Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415595(TA95-2415595)
**Décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre) du 27 septembre 2024 – Rejet du recours de M. A** Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation du droit à être entendu et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les textes appliqués sont le CESEDA, le code des relations entre le public et l'administration, et l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006.
N° TA95-2501471(TA95-2501471)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant contestait cette décision pour défaut de motivation et violation de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'accord franco-algérien de 1968. En l'absence d'opposition, le tribunal a donné acte du désistement et condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2415460(TA95-2415460)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. C, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2415459(TA95-2415459)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 27 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que le préfet a entaché sa décision d’un défaut d’examen sérieux de la situation personnelle de l’intéressé, en se bornant à invoquer l’absence d’autorisation de travail alors qu’une demande avait été déposée par son employeur. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2415457(TA95-2415457)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 refusant son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d’appréciation, ainsi que la méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA, 8 de la CEDH et 7 quater de l’accord franco-tunisien. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la situation personnelle et familiale de l’intéressé ne justifiait pas un droit au séjour, et que les stipulations conventionnelles invoquées n’étaient pas méconnues. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B.
N° TA95-2414383(TA95-2414383)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant ivoirien, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus, considérant que M. A justifiait d'une vie commune et effective de plus de six mois avec son épouse française, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 423-2 du CESEDA, et que le préfet avait commis une erreur de droit en lui opposant l'absence de visa de long séjour.
N° TA95-2414368(TA95-2414368)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. C contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’autoriser le regroupement familial de son épouse, a annulé cette décision. Le tribunal a jugé que le préfet, en se croyant en situation de compétence liée, avait méconnu l’étendue de son pouvoir d’appréciation et n’avait pas examiné la demande au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Cette solution s’appuie sur les articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations de la Convention.
N° TA95-2414340(TA95-2414340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sri-lankaise, qui contestait le refus implicite de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire français, cette décision étant inexistante. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a considéré que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, Mme A n'ayant pas demandé la communication des motifs dans le délai requis. Les autres moyens, fondés sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme non fondés.
N° TA95-2501573(TA95-2501573)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d'une demande de suspension des décisions implicites du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle et de renouveler son autorisation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté que le requérant s'était désisté de ses conclusions à fin d'injonction et a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2501595(TA95-2501595)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Asten d’un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) contestant le rejet de son offre et les obligations de publicité et de mise en concurrence dans le cadre d’un marché public de travaux de voirie pour la commune de la Garenne-Colombes. La société Asten s’est désistée de son instance après la signature du contrat, ce qui a privé la requête d’objet. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414160(TA95-2414160)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, constatant que le maire d’Asnières-sur-Seine avait rendu un avis favorable implicite. Il a également jugé que le refus était fondé sur l’insuffisance des ressources du demandeur, en application de l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a été confirmée comme ne méconnaissant pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2414091(TA95-2414091)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant égyptien. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2413693(TA95-2413693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour n'avait pas été déposée selon les modalités prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-2 et R. 431-3), car elle ne pouvait être effectuée par téléservice. En l'absence de dépôt régulier et de récépissé attestant de l'admission à souscrire une demande, la décision implicite de rejet était inexistante. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2413591(TA95-2413591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante camerounaise, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante n’ayant pas déposé sa demande de carte de séjour (fondée sur l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) via le téléservice obligatoire prévu par l’arrêté du 27 avril 2021, sa demande était irrecevable. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour inexistence et rejeté les conclusions à fin d’injonction et au titre des frais de justice.
N° TA95-2412724(TA95-2412724)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait M. C, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une Française et de ses deux enfants français. En conséquence, l'arrêté a été annulé, sans qu'il soit enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour, mais avec une condamnation de l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2412017(TA95-2412017)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2407850(TA95-2407850)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait interdit à M. B de solliciter un permis de conduire pendant six mois. La décision est motivée par l’insuffisance de motivation de l’arrêté, qui ne précisait pas clairement les bases légales et les faits reprochés, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2402651(TA95-2402651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul (décision "48 SI") et les retraits de points associés. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les infractions des 22 mai 2023 et 30 juillet 2019, ainsi que sur la décision d'invalidation, car les points ont été restitués et la décision retirée en cours d'instance. Il a également déclaré irrecevables les conclusions contre les retraits de points pour six autres infractions, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) pour les infractions restantes, faute de preuve suffisante apportée par la requérante.
N° TA95-2402604(TA95-2402604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté qu'entre-temps, plusieurs retraits de points avaient été annulés et le solde du permis était redevenu positif, rendant sans objet les conclusions contre la décision d'invalidation et certains retraits. Les conclusions dirigées contre le retrait de points du 8 novembre 2022 ont été déclarées irrecevables car le permis avait déjà été crédité des points correspondants avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rappelé que l'administration doit informer le conducteur des conséquences du retrait de points, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, mais n'a pas statué sur ce point pour les infractions restantes, le litige étant devenu sans objet.
N° TA95-2502470(TA95-2502470)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B A contre un arrêté préfectoral du 6 février 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Villemomble (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il ordonne, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.