Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414712(TA95-2414712)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le renouvellement sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA95-2402187(TA95-2402187)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l’insuffisance des ressources du demandeur, appréciées sur la période de douze mois précédant la demande, conformément à l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et à l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et qu’elle n’était entachée d’aucune erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2404223(TA95-2404223)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de base légale, le préfet ayant examiné la demande sur le fondement de son pouvoir général d'appréciation. Il a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit déjà la délivrance de titres de séjour pour activité salariée. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, M. A ne justifiant pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires.
N° TA95-2503054(TA95-2503054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur demande du maire de Garges-lès-Gonesse, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé au 24 rue Berlioz, présentant des fissures et des dégradations structurelles menaçant la sécurité des occupants et des tiers. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra se prononcer dans les 24 heures sur l'existence d'un danger imminent, décrire les désordres, et proposer des mesures provisoires ou définitives, y compris une éventuelle interdiction d'habiter ou d'accéder aux lieux.
N° TA95-2110070(TA95-2110070)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Compagnie d'Ars et associés, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société invoquait l'irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité, notamment la poursuite du contrôle après la réunion de synthèse, mais le tribunal a considéré que la vérification n'était pas achevée au sens de l'article L. 51 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, la déductibilité de la perte liée à une participation dans une filiale étrangère a été refusée, l'administration ayant établi un acte anormal de gestion. Les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenues, et la charge de la preuve incombait à la société requérante.
N° TA95-2406957(TA95-2406957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A G, M. F G et M. E G, agissant en leur nom propre et en tant qu’ayants droit de Mme I G. Les requérants demandaient une expertise pour établir un lien de causalité entre la maladie de Creutzfeldt-Jakob ayant entraîné le décès de Mme G et sa vaccination contre la covid-19, ou, à titre subsidiaire, une indemnisation par l’ONIAM sur le fondement des articles L. 3131-1 et L. 3131-4 du code de la santé publique. Le tribunal a estimé que la durée d’incubation de plusieurs années de la maladie de Creutzfeldt-Jakob rendait impossible l’existence d’un lien de causalité avec la vaccination, intervenue seulement quelques semaines avant l’apparition des premiers symptômes, et a donc jugé la demande d’expertise inutile et la demande d’indemnisation non fondée.
N° TA95-2502368(TA95-2502368)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante algérienne, afin d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de changement de statut. En cours d'instance, le préfet a délivré le récépissé sollicité, valable jusqu'au 11 mai 2025. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2108141(TA95-2108141)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SAS SKS. Celle-ci contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2014-2017 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2014-2015, ainsi que les pénalités afférentes. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité au regard de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales. Il a également jugé non fondés les moyens relatifs au bien-fondé des impositions et à l'application de la majoration de 40% pour manquement délibéré prévue à l'article 1729 du code général des impôts.
N° TA95-2411943(TA95-2411943)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de salarié, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le titre, faute pour l'intéressé de justifier d'une autorisation de travail valide, conformément aux articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail. Il a également estimé que les décisions attaquées ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2411932(TA95-2411932)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 22 juillet 2024 du préfet des Hauts-de-Seine refusant implicitement le renouvellement de son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour d'un an et une fixation du pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2010603(TA95-2010603)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C d’une demande indemnitaire dirigée contre le centre hospitalier Rives de Seine, en raison d’un retard de diagnostic d’une appendicite perforée et d’une péritonite survenus en octobre 2018. La requérante soutenait que des fautes médicales avaient été commises, notamment l’absence d’examens appropriés, engageant la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de Mme C, estimant qu’elle n’apportait pas la preuve d’une faute médicale ni d’un lien de causalité direct entre la prise en charge et les préjudices allégués. Les conclusions subsidiaires tendant à une expertise ont également été écartées, et les dépens ainsi que les frais de justice ont été laissés à la charge de la requérante.
N° TA95-2306342(TA95-2306342)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 10 février 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme A. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte l'état de santé très dégradé de Mme A, âgée de 70 ans, et sa perte d'autonomie, justifiant une régularisation à titre humanitaire. Il enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence dans un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 911-1 du code de justice administrative et des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2204101(TA95-2204101)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SNC AER 2, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et aux taxes annexes pour les années 2019 à 2022, concernant un ensemble immobilier à Courbevoie. La société soutenait que les travaux de restructuration et de surélévation avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation, justifiant une imposition en tant que propriété non bâtie. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas affecté le gros œuvre au point de faire perdre à l'immeuble son caractère de propriété bâtie, et a également écarté les demandes subsidiaires de reclassement en catégories d'évaluation plus favorables. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 1380 et 1517, sans faire droit aux prétentions de la société requérante.
N° TA95-2305326(TA95-2305326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une carte de résident à un ressortissant camerounais. Le préfet avait motivé son refus par le non-respect des principes de la République, mais le requérant justifiait d’une résidence régulière de plus de trois ans, d’un emploi stable et d’un casier judiciaire vierge. Le tribunal applique l’article 12 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994, combiné à l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La décision est annulée pour erreur d’appréciation, le préfet n’ayant pas contesté les faits malgré une mise en demeure.
N° TA95-2304733(TA95-2304733)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant d'abroger un arrêté d'expulsion du 2 mai 2017 pris à l'encontre de M. C, ressortissant arménien. Le tribunal a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce refus à la demande de l'intéressé, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la situation de M. C dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2206204(TA95-2206204)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SAS Residential Property Fund 1, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et aux taxes annexes pour les années 2019, 2020 et 2021, concernant un immeuble situé à Suresnes. La société soutenait que des travaux de transformation de bureaux en logements avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation, justifiant son imposition en tant que propriété non bâtie. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas affecté le gros-œuvre au point de rendre l'immeuble totalement impropre à l'occupation, et a donc maintenu l'imposition en tant que propriété bâtie. Les demandes subsidiaires de reclassement en catégorie d'évaluation différente ont également été rejetées, faute de preuves suffisantes.
N° TA95-2403517(TA95-2403517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son épouse au regroupement familial. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur l'insuffisance des ressources de M. A, en application des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2411930(TA95-2411930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment stables et intenses en France et de la présence d'attaches familiales au Maroc. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés comme non fondés.
N° TA95-2110893(TA95-2110893)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la CPAM de la Gironde d’une demande d’indemnisation de ses débours (107 089 euros) exposés pour son assuré M. B, à la suite d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention en 2001 et aggravée par des fautes commises par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) lors d’une reprise chirurgicale en 2002. L’AP-HP ne conteste pas sa responsabilité, mais invoque un partage de responsabilité à 40 % fixé par la commission de conciliation et d’indemnisation, et conteste le caractère certain de certaines créances. Le tribunal a appliqué les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale pour condamner l’AP-HP à verser à la CPAM la somme de 107 089 euros avec intérêts et capitalisation, ainsi que 1 191 euros au titre de l’indemnité forfaitaire de gestion, et 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2400598(TA95-2400598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une exacte application de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, en estimant que les ressources de M. B étaient insuffisantes, instables et irrégulières sur les trois dernières années. Il a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.