Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502926(TA95-2502926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B. Celle-ci sollicitait la suspension de la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 12 juin 2024, qui avait refusé de reconnaître le caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement social. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la menace d'expulsion invoquée par la requérante n'était pas suffisamment établie à la date de l'ordonnance. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2315115(TA95-2315115)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son époux. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable, car le dossier de Mme B était incomplet et n'avait pas été complété dans les délais impartis par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). En application des articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et le silence du préfet n'a pas fait naître de décision implicite de rejet. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA95-2102860(TA95-2102860)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la MACIF, subrogée dans les droits de la victime, pour obtenir la condamnation de la commune de Bois-Colombes à l’indemniser des sommes versées suite à l’accident d’un enfant survenu dans la cour de récréation d’une école publique. La requérante invoquait un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public (un portillon) pour engager la responsabilité de la commune. La commune a contesté sa responsabilité en arguant d’une faute de la victime et a appelé en garantie l’État, invoquant un défaut de surveillance des enseignants. Le tribunal a rejeté la requête de la MACIF, considérant que le dommage résultait d’un usage anormal du portillon par l’enfant, constitutif d’une faute de la victime exonérant la commune de sa responsabilité, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA95-2403504(TA95-2403504)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante béninoise, contestant le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre ses deux enfants au regroupement familial. La décision attaquée, fondée sur l'insuffisance des ressources, a été annulée. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se basant sur les ressources des douze mois précédant le dépôt de la demande, sans tenir compte de leur caractère stable et suffisant au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA95-2400456(TA95-2400456)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 avril 2023 qui retirait sa carte de résident, refusait son renouvellement et lui délivrait une carte de séjour d'un an. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre le retrait de la carte de résident, celle-ci ayant expiré avant l'édiction de l'arrêté, rendant la décision sans effet juridique. Sur le refus de renouvellement, le tribunal a annulé la décision au motif que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit le renouvellement de droit du certificat de résidence de dix ans.
N° TA95-2300828(TA95-2300828)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Colombes délivrant un permis de construire à la SCI Rivière d'argent pour la création de trois logements. Les requérantes contestaient la légalité du permis en invoquant l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), notamment les articles UD 3, UD 4, UD 7, UD 10, UD 11, UD 12 et UD 13. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier de demande était suffisant et que le projet respectait les dispositions du PLU, y compris celles relatives à l'implantation, la hauteur, le stationnement et les espaces verts. En conséquence, la requête a été rejetée, et les demandes de frais de justice ont été écartées.
N° TA95-2110893(TA95-2110893)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la CPAM de la Gironde d’une demande d’indemnisation de ses débours (107 089 euros) exposés pour son assuré M. B, à la suite d’une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention en 2001 et aggravée par des fautes commises par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) lors d’une reprise chirurgicale en 2002. L’AP-HP ne conteste pas sa responsabilité, mais invoque un partage de responsabilité à 40 % fixé par la commission de conciliation et d’indemnisation, et conteste le caractère certain de certaines créances. Le tribunal a appliqué les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale pour condamner l’AP-HP à verser à la CPAM la somme de 107 089 euros avec intérêts et capitalisation, ainsi que 1 191 euros au titre de l’indemnité forfaitaire de gestion, et 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2007879(TA95-2007879)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de la commune de La Garenne-Colombes, qui demandait réparation pour divers préjudices (recours abusif aux CDD, harcèlement moral, accident de service, non-renouvellement de contrat). La juridiction a notamment relevé que les conclusions tendant à une injonction de produire des pièces étaient irrecevables car non accessoires à des conclusions d’annulation. Sur le fond, le tribunal a considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, appliquant les dispositions des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 24 janvier 1984, ainsi que la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale.
N° TA95-2215848(TA95-2215848)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation pour excès de pouvoir d’un arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le maire de Condécourt a délivré un permis d’aménager à la SNC Foncier Conseil pour un lotissement de 24 lots. Les requérants invoquaient notamment des vices de procédure (absence de nouvelle consultation de la commission départementale de la nature, des sites et des paysages, irrégularité de l’avis de l’architecte des Bâtiments de France, dossier incomplet) et la méconnaissance des règles d’urbanisme (articles UA 3 et UA 6 du PLU, orientations d’aménagement). Le tribunal a jugé que les moyens étaient soit inopérants, soit non fondés, en application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2112076(TA95-2112076)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'EURL Byl, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2016 et 2017. La société soutenait notamment une irrégularité de procédure et contestait le bien-fondé des rehaussements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la réponse aux observations du contribuable, la jugeant suffisamment précise en droit et en fait. Sur le fond, il a jugé que la société ne justifiait pas du droit à déduction de la TVA sur des factures d'énergie, faute de produire les documents requis. La décision s'appuie sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 271 du code général des impôts.
N° TA95-2110070(TA95-2110070)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Compagnie d'Ars et associés, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société invoquait l'irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité, notamment la poursuite du contrôle après la réunion de synthèse, mais le tribunal a considéré que la vérification n'était pas achevée au sens de l'article L. 51 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, la déductibilité de la perte liée à une participation dans une filiale étrangère a été refusée, l'administration ayant établi un acte anormal de gestion. Les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenues, et la charge de la preuve incombait à la société requérante.
N° TA95-2109955(TA95-2109955)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les proches d’un patient décédé à l’Hôpital Simone Veil, qui estimaient que des fautes dans sa prise en charge avaient entraîné une perte de chance de survie. L’hôpital a soulevé l’irrecevabilité de la requête pour tardiveté et défaut de liaison du contentieux. Le tribunal a rejeté ces fins de non-recevoir, considérant que le recours avait été introduit dans les délais et que le contentieux avait été lié par une demande indemnitaire préalable. Sur le fond, il a jugé que des manquements dans la surveillance et les soins étaient établis, engageant la responsabilité de l’hôpital pour une perte de chance de survie évaluée à 20 %, et a accordé aux requérants des indemnités pour préjudice d’affection et frais divers, sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2104462(TA95-2104462)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Rives de Seine pour des fautes lors de son accouchement par césarienne le 21 juillet 2020. Se fondant sur le rapport d’expertise, le tribunal a estimé que l’intervention avait été réalisée selon les règles de l’art et que les complications (hématome de paroi, aspect irrégulier des agrafes, rétention placentaire) ne constituaient pas des manquements fautifs. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’indemnisation, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.
N° TA95-2114609(TA95-2114609)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Courbevoie à la SCI Jérémy, avait sursis à statuer par un jugement avant dire droit du 10 juillet 2024, en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, pour permettre la régularisation d’un vice tenant à la méconnaissance de l’article 6.2 du règlement du plan local d’urbanisme. La SCI Jérémy a notifié au tribunal un permis de construire modificatif délivré le 10 octobre 2024, régularisant ce vice. Constatant cette régularisation, le tribunal rejette les conclusions à fin d’annulation de la requête de Mme A B.
N° TA95-2102512(TA95-2102512)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un titre de recette émis par la commune de Clichy-la-Garenne pour des frais de crèche. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de rejet du recours gracieux. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'erreur de fait et à la discrimination, en se fondant sur les dispositions du code de la santé publique (articles R. 2324-17 et R. 2324-30) et du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A, y compris ses demandes indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502992(TA95-2502992)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 février 2025 obligeant M. B à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 25 février 2025, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2315457(TA95-2315457)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante colombienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'OFII, estimant que la proposition ultérieure d'une nouvelle offre de prise en charge n'avait pas implicitement abrogé la décision initiale. Cependant, il a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et signée par une autorité compétente, et a rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la procédure contradictoire et de l'absence d'évaluation de la vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405332(TA95-2405332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de la présence de ses enfants au Soudan. La requête a été rejetée sur l'ensemble de ses conclusions.
N° TA95-2502953(TA95-2502953)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A C. Le juge a relevé que le requérant n'avait pas introduit de requête au fond en annulation, condition nécessaire à la recevabilité du référé suspension. En conséquence, la demande a été jugée irrecevable sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA95-2502968(TA95-2502968)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que cette demande tendait à obtenir une mesure définitive, excédant ainsi sa compétence de juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence.