Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2211168(TA95-2211168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D, propriétaire d'un logement, afin d'obtenir réparation du préjudice subi en raison du retard de l'État à accorder le concours de la force publique pour exécuter une décision d'expulsion judiciaire du 13 juillet 2020. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 1er avril 2021, fin de la trêve hivernale prolongée jusqu'au 31 mai 2021 par l'ordonnance du 10 février 2021, et jusqu'au 14 octobre 2021, date de libération effective des lieux. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme D une indemnité de 14 481,66 euros, correspondant à la perte de loyers sur cette période, avec intérêts au taux légal à compter du 25 juillet 2022 et capitalisation. Les textes appliqués sont les articles L. 153-1, L. 153-2 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que l'ordonnance n° 2021-141 du 10 février 2021.
N° TA95-2212142(TA95-2212142)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 août 2022 par lequel le maire de Beauchamp avait restreint les horaires d'ouverture de la salle de CrossFit exploitée par la société CROSS ORIGINES. Le juge estime que les nuisances sonores alléguées (bruits de poids) ne sont pas matériellement établies, la commune n'ayant pas contesté les faits et la société justifiant de mesures d'insonorisation. Dès lors, le maire a excédé ses pouvoirs de police municipale fondés sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, faute d'atteinte caractérisée à la tranquillité publique. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment le vice de procédure tiré du défaut de respect du contradictoire.
N° TA95-2212570(TA95-2212570)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les parents d’un enfant mineur, dont l’auriculaire a été sectionné le 19 mars 2021 en se coinçant dans un grillage de la cour de récréation d’une école communale. Les requérants demandaient la condamnation de la commune d’Aincourt pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public et manquement à l’obligation de surveillance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune rapportait la preuve de l’entretien normal du grillage et qu’aucune faute de surveillance n’était établie. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics, codifiés notamment à l’article L. 212-4 du code de l’éducation.
N° TA95-2501990(TA95-2501990)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La requérante invoquait l’urgence et plusieurs moyens, dont un défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le juge a estimé qu’aucun changement de circonstances n’était intervenu depuis un précédent rejet et que le nouveau moyen soulevé n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2418274(TA95-2418274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de sa candidature en licence de psychologie à l'Université Paris Nanterre. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions en annulation ni moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La présidente du tribunal a donc prononcé le rejet par ordonnance sans instruction préalable.
N° TA95-2502385(TA95-2502385)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le réexamen de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et la délivrance d'un récépissé. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la suspension de son contrat d'apprentissage et les difficultés financières invoquées, car ces circonstances étaient survenues plusieurs mois avant la saisine. En l'absence d'urgence justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen au fond de l'atteinte à la liberté d'aller et venir.
N° TA95-2502490(TA95-2502490)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du 6 août 2024 suspendant le permis de conduire de M. A. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une requête en annulation au fond, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a également relevé que la décision attaquée n'était pas produite. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2502150(TA95-2502150)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé l'autorisant à travailler et à circuler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2502539(TA95-2502539)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 14 février 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de six mois. La juridiction, constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, s'est déclarée territorialement incompétente en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, elle a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2415011(TA95-2415011)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la commune de Colombes pour la restructuration d’une ancienne usine en logements et parking. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la société bénéficiaire du permis tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA95-2502535(TA95-2502535)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, prise le 14 février 2025, concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour. Le tribunal constate que le requérant réside à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du recours.
N° TA95-2502363(TA95-2502363)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignent à résidence pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments du requérant relatifs à ses contraintes professionnelles et familiales étant trop généraux pour justifier une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen au fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2502292(TA95-2502292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requête étant prématurée car le titre de séjour de l'intéressée est encore valable jusqu'au 20 février 2025. Il invite la requérante à ressaisir la juridiction après cette date si nécessaire. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2408411(TA95-2408411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, demanderesse d'asile ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que la situation de vulnérabilité de Mme B avait été examinée, rejetant ainsi les moyens d'irrégularité de procédure et d'erreur de droit.
N° TA95-2103285(TA95-2103285)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 janvier 2021 par lequel le maire de Butry-sur-Oise s'est opposé à la déclaration préalable de M. A pour l'installation d'un portail. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (atteinte à la sécurité publique) est entaché d'une erreur d'appréciation, le passage sur la piste cyclable ne présentant pas de risque grave. La commune n'ayant pas produit de mémoire, le tribunal fait droit à la requête en annulation. Il enjoint à la commune de délivrer un arrêté de non-opposition dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2216798(TA95-2216798)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Vaucresson pour la rénovation de bâtiments avec changement de destination d’une annexe. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment les vices de forme, les erreurs de droit et la méconnaissance des articles UG 5 à UG 14 du plan local d’urbanisme, ainsi que l’absence de consultation de l’architecte des bâtiments de France. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens n’étaient pas fondés et que la requête était irrecevable pour défaut d’intérêt à agir ou forclusion. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2215417(TA95-2215417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 novembre 2022 prononçant la fermeture administrative d'un mois de l'établissement de la SAS TOMAT CERIZ pour emploi de quatre étrangers sans titre de travail. Le tribunal juge que la condition de proportionnalité prévue à l'article L. 8272-2 du code du travail n'est pas remplie, les quatre salariés concernés ne représentant qu'un ratio inférieur à un vingtième des effectifs totaux (4 sur 97). Il relève également l'absence de récidive, le manquement étant isolé, et estime que la gravité des faits ne justifie pas à elle seule une fermeture d'un mois, la mesure étant disproportionnée. La décision est fondée sur le code du travail, notamment ses articles L. 8211-1 et L. 8272-2.
N° TA95-2209844(TA95-2209844)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Logirep, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour le refus de concours de la force publique dans l’exécution d’une décision judiciaire d’expulsion. La société a ensuite présenté un désistement pur et simple de ses deux requêtes, enregistrées sous les numéros 2209844 et 2209845. Le tribunal a donné acte de ces désistements, constatant qu’ils étaient purs et simples et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Aucune condamnation n’a été prononcée, et les textes appliqués sont le code de justice administrative, notamment son article R. 222-13.
N° TA95-2208636(TA95-2208636)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 janvier 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir ou détenir. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article R. 312-16 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé, car il mentionnait les textes applicables et le motif de fait (mise en cause pour fabrication ou commerce sans autorisation d’armes). La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA95-2404452(TA95-2404452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, née A, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA). Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que la vie privée et familiale de l'intéressée ne justifiait pas la délivrance d'un titre, faute de preuve d'un pacte civil de solidarité avec une Française et d'une insertion suffisante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la Convention européenne.