le principe du contradictoire. L'administration a accordé un dégrèvement partiel en cours d'instance, dont le tribunal a donné acte. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, considérant que la SCI était redevable de la taxe en application de l'article 231 ter du code général des impôts.
N° TA95-2415784(TA95-2415784)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ces conclusions étaient manifestement irrecevables, car il n’appartient pas au juge administratif de se substituer à l’administration pour assurer le traitement d’une demande ou informer un administré. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter sans régularisation les requêtes irrecevables.
N° TA95-2216202(TA95-2216202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de la SARL Les Gentlemen d'Epsom. La première concernait une amende pour défaut de désignation des bénéficiaires de distributions (article 1759 du CGI), que la société contestait pour vice de procédure. La seconde portait sur des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les années 2015 et 2016, la société contestant divers chefs de redressement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, confirmant ainsi les impositions et l'amende. Les décisions se fondent sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2502586(TA95-2502586)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du conseil départemental des Hauts-de-Seine d’ordonner une expertise préventive sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à constater l’état des immeubles avoisinants avant le début des travaux de construction d’un centre d’accueil pour adolescents à Nanterre, prévus en juillet 2025. L’expert désigné devra dresser un état des lieux initial, identifier d’éventuels désordres préexistants, et, le cas échéant, déterminer les causes et l’étendue des dommages survenant pendant le chantier. La solution retenue repose sur l’utilité de la mesure pour prévenir les risques indemnitaires liés aux travaux publics.
N° TA95-2502567(TA95-2502567)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, qui contestait l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités suisses pour l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et la méconnaissance de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire). Le tribunal a estimé que M. B, célibataire et sans enfant, ne justifiait d’aucune attache familiale en France, et que le préfet n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni violation des textes applicables.
N° TA95-2315896(TA95-2315896)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 27 septembre 2023 qui avait clôturé la demande de document de circulation pour étranger mineur (DCEM) déposée par M. A pour sa fille. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en considérant le dossier comme incomplet, alors que le titre de séjour du parent était valide et que l'adresse était justifiée. Il enjoint au préfet d'enregistrer et d'instruire la demande dans un délai de deux mois. La décision se fonde sur les articles L. 414-4 et R. 414-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2315980(TA95-2315980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise du 13 septembre 2023. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire français, cette mesure étant absente de la décision attaquée. Sur le fond, le tribunal a annulé le refus de titre de séjour, estimant que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur l'usage d'un faux document d'identité en 2018 pour caractériser une menace à l'ordre public, ce fait étant isolé et ancien. La décision s'appuie sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le tribunal a précisé les conditions d'application.
N° TA95-2418895(TA95-2418895)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande du préfet des Hauts-de-Seine visant à ordonner l'expulsion sans délai de Mme A d'un centre provisoire d'hébergement (CPH). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les faits reprochés (violences et dégradations) étant anciens et non établis de manière probante, et que la mesure d'expulsion était disproportionnée au regard de la situation de vulnérabilité de l'intéressée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA95-2503391(TA95-2503391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime suspendant le permis de conduire de M. A pour neuf mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité des infractions commises (conduite sous stupéfiants et excès de vitesse), qui justifient la mesure au nom de la sécurité routière, et ce malgré les besoins professionnels invoqués par le requérant. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de la route.
N° TA95-2405905(TA95-2405905)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 25 mars 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal juge que l'utilisation d'une fausse carte d'identité pour une embauche, fait isolé, ne constitue pas une menace pour l'ordre public justifiant un refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet ne peut substituer de nouveaux motifs (absence de contrat de travail visé et de vie privée stable) car ils ne sont pas établis à la date de la décision initiale. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié" à M. B dans un délai d'un mois.
N° TA95-2503284(TA95-2503284)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. La requête a été enregistrée le 27 février 2025, soit après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2503308(TA95-2503308)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 déclarant insalubres des locaux situés à Argenteuil et ordonnant le relogement des locataires. La requérante, Mme A, invoquait l'urgence en raison de la perte de revenus locatifs, mais le juge a estimé qu'elle ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, faute d'éléments précis sur ses revenus et charges actuels. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2502070(TA95-2502070)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 20 février 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA95-2502197(TA95-2502197)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant tunisien, qui sollicitait l'avancement de son rendez-vous en préfecture (fixé au 18 décembre 2026) pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ne démontrant pas une situation d'urgence immédiate justifiant de déroger à la procédure de droit commun (recours pour excès de pouvoir et référé-suspension). Il rappelle qu'aucun texte ne fixe de délai impératif pour la délivrance d'un rendez-vous et que l'intéressé doit d'abord saisir l'administration d'une demande de rendez-vous rapproché. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'appliquer les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2405543(TA95-2405543)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un certificat de résidence "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, que le signataire était compétent et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la requérante, entrée en France à 60 ans et sans charge de famille sur le territoire, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier des stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2501173(TA95-2501173)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. En outre, le préfet a opposé un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 15 janvier 2025, constituant un obstacle supplémentaire à l'injonction demandée.
N° TA95-2503393(TA95-2503393)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à l'administration de lui délivrer un récépissé et de renouveler son titre de séjour, invoquant une atteinte grave à sa liberté de travailler. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que, conformément à l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante conserve son droit au séjour et au travail pendant trois mois après l'expiration de sa carte pluriannuelle. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2115915(TA95-2115915)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, médecin du travail à La Poste, qui contestait la décision ministérielle du 24 septembre 2021 autorisant son licenciement disciplinaire. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à un vice de procédure, à une erreur de droit et à l'appréciation des faits, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code du travail, la loi n°90-568 du 2 juillet 1990 et la convention commune La Poste - France Télécom.
N° TA95-2503288(TA95-2503288)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B A contre un arrêté préfectoral du 24 février 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, constate que le requérant a été placé en rétention administrative au centre du Mesnil Amelot. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence territoriale pour statuer sur cette requête revient au tribunal administratif de Melun, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention. Par conséquent, le tribunal de Cergy-Pontoise ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2414871(TA95-2414871)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, car la demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée via un téléservice, ne constituait pas une demande régulière de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de dépôt physique ou postal valide, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable.