Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502061(TA95-2502061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A. Le juge a constaté que la convocation de la requérante le 28 février 2025 pour déposer une nouvelle demande rendait sans objet les conclusions aux fins de suspension. Aucune des conditions de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'a donc été examinée au fond.
N° TA95-2502053(TA95-2502053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant guinéen reconnu réfugié, afin de suspendre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le juge des référés a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet et, après avoir examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, a fait droit à la demande de suspension. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, sous astreinte. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408975(TA95-2408975)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 10 février 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice en tenant compte de la durée de la carence (jusqu'au relogement le 15 mai 2024) et de la situation personnelle de la requérante (mère isolée de deux enfants, diabétique, victime de violences conjugales). Les conclusions accessoires ont été rejetées, faute pour Mme B de bénéficier de l'aide juridictionnelle totale.
N° TA95-2502308(TA95-2502308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la demande étant prématurée et l’intéressé n’ayant pas sollicité de récépissé ou d’attestation de prolongation d’instruction. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2415373(TA95-2415373)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A qui contestait les majorations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, en raison d’une piscine qu’il affirmait avoir été détruite durant l’hiver 2022. Le tribunal a relevé que le requérant n’apportait aucune pièce démontrant la destruction de la piscine au 1er janvier 2023, date de référence pour l’établissement de l’impôt en application des articles 1380, 1400 et 1415 du code général des impôts. Le moyen, imprécis et non assorti de faits susceptibles de le soutenir, a été jugé manifestement infondé, conduisant au rejet de la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502728(TA95-2502728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour "recherche d'emploi et création d'entreprise". Le juge a d'abord rappelé qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, rendant irrecevables les conclusions en ce sens. Ensuite, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un risque imminent de mesure d'éloignement justifiant une intervention dans les 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2503140(TA95-2503140)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, en sollicitant un rendez-vous seulement le 16 mai 2024 alors qu'elle réside en France depuis 2019, a largement contribué à créer la situation d'urgence dont elle se prévaut. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2500954(TA95-2500954)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous et de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 23 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition posée par l'article L. 521-3 n'était pas remplie, justifiant le rejet de la requête.
N° TA95-2503242(TA95-2503242)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de démontrer une menace imminente de licenciement ou de suspension de son contrat de travail. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2414477(TA95-2414477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté, par ordonnance du 28 février 2025, le non-lieu à statuer sur la requête en plein contentieux de l'EURL ROGER-VASSELIN TENNIS. Cette affaire concernait une contestation d'imposition, mais l'administration fiscale a remboursé la somme de 6 863 euros après l'introduction du recours, rendant les conclusions sans objet. Le président de la 2ème chambre a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l'instance.
N° TA95-2415850(TA95-2415850)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'attribution d'un logement par l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La juridiction a constaté qu'une précédente ordonnance du 12 septembre 2024, devenue définitive, avait déjà statué sur une demande identique, invoquant les mêmes cause et objet. En application de l'autorité de la chose jugée, la nouvelle requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415873(TA95-2415873)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une amende forfaitaire et des frais de recouvrement pour excès de vitesse. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige relève de la compétence des tribunaux de l’ordre judiciaire en application des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. Cette décision a été rendue sous forme d’ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415876(TA95-2415876)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une amende forfaitaire majorée de 375 euros pour excès de vitesse. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que les litiges relatifs aux amendes forfaitaires relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500188(TA95-2500188)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable visant à être reconnu prioritaire pour un logement social. La juridiction a constaté que la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait déjà accordé ce statut par une décision du 4 décembre 2024, antérieure à l’introduction de la requête. Les conclusions de M. A ont donc été jugées manifestement irrecevables, car dépourvues d’objet dès l’origine, en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA95-2417600(TA95-2417600)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société AI SQUARE CONNECT, qui demandait le remboursement d’un excédent de prélèvement à la source au titre de 2019. La société n’a soulevé aucun moyen juridique, se bornant à invoquer sa méconnaissance du délai de réclamation, ce qui ne constitue pas un moyen recevable. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA95-2413774(TA95-2413774)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de police de Paris. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation notifiée à son conseil. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2418006(TA95-2418006)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL DALAIR, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 790 euros pour la période du 1er juillet au 30 septembre 2024. La société n’a pas produit la facture litigieuse ni précisé la nature de la dépense, se contentant d’affirmations générales. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le moyen a été jugé manifestement insuffisamment assorti de précisions pour en apprécier le bien-fondé. Les articles 271 du code général des impôts et 205-206 de son annexe II, relatifs à la déduction de la TVA, étaient applicables.
N° TA95-2413275(TA95-2413275)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a joint deux requêtes de M. A contestant le rejet implicite puis la clôture de sa demande de titre de séjour. Constatant que le préfet du Val-d'Oise avait délivré à l'intéressé un titre de séjour valable, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, devenues sans objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros au conseil de M. A, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2412083(TA95-2412083)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de cotisations de taxe d'habitation pour les années 2018 à 2021. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit une copie complète de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA95-2411876(TA95-2411876)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. et Mme C, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2013 à 2015. Le juge a constaté que la décision de rejet de leur réclamation fiscale, datée du 9 novembre 2021, avait été régulièrement notifiée à leur domicile réel, et que le délai de recours de deux mois était expiré lors de l'introduction de leur requête le 14 août 2024. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 199, R. 199-1 et R. 198-10 du livre des procédures fiscales, la requête a été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté.