Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2416023(TA95-2416023)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation des Hauts-de-Seine pour obtenir un logement social prioritaire et urgent. Le juge constate que la requête ne comporte que des moyens irrecevables ou manifestement infondés, après avoir informé le requérant de la nécessité de fournir une argumentation précise, sans régularisation. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l'habitation (articles L. 300-1, L. 441-2-3, R. 441-14-1) et le code de justice administrative.
N° TA95-2416135(TA95-2416135)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A B relative à une dette de RSA et d’aides au logement. La requérante demandait principalement au juge de constater l’absence de fraude et l’application de la prescription biennale, mais ces conclusions ont été jugées irrecevables car elles n’entrent pas dans l’office du juge administratif. À titre subsidiaire, elle sollicitait l’annulation du refus de remise totale de sa dette de 18 233,02 euros et une remise gracieuse. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui prévoient que la remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration.
N° TA95-2416164(TA95-2416164)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B C contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, qui se limitaient à des arguments de légalité externe, étaient manifestement infondés et ne comportaient pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, après une procédure de régularisation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
N° TA95-2416410(TA95-2416410)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait la décision implicite de la commission de médiation du Val-d'Oise rejetant son recours amiable pour un logement social prioritaire et urgent. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des faits insusceptibles de venir à son soutien, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).
N° TA95-2501676(TA95-2501676)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que son titre était effectivement disponible en préfecture. La simple crainte de perdre des aides sociales, liée à son statut de travailleur handicapé, n'a pas été jugée suffisante pour caractériser une urgence justifiant une mesure d'injonction. La requête a donc été rejetée sans débat contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2503244(TA95-2503244)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une requête contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2503247(TA95-2503247)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 3 mars 2025, concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, d'interdiction de retour et de signalement. Le tribunal, constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du recours.
N° TA95-2503252(TA95-2503252)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait, en urgence, l'ouverture d'enquêtes et l'annulation de décisions administratives, invoquant une atteinte grave à ses droits fondamentaux (handicap, discrimination) en raison de sa situation de rue et du non-accès à ses droits sociaux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que le requérant n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2414064(TA95-2414064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment les stipulations de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien, relatives à la délivrance d'un certificat de résidence pour raison médicale. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413948(TA95-2413948)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit déjà ces points. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de sa présence continue en France ni de l'absence d'attaches au Maroc, écartant ainsi la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2415024(TA95-2415024)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant bangladais, d’une demande d’annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur sa demande de renouvellement de titre de séjour mention "salarié". Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, faute pour ce dernier de justifier du retour du dossier pour incomplétude. Il a ensuite annulé la décision implicite de rejet au motif qu’elle était entachée d’un défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2413540(TA95-2413540)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 2 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait prononcé son expulsion du territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'arrêté étant régulièrement signé par le préfet. Il a également jugé que les moyens fondés sur la méconnaissance des articles 2, 3 et 6 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2414908(TA95-2414908)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 23 février 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial sollicité par M. B, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas justifié avoir consulté le maire de la commune de résidence pour vérifier les conditions de logement et de ressources, en méconnaissance des articles L. 434-10, R. 434-13 et R. 434-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2414894(TA95-2414894)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant colombien, qui contestait le refus implicite de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a relevé d'office que le requérant ne démontrait pas avoir déposé une telle demande, rendant la décision attaquée inexistante et le recours irrecevable. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2413117(TA95-2413117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante bangladaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. La solution retenue s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA95-2405811(TA95-2405811)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement de M. B, qui contestait la décision du 2 avril 2024 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire par l'Association de gestion Maurice Duprey. Le désistement est prononcé en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car M. B n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le constat du désistement d'office, sans examen au fond de la légalité de l'autorisation de licenciement.
N° TA95-2204129(TA95-2204129)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B C dirigées contre l'arrêté du 13 décembre 2021 prononçant une astreinte pour non-conformité des aménagements sur sa parcelle, et contre l'arrêté du 19 avril 2022 liquidant cette astreinte à 4 550 euros. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de forme, la méconnaissance du contradictoire, l'incompétence de l'auteur, l'illégalité par voie d'exception de l'arrêté de mise en demeure et du plan local d'urbanisme, ainsi que l'erreur de fait et le caractère disproportionné de l'astreinte. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 481-1 et L. 481-2 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration. Les demandes de M. C ont été rejetées et il a été condamné à verser 1 500 euros à la commune de Pierrelaye au titre des frais de justice.
N° TA95-2403962(TA95-2403962)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de 152,45 euros de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 réclamé par la CAF du Val-d'Oise. La requérante invoquait des vices de forme et de motivation, mais ces moyens ont été jugés inopérants car l'indu n'est pas une décision soumise à une obligation de motivation préalable. Sur le fond, Mme A n'a pas contesté le motif de l'indu (absence de droit au RSA en novembre ou décembre 2021) et n'a fourni aucune précision ou pièce pour étayer son argumentation. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a rejeté la requête comme manifestement infondée, en application du décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021 et du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2415719(TA95-2415719)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 2 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2414112(TA95-2414112)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant sri-lankais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la présence continue de M. B en France depuis treize ans et de son insertion professionnelle stable et significative, démontrée par plus de cent fiches de paie sur près de neuf ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "salarié" à M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.