Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400458(TA95-2400458)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a annulé la décision du 21 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas légalement fonder son refus sur la seule circonstance que l'intéressé avait présenté un faux titre de séjour lors de son embauche, cette infraction ne suffisant pas à établir une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été annulée pour méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la durée de présence continue de M. A en France (près de cinq ans).

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N° TA95-2007879(TA95-2007879)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de la commune de La Garenne-Colombes, qui demandait réparation pour divers préjudices (recours abusif aux CDD, harcèlement moral, accident de service, non-renouvellement de contrat). La juridiction a notamment relevé que les conclusions tendant à une injonction de produire des pièces étaient irrecevables car non accessoires à des conclusions d’annulation. Sur le fond, le tribunal a considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, appliquant les dispositions des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 24 janvier 1984, ainsi que la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale.

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N° TA95-2317050(TA95-2317050)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 17 novembre 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur la légalité des décisions préfectorales au regard des textes précités.

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N° TA95-2316960(TA95-2316960)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé le 15 novembre 2023 par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant tunisien. La juridiction estime que le motif tiré d'une menace à l'ordre public, fondé sur l'usage d'une fausse carte d'identité lors de son embauche, est insuffisant pour justifier le refus au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention "salarié" dans un délai d'un mois, sans astreinte, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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N° TA95-2210106(TA95-2210106)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de la SAS Cream, en liquidation judiciaire, contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 et 2016. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale en cours d'instance. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification, jugeant que celle-ci détaillait suffisamment les impositions, les années et les conséquences financières, conformément à l'article L. 76 du livre des procédures fiscales.

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N° TA95-2316949(TA95-2316949)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de résident valable dix ans, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.

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N° TA95-2316877(TA95-2316877)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 18 octobre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial demandé par M. E pour son épouse et sa fille. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur les ressources des douze mois précédant la demande, alors que M. E justifiait, à la date de la décision contestée, de ressources stables et suffisantes, supérieures au SMIC, conformément aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois.

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N° TA95-2316821(TA95-2316821)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant portugais, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui délivrer un duplicata de sa carte de séjour permanent. Le tribunal constate que la demande de titre de séjour n'a pas été présentée par comparution personnelle au guichet de la préfecture, comme l'exigent les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par le préfet sur cette demande irrégulièrement présentée n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée comme irrecevable.

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N° TA95-2110893(TA95-2110893)

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la CPAM de la Gironde d’une demande d’indemnisation de ses débours (107 089 euros) exposés pour son assuré M. B, à la suite d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention en 2001 et aggravée par des fautes commises par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) lors d’une reprise chirurgicale en 2002. L’AP-HP ne conteste pas sa responsabilité, mais invoque un partage de responsabilité à 40 % fixé par la commission de conciliation et d’indemnisation, et conteste le caractère certain de certaines créances. Le tribunal a appliqué les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale pour condamner l’AP-HP à verser à la CPAM la somme de 107 089 euros avec intérêts et capitalisation, ainsi que 1 191 euros au titre de l’indemnité forfaitaire de gestion, et 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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N° TA95-2316783(TA95-2316783)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 30 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial au profit du fils de Mme B. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur les ressources des douze mois précédant la demande, sans tenir compte de leur évolution favorable postérieure, conformément à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

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N° TA95-2316653(TA95-2316653)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise le 25 avril 2023. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le séjour sur le fondement de l'article L. 432-1 du CESEDA, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. A, compte tenu de ses condamnations pénales. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et 8 de la CEDH, ainsi que de la durée de présence et de l'intégration professionnelle du requérant. Enfin, les conclusions accessoires (injonctions, frais) ont été rejetées, certaines étant irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2313963(TA95-2313963)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A, demandeur d'asile afghan, qui contestait la décision de l'OFII du 26 septembre 2023 lui notifiant la sortie de son hébergement au CADA de Sartrouville. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée malgré le non-retrait du courrier par le requérant, et que sa situation de vulnérabilité n'était pas établie. Il juge également que les faits de violence à l'origine de la décision étaient avérés et que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2501572(TA95-2501572)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour finaliser le renouvellement de son titre de séjour. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond, en application de l'article R. 222-1 du même code. Aucune mesure d'astreinte ou de frais n'a été prononcée.

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N° TA95-2304733(TA95-2304733)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant d'abroger un arrêté d'expulsion du 2 mai 2017 pris à l'encontre de M. C, ressortissant arménien. Le tribunal a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce refus à la demande de l'intéressé, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la situation de M. C dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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N° TA95-2501590(TA95-2501590)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme A épouse C, ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante se bornant à invoquer sa situation irrégulière sans démontrer de conséquences graves et immédiates. De plus, la mesure sollicitée s'est heurtée à une contestation sérieuse, faute pour Mme A d'établir avoir déposé un dossier complet auprès de la préfecture. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA95-2501603(TA95-2501603)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, un étranger résidant en France depuis neuf ans et père de trois enfants scolarisés, qui sollicite un rendez-vous auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés admet d'abord M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il rappelle que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et que la condition d'urgence est en principe établie pour les demandes de renouvellement de titre, mais que pour les autres cas, comme ici une admission exceptionnelle au séjour, le requérant doit justifier de circonstances particulières. En l'espèce, le tribunal estime que M. B, qui a déposé sa demande en ligne le 13 novembre 2023 sans réponse, justifie de l'urgence en raison de sa situation familiale et de la précarité administrative qui en découle. Il enjoint donc au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de

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N° TA95-2501608(TA95-2501608)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B épouse A, ressortissante britannique, pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de dysfonctionnements de la plateforme ANEF. Le juge des référés rappelle qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable lorsque l'étranger justifie de difficultés techniques persistantes pour effectuer les formalités en ligne, et que la condition d'urgence est en principe remplie pour une demande de renouvellement de titre. La solution retenue est que le juge peut enjoindre au préfet de communiquer une date de rendez-vous, sous réserve de l'appréciation de l'urgence et de l'utilité de la mesure, sans faire obstacle à une décision administrative. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA95-2501609(TA95-2501609)

**Sujet principal :** Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour (admission exceptionnelle au séjour). **Juridiction :** Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue :** La requête est rejetée. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car il s'agit d'une première demande de titre de séjour et que les circonstances invoquées (ancienneté de séjour, activité professionnelle) ne justifient pas un traitement prioritaire par rapport aux autres étrangers dans une situation similaire. **Textes appliqués :** Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles").

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N° TA95-2108141(TA95-2108141)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SAS SKS. Celle-ci contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2014-2017 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2014-2015, ainsi que les pénalités afférentes. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité au regard de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales. Il a également jugé non fondés les moyens relatifs au bien-fondé des impositions et à l'application de la majoration de 40% pour manquement délibéré prévue à l'article 1729 du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2305326(TA95-2305326)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une carte de résident à un ressortissant camerounais. Le préfet avait motivé son refus par le non-respect des principes de la République, mais le requérant justifiait d’une résidence régulière de plus de trois ans, d’un emploi stable et d’un casier judiciaire vierge. Le tribunal applique l’article 12 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994, combiné à l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La décision est annulée pour erreur d’appréciation, le préfet n’ayant pas contesté les faits malgré une mise en demeure.

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