Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407845(TA95-2407845)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission de médiation du Val-d'Oise. Le tribunal a constaté que la commission avait en réalité pris une décision explicite de rejet le 7 juillet 2023, notifiée à l'intéressé le 5 août 2023. La requête, postée le 20 mai 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de recours contentieux de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2408970(TA95-2408970)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 5 000 euros à Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 24 novembre 2021, en raison de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses trois enfants, vivant dans un logement sur-occupé et insalubre. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, fixant l'indemnisation à 5 000 euros pour la période de responsabilité allant de mai 2022 à juin 2024.
N° TA95-2403479(TA95-2403479)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'une requête en plein contentieux par Mme A épouse B, qui demandait la décharge d'une cotisation de taxe d'habitation de 1 540 euros due par sa mère pour l'année 2022. L'administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de cette imposition en cours d'instance. Par ordonnance du 28 février 2025, le tribunal, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
N° TA95-2414759(TA95-2414759)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait une obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour de deux ans prise par le préfet de police de Paris. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n’avait pas produit l’acte attaqué ni justifié de l’impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503102(TA95-2503102)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C B qui demandait la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ou d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant ayant attendu un mois et demi après la suspension de son contrat de travail pour saisir le tribunal, sans justifier de démarches préalables auprès de la préfecture. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d’urgence, sans examen au fond de l’atteinte à la liberté fondamentale invoquée.
N° TA95-2503335(TA95-2503335)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par le maire de Deuil la Barre sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il s'agissait d'examiner un immeuble menaçant, dont le plafond imbibé d'eau présentait un danger pour les occupants et les tiers. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert avec pour mission d'évaluer l'état de danger, de déterminer s'il est imminent, et de proposer des mesures de sécurité. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502086(TA95-2502086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'examiner sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête.
N° TA95-2502061(TA95-2502061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A. Le juge a constaté que la convocation de la requérante le 28 février 2025 pour déposer une nouvelle demande rendait sans objet les conclusions aux fins de suspension. Aucune des conditions de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'a donc été examinée au fond.
N° TA95-2502053(TA95-2502053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant guinéen reconnu réfugié, afin de suspendre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le juge des référés a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet et, après avoir examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, a fait droit à la demande de suspension. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, sous astreinte. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408975(TA95-2408975)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 10 février 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice en tenant compte de la durée de la carence (jusqu'au relogement le 15 mai 2024) et de la situation personnelle de la requérante (mère isolée de deux enfants, diabétique, victime de violences conjugales). Les conclusions accessoires ont été rejetées, faute pour Mme B de bénéficier de l'aide juridictionnelle totale.
N° TA95-2502308(TA95-2502308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la demande étant prématurée et l’intéressé n’ayant pas sollicité de récépissé ou d’attestation de prolongation d’instruction. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2415373(TA95-2415373)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A qui contestait les majorations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, en raison d’une piscine qu’il affirmait avoir été détruite durant l’hiver 2022. Le tribunal a relevé que le requérant n’apportait aucune pièce démontrant la destruction de la piscine au 1er janvier 2023, date de référence pour l’établissement de l’impôt en application des articles 1380, 1400 et 1415 du code général des impôts. Le moyen, imprécis et non assorti de faits susceptibles de le soutenir, a été jugé manifestement infondé, conduisant au rejet de la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502728(TA95-2502728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour "recherche d'emploi et création d'entreprise". Le juge a d'abord rappelé qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, rendant irrecevables les conclusions en ce sens. Ensuite, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un risque imminent de mesure d'éloignement justifiant une intervention dans les 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2503140(TA95-2503140)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, en sollicitant un rendez-vous seulement le 16 mai 2024 alors qu'elle réside en France depuis 2019, a largement contribué à créer la situation d'urgence dont elle se prévaut. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2500954(TA95-2500954)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous et de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 23 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition posée par l'article L. 521-3 n'était pas remplie, justifiant le rejet de la requête.
N° TA95-2503242(TA95-2503242)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de démontrer une menace imminente de licenciement ou de suspension de son contrat de travail. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2414477(TA95-2414477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté, par ordonnance du 28 février 2025, le non-lieu à statuer sur la requête en plein contentieux de l'EURL ROGER-VASSELIN TENNIS. Cette affaire concernait une contestation d'imposition, mais l'administration fiscale a remboursé la somme de 6 863 euros après l'introduction du recours, rendant les conclusions sans objet. Le président de la 2ème chambre a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l'instance.
N° TA95-2415850(TA95-2415850)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'attribution d'un logement par l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La juridiction a constaté qu'une précédente ordonnance du 12 septembre 2024, devenue définitive, avait déjà statué sur une demande identique, invoquant les mêmes cause et objet. En application de l'autorité de la chose jugée, la nouvelle requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415873(TA95-2415873)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une amende forfaitaire et des frais de recouvrement pour excès de vitesse. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige relève de la compétence des tribunaux de l’ordre judiciaire en application des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. Cette décision a été rendue sous forme d’ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415876(TA95-2415876)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une amende forfaitaire majorée de 375 euros pour excès de vitesse. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que les litiges relatifs aux amendes forfaitaires relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.