Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceAUTRE

N° TA95-2501499(TA95-2501499)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par Mme A d’une demande d’injonction au préfet de Paris pour lui attribuer un hébergement d’urgence, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la décision de la commission de médiation de Paris, fondée sur l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, relève de la compétence du tribunal administratif de Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il transmet donc le dossier à cette juridiction.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2501585(TA95-2501585)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme B avait été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 31 mai 2023, mais n'a saisi le tribunal que le 29 janvier 2025, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du même code. La décision de la commission de médiation reste toutefois valable.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2501834(TA95-2501834)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : M. A disposait d'un délai de quatre mois à compter du 13 septembre 2024 pour saisir le tribunal, mais sa requête n'a été postée que le 1er février 2025. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans régularisation. Cette décision ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation du 13 mars 2024 reconnaissant M. A comme prioritaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411950(TA95-2411950)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C E, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "passeport talent - investisseur", l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a substitué le fondement légal de la décision, initialement basé sur l'article L. 421-17 abrogé du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par l'article L. 421-16 en vigueur, conformément à la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens d'incompétence, de défaut de motivation, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412376(TA95-2412376)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la requérante ne démontrait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2501948(TA95-2501948)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) géré par Coallia à Colombes. La juge a retenu que le maintien de l'intéressé, bénéficiaire d'une protection internationale, était illégal en raison de son comportement violent et du non-respect du règlement intérieur, ayant conduit à une décision de fin de prise en charge par l'OFII. La demande du préfet des Hauts-de-Seine a été jugée urgente et utile, car elle faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettait le fonctionnement normal de la structure. La décision s'appuie sur les articles L. 349-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2106576(TA95-2106576)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A d’une demande d’indemnisation pour la perte des effets personnels de M. A lors de son hospitalisation au centre hospitalier Victor Dupouy d’Argenteuil entre le 25 mars et le 2 avril 2020. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’établissement était engagée de plein droit sur le fondement des articles L. 1113-1 et suivants du code de la santé publique, dès lors que M. A, admis en urgence et hors d’état de manifester sa volonté, n’avait pu procéder au dépôt de ses biens. Il a condamné le centre hospitalier à verser à M. A la somme de 3 747 euros au titre de son préjudice matériel et 1 000 euros pour son préjudice moral, et a rejeté la demande de Mme A, faute de préjudice personnel direct et certain.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2208040(TA95-2208040)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxio-dépressif. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, car la décision attaquée du 23 février 2022 avait été retirée par l'administration le 21 mars 2022, avant l'introduction du recours contentieux le 25 avril 2022. Ce retrait, non contesté dans les délais, a rendu la décision définitive, privant d'objet la demande d'annulation. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2217424(TA95-2217424)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la SAS JOSERAFALE, qui demandait le reclassement d’un bien immobilier en catégorie DEP2 pour le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties des années 2021 et 2022. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant éteinte avant tout examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2401589(TA95-2401589)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 27 décembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé les conditions matérielles d'accueil de M. B, un ressortissant soudanais demandeur d'asile. La juridiction a jugé que la décision était illégale car elle se fondait sur le motif que M. B avait présenté une nouvelle demande d'asile après avoir été transféré vers l'Italie, sans que l'OFII ait examiné sa situation particulière, notamment sa vulnérabilité. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE relative aux normes d'accueil des demandeurs de protection internationale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2501820(TA95-2501820)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La décision a été jugée légalement fondée sur le règlement (UE) n°604/2013, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 17 du règlement et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, faute d'éléments précis fournis par le requérant. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415148(TA95-2415148)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 21 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, compte tenu de sa présence en France depuis neuf ans, de son mariage avec une compatriote titulaire d'un titre de séjour, de la naissance de son enfant en France, et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. C une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale".

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415261(TA95-2415261)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de la persistance de liens avec le Sénégal.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415308(TA95-2415308)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette demande n'ayant pas été formulée. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415309(TA95-2415309)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante ivoirienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal retient que le refus était fondé sur l'absence d'autorisation de travail, alors que celle-ci avait été accordée postérieurement, en méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme D dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415392(TA95-2415392)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'obligation de quitter le territoire français, celle-ci ayant été implicitement abrogée par la délivrance d'une attestation de demande d'asile. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.

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N° TA95-2415401(TA95-2415401)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 7 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance de motivation. Saisi sur le fondement de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé, compte tenu de sa situation (absence de preuve d’insertion, épouse et trois enfants au Sénégal, signalement pour faux documents).

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N° TA95-2415407(TA95-2415407)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B C, ressortissante ivoirienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d’une obligation de quitter le territoire et d’une interdiction de retour d’un an. Le préfet a opposé un non-lieu à statuer, arguant que la requérante avait obtenu satisfaction en cours d’instance par la délivrance d’une carte de résident valable jusqu’en novembre 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions de la requête, et a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner les moyens soulevés par la requérante.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2502230(TA95-2502230)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, afin de permettre l'instruction d'une demande d'autorisation de travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas le caractère d'utilité requis, dès lors que l'intéressée ne justifiait pas avoir déposé une demande de titre de séjour, condition préalable à la délivrance d'un récépissé en application des articles R. 431-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2500948(TA95-2500948)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le délai de recours de quatre mois, courant à compter du 6 juin 2024, expirait le 7 octobre 2024, alors que la requête n'a été postée que le 16 janvier 2025. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 778-2 du code de justice administrative. M. A conserve néanmoins le bénéfice de la décision de la commission de médiation du 6 décembre 2023 le reconnaissant comme prioritaire.

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