Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2503139(TA95-2503139)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant, ou à défaut de lui délivrer une attestation de prolongation de séjour. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, non étayées par des pièces, ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2503132(TA95-2503132)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail et dignité) en raison de son handicap. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, dès lors que l’attestation préfectorale déjà délivrée à l’intéressée la maintient en situation régulière et l’autorise à travailler. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionREJETE

N° TA95-2410134(TA95-2410134)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait estimé que la demande était irrecevable, car Mme B, bien que logée dans un logement indécent, avait conclu un accord de conciliation avec son bailleur social le 25 octobre 2023, ce qui rendait ses démarches insuffisantes. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionREJETE

N° TA95-2410295(TA95-2410295)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait la suroccupation de son logement avec sa fille mineure, mais le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a relevé que Mme B était en cours d'acquisition de son logement et que la suroccupation alléguée n'était pas établie. La solution retenue confirme le rejet du recours amiable.

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DécisionREJETE

N° TA95-2410604(TA95-2410604)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait son handicap et la suroccupation du logement qu'elle occupait avec son conjoint et ses enfants. Le tribunal a estimé que la commission de médiation n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car Mme B n'avait pas démontré sa bonne foi en raison d'incohérences dans ses déclarations, notamment en restant locataire d'un logement à Vincennes. La décision est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionREJETE

N° TA95-2410655(TA95-2410655)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 22 mai 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté le recours de Mme A, qui demandait la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation, dès lors que Mme A, hébergée chez son père dans un logement suroccupé abritant sept personnes dont deux enfants mineurs et une personne handicapée, se trouvait dans une situation de privation de logement au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2410661(TA95-2410661)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 21 juin 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté le recours amiable de Mme A visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de fait en estimant que Mme A n'avait pas produit l'attestation d'hébergement requise, alors qu'elle l'avait bien jointe à son recours. Cette erreur a privé la commission de la possibilité d'examiner la situation de la requérante au regard des critères légaux. La solution retenue est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionREJETE

N° TA95-2410699(TA95-2410699)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du Pôle Social, a examiné l'opposition de M. A à une contrainte émise par la CAF du Val-d'Oise pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 239 euros. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence soulevée par la CAF, jugeant que les règles applicables au contentieux du recouvrement des créances non-fiscales des collectivités locales ne s'appliquent pas à une contrainte émise par un organisme de sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a rappelé que les contestations des décisions en matière d'aides au logement doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. En l'espèce, M. A n'ayant pas formé un tel recours préalable contre l'indu, sa contestation du bien-fondé de la créance est irrecevable. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'opposition de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415401(TA95-2415401)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 7 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance de motivation. Saisi sur le fondement de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé, compte tenu de sa situation (absence de preuve d’insertion, épouse et trois enfants au Sénégal, signalement pour faux documents).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415392(TA95-2415392)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'obligation de quitter le territoire français, celle-ci ayant été implicitement abrogée par la délivrance d'une attestation de demande d'asile. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2502289(TA95-2502289)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de réponse de l'administration dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et ne pouvait être accordée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2407911(TA95-2407911)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant la décision de l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) lui demandant de restituer un indu de 315 euros pour une action de formation suivie en 2017. Le tribunal a estimé que M. B ne remplissait pas la condition prévue à l'article R. 4021-7 du code de la santé publique, qui réserve le financement aux professionnels de santé non salariés ou salariés de centres de santé conventionnés. La circonstance qu'un agent de l'ANDPC ait eu connaissance de cette situation sans s'y opposer est sans incidence sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2503187(TA95-2503187)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de clôturer son dossier ANEF afin de pouvoir déposer une demande de titre de séjour dans une autre préfecture, invoquant une atteinte grave à ses libertés. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que M. A disposait d'un rendez-vous à la préfecture de Bobigny pour déposer sa demande, ce qui ne démontrait aucun blocage administratif effectif. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415309(TA95-2415309)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante ivoirienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal retient que le refus était fondé sur l'absence d'autorisation de travail, alors que celle-ci avait été accordée postérieurement, en méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme D dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411947(TA95-2411947)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « passeport talent » et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a substitué le fondement légal de la décision, initialement basé sur l’article L. 421-17 abrogé, par l’article L. 421-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’obligation de quitter le territoire et à l’interdiction de retour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411950(TA95-2411950)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C E, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "passeport talent - investisseur", l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a substitué le fondement légal de la décision, initialement basé sur l'article L. 421-17 abrogé du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par l'article L. 421-16 en vigueur, conformément à la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens d'incompétence, de défaut de motivation, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415407(TA95-2415407)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B C, ressortissante ivoirienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d’une obligation de quitter le territoire et d’une interdiction de retour d’un an. Le préfet a opposé un non-lieu à statuer, arguant que la requérante avait obtenu satisfaction en cours d’instance par la délivrance d’une carte de résident valable jusqu’en novembre 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions de la requête, et a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner les moyens soulevés par la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2311903(TA95-2311903)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, chef de service de police municipale, qui contestait la décision du maire de Gonesse du 7 juillet 2023 portant suppression de son poste de directeur adjoint. Le tribunal a d'abord jugé que ce courrier constituait un acte décisoire faisant grief, rendant les conclusions à fin d'annulation recevables. Sur le fond, il a estimé que la procédure de consultation du comité social territorial avait été régulièrement suivie et que le maire était compétent pour prendre cette décision. Enfin, le tribunal a considéré que la commune avait satisfait à son obligation de reclassement et que les allégations de harcèlement moral n'étaient pas établies, rejetant l'ensemble des demandes indemnitaires et d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2404467(TA95-2404467)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 2 février 2024 par laquelle le directeur du CREPS d’Île-de-France avait accepté la démission de M. C, agent contractuel, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la démission avait été obtenue sous la contrainte, en raison des pressions exercées par la hiérarchie (menaces de licenciement pour faute grave et de poursuites pénales), et que l’agent s’était rétracté avant l’acceptation. Cette solution est fondée sur l’article L. 551-1 du code général de la fonction publique, qui exige une volonté non équivoque de démissionner. En revanche, les conclusions indemnitaires de M. C ont été déclarées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux, conformément aux articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2404259(TA95-2404259)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 février 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante turque, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France (depuis 2017), de son mariage avec un résident de longue durée, de la naissance de deux enfants et de son emploi stable. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale".

Résumé IA