Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415309(TA95-2415309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante ivoirienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal retient que le refus était fondé sur l'absence d'autorisation de travail, alors que celle-ci avait été accordée postérieurement, en méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme D dans un délai de deux mois.
N° TA95-2503137(TA95-2503137)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ou d’un récépissé l’autorisant à travailler. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail en raison de l’absence de document depuis le 6 janvier 2025, entraînant la suspension de son contrat. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, dès lors que Mme A avait été convoquée le 29 janvier 2025 pour une remise de titre et que son employeur lui avait laissé un délai jusqu’au 31 mars 2025 pour régulariser sa situation, sans rupture immédiate du contrat. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d’urgence au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA95-2501948(TA95-2501948)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre provisoire d'hébergement (CPH) géré par Coallia à Colombes. La juge a retenu que le maintien de l'intéressé, bénéficiaire d'une protection internationale, était illégal en raison de son comportement violent et du non-respect du règlement intérieur, ayant conduit à une décision de fin de prise en charge par l'OFII. La demande du préfet des Hauts-de-Seine a été jugée urgente et utile, car elle faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettait le fonctionnement normal de la structure. La décision s'appuie sur les articles L. 349-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502463(TA95-2502463)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’avertissement disciplinaire prononcé par l’université CY Cergy Paris à l’encontre d’une étudiante. La requérante invoquait l’urgence liée à l’impact de cette sanction sur ses candidatures en master, mais le juge a estimé que ce préjudice futur et incertain ne caractérisait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2502957(TA95-2502957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B, ressortissante canadienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante s'était vu délivrer un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 16 avril 2025, ce qui lui permettait de séjourner et de travailler régulièrement. En conséquence, l'exécution de la décision attaquée ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation pour justifier une suspension.
N° TA95-2010028(TA95-2010028)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, agent de l'administration pénitentiaire, contestant un arrêté du 17 janvier 2020 du garde des sceaux prononçant sa réintégration en qualité de surveillant stagiaire et une décision de fin de contrat, tout en demandant réparation pour des préjudices liés à des fautes et un harcèlement moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, considérant notamment que ses demandes indemnitaires étaient tardives et prescrites, et que les moyens soulevés contre l'arrêté de réintégration n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les principes de prescription quadriennale et les règles de gestion de carrière des fonctionnaires, sans qu'aucune faute de l'administration ne soit établie.
N° TA95-2411947(TA95-2411947)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « passeport talent » et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a substitué le fondement légal de la décision, initialement basé sur l’article L. 421-17 abrogé, par l’article L. 421-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’obligation de quitter le territoire et à l’interdiction de retour.
N° TA95-2502960(TA95-2502960)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 17 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. B, ressortissant ukrainien, pour six mois. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas formé de conclusions en annulation distinctes contre cet arrêté, rendant sa demande en référé irrecevable. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans examen de l’urgence ou des moyens soulevés.
N° TA95-2217424(TA95-2217424)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la SAS JOSERAFALE, qui demandait le reclassement d’un bien immobilier en catégorie DEP2 pour le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties des années 2021 et 2022. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant éteinte avant tout examen au fond.
N° TA95-2501091(TA95-2501091)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de la rupture de son contrat d'apprentissage, faute de titre de séjour, l'empêchant de poursuivre sa formation en comptabilité. Le juge a estimé que Mme B ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière, compte tenu de l'absence de démarches antérieures et de relances depuis le dépôt de sa demande en septembre 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, faute de démonstration de l'urgence nécessaire à l'application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2412366(TA95-2412366)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de médiation relative à un indu de revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du tribunal, le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni une copie signée de sa requête, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter le recours sans examen au fond.
N° TA95-2412166(TA95-2412166)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus d’attribution d’un logement social pour dossier incomplet. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou une pièce justifiant de la date de son recours, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA95-2502164(TA95-2502164)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence invoquée par le requérant, liée à la précarité de sa situation et au risque d'interruption de ses études, n'était pas suffisamment étayée pour justifier une intervention en référé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, ni des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412165(TA95-2412165)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait le bénéfice de l'aide médicale d'État, pour irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de la date de son recours administratif préalable, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501077(TA95-2501077)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante afghane, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour la remise de son titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’intéressée disposait d’une attestation de décision favorable lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et de circuler dans l’espace Schengen. Les difficultés pour obtenir un rendez-vous n’ont pas été jugées comme constituant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres conditions posées par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2502151(TA95-2502151)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 16 décembre 2024 clôturant la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante djiboutienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2501124(TA95-2501124)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante philippine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire un examen prioritaire de sa situation, alors qu’elle n’établissait pas avoir effectué de démarche avant novembre 2023. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2501076(TA95-2501076)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, au-delà de sa situation de précarité et de sa scolarité. La solution retenue rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre de séjour, il incombe au requérant de démontrer une urgence particulière.
N° TA95-2503006(TA95-2503006)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en raison de l'inexécution d'un précédent jugement. Le juge a estimé que l'urgence particulière justifiant une intervention sous 48 heures n'était pas établie, faute pour la requérante d'avoir utilisé la procédure spécifique d'exécution des jugements prévue à l'article L. 911-4 du même code. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2503056(TA95-2503056)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de huit jours, sans astreinte. Le juge a estimé que l'absence de délivrance de ce document, alors que la demande de renouvellement était complète et déposée dans les délais, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au droit au travail de l'intéressée, en application des articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.